Publié en mille six cent quatre-vingt-treize sous le titre chinois « Rouputuan », le roman circule déjà depuis longtemps dans une zone de friction entre censure et fascination. Attribué le plus souvent à Li Yu, ce texte du dix-septième siècle se présente comme une fiction érotique en quatre volumes de cinq chapitres, rédigée en mille six cent cinquante-sept puis mise en circulation sous la dynastie Qing. (Source : Wikipedia, 2024)
« The Carnal Prayer Mat » de Li Yu, roman érotique chinois entre satire morale et censure
La publication japonaise de mille sept cent cinq, sous le titre « Nikubuton », ajoute une strate à cette histoire éditoriale déjà mouvementée. Une préface y proclame le livre comme le plus grand roman érotique de tous les temps, formule qui a contribué à fixer sa réputation hors de Chine. (Source : Wikipedia, 2024)
Le récit s’ouvre sur Weiyangsheng, jeune lettré de la dynastie Yuan, en visite dans un temple bouddhiste. Un moine relève chez lui la coexistence de la sagesse et du désir, puis le héros oppose le zafu du religieux à son propre désir d’un « carnal prayer mat ». Le titre anglais du roman naît de cette réplique, devenue l’axe symbolique d’une intrigue gouvernée par la démesure sexuelle, la faute et la rétribution karmique. (Source : Wikipedia, 2024)
Weiyangsheng traverse ensuite une série d’épisodes scandés par les rencontres, les adultères et les humiliations. Avec Saikunlun, bandit devenu frère juré, il croise Tianji Zhenren, magicien taoïste qui agrandit son sexe par une opération chirurgicale fondée sur des lamelles de pénis de chien. Sa capacité accrue l’entraîne vers des liaisons illicites avec plusieurs femmes mariées, tandis que les maris trompés préparent leur revanche. (Source : Wikipedia, 2024)
Quan Laoshi infiltre la maison de Weiyangsheng, séduit Yuxiang, l’épouse du héros, puis la vend à un bordel après l’avoir mise enceinte. Dans cet espace de dégradation, Yuxiang apprend une technique de calligraphie exécutée avec les organes génitaux et rencontre plusieurs anciens amants avant de se suicider lorsqu’elle reconnaît son mari. Weiyangsheng, roué de coups, choisit alors la voie monastique et se castre pour échapper à l’emprise de son propre corps. (Source : Wikipedia, 2024)
« The Carnal Prayer Mat », satire confucéenne et logique karmique dans le roman de Li Yu
La lecture critique contemporaine insiste sur la fonction allégorique du livre. Sous son apparence pornographique assumée, le roman vise la pudeur confucéenne et détourne les codes du récit moral, tout en les conservant assez nettement pour produire un effet de miroir ironique. Le prologue énonce une thèse singulière, selon laquelle le sexe serait sain lorsqu’il est pris comme un médicament et non comme une nourriture ordinaire. (Source : Wikipedia, 2024)
L’appellation alternative « Huiquanbao », traduite par « The Karmic Cycle », insiste sur la mécanique de la rétribution. « Juehouchan », ou « Zen After Awakening », renvoie pour sa part au basculement final vers l’éveil spirituel. Les épisodes de tromperie, de vengeance et de retrait monastique sont disposés pour faire apparaître la logique bouddhique du karma, sans neutraliser la charge burlesque et obscène qui irrigue le livre. (Source : Wikipedia, 2024)
Chun-shu Chang et Shelley Hsueh-lun Chang rappellent que l’attribution à Li Yu n’apparaît qu’en mille sept cent quinze, soit trente-cinq ans après la mort de l’écrivain, sans preuve documentaire nouvelle. Lu Xun a suggéré un lien de style entre ce roman et les autres textes de Li, tandis que Patrick Hanan a défendu la cohérence d’une telle attribution. D’autres historiens de la littérature, comme Wilