“Sexe, cinéma et punk rock. 1969”
Le film Zeroville prend pour origine le roman homonyme de l’écrivain américain Steve Erickson, publié en 2007, qui raconte l’arrivée à Hollywood, en 1969, d’un ancien séminariste fasciné par le cinéma et porteur, sur le crâne rasé, d’un tatouage représentant Elizabeth Taylor et Montgomery Clift dans A Place in the Sun (Source : Europa Editions, 2007 ). Cette œuvre littéraire se déroule sur plusieurs années et s’inscrit dans le contexte de la transformation de l’industrie, marquée par le déclin du système des studios et la montée en puissance des réalisateurs indépendants, éléments repris par l’adaptation cinématographique (Source : Europa Editions, 2007 ; Wikipedia, 2008 ). James Franco acquiert les droits du roman au début des années 2010, avec l’intention déclarée d’en assurer lui-même la mise en scène, prolongeant ainsi son intérêt pour les adaptations de textes littéraires et pour les récits centrés sur la création artistique (Source : The Guardian, 2011 ). L’adaptation conserve le cadre historique – la fin des années 1960 et le début des années 1970 – et la figure centrale de Vikar, cinéphile absolu et socialement décalé, tout en condensant certains arcs narratifs pour le format d’un long métrage d’environ 1 h 36 (Source : IMDb, 2019 ; Wikipedia, 2008 ). Le projet s’inscrit, par ailleurs, dans une période où le roman d’Erickson bénéficie d’une reconnaissance critique marquée, ayant figuré parmi les meilleurs livres de l’année dans plusieurs publications américaines comme Newsweek ou le Los Angeles Times Book Review (Source : Wikipedia, 2008 ).
Intrigue, personnage principal et univers narratif
L’intrigue de Zeroville suit Ike Jerome, surnommé « Vikar », un jeune homme de 24 ans qui, après une formation en architecture et un passé de séminariste dans le roman d’origine, arrive à Hollywood en 1969 muni d’une cinéphilie quasi religieuse et d’un tatouage iconique sur le crâne, éléments visuels repris dans le film (Source : Europa Editions, 2007 ; Wikipedia, 2008 ). Le personnage, interprété par James Franco, se caractérise par une attitude neutre et distante, une certaine maladresse sociale et une perception du monde largement filtrée par les images de cinéma, ce qui guide ses rencontres et ses choix professionnels au sein de l’industrie (Source : IMDb, 2019 ; Wikipedia, 2008 ). À Los Angeles, Vikar se lie à des monteurs, des producteurs et des comédiens, et découvre progressivement les différents métiers du cinéma, en particulier le montage qui devient un espace central de son évolution, selon le principe déjà présent dans le texte d’Erickson où l’assemblage des images prend une dimension quasi mystique (Source : Europa Editions, 2007 ; IMDb, 2019 ). Le film met en scène ce parcours dans un Hollywood traversé par les bouleversements culturels de la fin des années 1960 – rock, contre-culture, nouvelles pratiques de production – et par l’émergence d’une cinéphilie moderne, où les références aux classiques, aux auteurs européens et aux nouvelles figures américaines constituent un langage partagé (Source : Europa Editions, 2007 ; Wikipedia, 2008 ). Sans détailler les développements finaux, l’univers narratif repose sur la tension entre la quête intime de Vikar et le mouvement collectif d’une industrie en mutation, articulant fascination pour les images et prise de conscience de leurs limites (Source : Europa Editions, 2007 ; Wikipedia, 2008 ).
Fiche artistique et technique
Zeroville est réalisé par James Franco, qui en assure également le rôle principal, s’inscrivant dans une filmographie où il alterne fonctions d’acteur et de metteur en scène dans des projets souvent liés à la littérature ou à l’histoire du cinéma (Source : IMDb, 2019 ). Le casting réunit notamment Seth Rogen, Megan Fox, Will Ferrell, Danny McBride ou encore Jacki Weaver, un ensemble de comédiennes et comédiens issus pour beaucoup de la comédie américaine contemporaine, associés ici à un récit mêlant drame, satire et éléments de mystère (Source : IMDb, 2019 ). La durée du film est d’environ 96 minutes, et l’œuvre est classée dans plusieurs bases de données comme une combinaison de comédie, drame et mystère, reflétant la pluralité de ses registres et de ses tonalités (Source : IMDb, 2019 ). Le scénario s’inspire directement du roman de Steve Erickson, tout en procédant à des ajustements de structure et de personnages pour le format cinématographique, dans un cadre temporel centré sur la période couvrant la fin des années 1960 et le début du Nouvel Hollywood (Source : Europa Editions, 2007 ; IMDb, 2019 ). Sur le plan de la production, le film a été tourné plusieurs années avant sa sortie, la post‑production et la distribution ayant connu des retards, notamment après la faillite de la société de distribution initialement impliquée, Alchemy, en 2015 (Source : The Independent, 2019 ). Cette chronologie particulière fait de Zeroville un objet décalé dans la filmographie de James Franco, dont la diffusion intervient après le succès critique de The Disaster Artist, tout en ayant été conçu en amont (Source : The Independent, 2019 ).
Contexte de production et distribution
Le tournage de Zeroville est achevé au milieu des années 2010, mais la sortie du film est retardée par des difficultés de distribution liées à la situation financière de la société Alchemy, qui dépose le bilan en 2015, repoussant de plusieurs années l’exploitation commerciale de l’œuvre (Source : The Independent, 2019 ). Ce décalage se traduit par une date de sortie en 2019 aux États-Unis, soit dans un contexte très différent de celui de sa production, alors que James Franco a déjà connu un important succès critique avec The Disaster Artist en 2017 (Source : The Independent, 2019 ; IMDb, 2019 ). Le film est distribué sur un nombre limité de copies et connaît un passage discret en salles, avec une exposition médiatique principalement centrée sur l’écart entre ses ambitions cinéphiles et sa réception, largement commentée par la presse spécialisée (Source : The Independent, 2019 ; Rotten Tomatoes, 2019 ). Dans ce contexte, Zeroville apparaît comme un projet indépendant aux moyens contenus, mis en avant pour son ancrage dans l’histoire du cinéma et pour la présence d’un ensemble de comédiens identifiés du grand public, plutôt que pour une campagne promotionnelle de grande ampleur (Source : IMDb, 2019 ; Rotten Tomatoes, 2019 ). La chronologie de sa sortie, plusieurs années après son achèvement, contribue à le situer en marge des tendances dominantes du marché américain de 2019, dominé alors par les franchises et les productions à gros budgets (Source : The Independent, 2019 ).
Accueil critique et réception
À sa sortie en 2019, Zeroville reçoit un accueil critique majoritairement défavorable, de nombreuses publications spécialisées et généralistes soulignant des problèmes de ton, de cohérence et de construction narrative (Source : Rotten Tomatoes, 2019 ; The Independent, 2019 ). Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, le film affiche un score d’environ 27%, indiquant une proportion importante de critiques négatives parmi les articles recensés (Source : Rotten Tomatoes, 2019 ). Plusieurs médias anglophones insistent sur le caractère jugé disjoint du récit et sur la difficulté du film à trouver une ligne claire entre satire, hommage cinéphile et drame psychologique, tout en relevant la densité des références au cinéma classique et au Nouvel Hollywood (Source : Rotten Tomatoes, 2019 ). Le quotidien The Independent évoque un long métrage qui « n’a pas bien été reçu par la critique » et rapporte que certaines publications, comme Little White Lies ou le Los Angeles Times, ont porté des jugements très sévères sur la forme et la narration (Source : The Independent, 2019 ). En parallèle, des avis de spectateurs publiés sur des plateformes comme IMDb mentionnent un intérêt pour l’aspect méta‑cinématographique du film, pour ses jeux de montage et pour son abondance de références cinéphiles, même si ces appréciations restent minoritaires au regard des évaluations globales (Source : IMDb, avis utilisateurs, 2019–2020 ). Dans l’ensemble, la réception inscrit Zeroville dans la catégorie des projets atypiques et divisifs, davantage commentés pour leur ambition et leur contexte de production que pour un consensus critique favorable (Source : Rotten Tomatoes, 2019 ; The Independent, 2019 ).
Place de Zeroville dans la carrière de James Franco
Dans la carrière de James Franco, Zeroville intervient à un moment où l’artiste multiplie les projets de réalisation, souvent inspirés de textes littéraires ou d’objets de culture cinéphile, à l’image de ses adaptations de William Faulkner ou de son intérêt déclaré pour des romans comme As I Lay Dying et Blood Meridian (Source : The Guardian, 2011 ). Le film s’inscrit dans une trajectoire où Franco explore les liens entre littérature, histoire du cinéma et création audiovisuelle, tout en poursuivant ses activités d’enseignant et de chercheur en parallèle de sa carrière d’acteur, comme le rappelle la presse lorsqu’elle mentionne son inscription en doctorat d’anglais à Yale au début des années 2010 (Source : The Guardian, 2011 ). Par rapport à ses autres réalisations, Zeroville apparaît comme un projet particulièrement centré sur la cinéphilie, reprenant les motifs du roman d’Erickson pour proposer un regard fictionnel sur le Nouvel Hollywood et sur la figure du spectateur dévoué aux images (Source : Europa Editions, 2007 ; Wikipedia, 2008 ). La sortie tardive du film, après le succès critique de The Disaster Artist, conduit certains observateurs à le considérer comme un contre‑point moins consensuel, marqué par une réception critique plus dure et par des résultats commerciaux très limités (Source : The Independent, 2019 ; Rotten Tomatoes, 2019 ). En définitive, Zeroville occupe une place singulière dans la filmographie du cinéaste, à la croisée d’un geste d’hommage au cinéma et d’une expérimentation narrative qui a suscité des réactions contrastées (Source : Rotten Tomatoes, 2019 ; IMDb, 2019 ).
- Réalisateur : James Franco (Source : IMDb, 2019 )
- Scénario : d’après le roman de Steve Erickson (Source : Europa Editions, 2007 ; IMDb, 2019 )
- Interprétation principale : James Franco, Megan Fox, Seth Rogen, Will Ferrell, Danny McBride, Jacki Weaver (Source : IMDb, 2019 )
- Genre : comédie, drame, mystère (Source : IMDb, 2019 )
- Durée : environ 1 h 36 (Source : IMDb, 2019 )
- Sortie américaine : 2019 (Source : IMDb, 2019 ; The Independent, 2019 )
- Adaptation : roman Zeroville de Steve Erickson, publié en 2007 (Source : Europa Editions, 2007 ; Wikipedia, 2008 )
- Contexte : Hollywood à partir de 1969, sur fond de mutation du système des studios (Source : Europa Editions, 2007 ; Wikipedia, 2008 )
Critique sur Zeroville
Où regarder en streaming Zeroville
Zeroville est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Zeroville figurent Vikar, interprété par James Franco, Soledad Paladin, interprété par Megan Fox et Viking Man, interprété par Seth Rogen. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.























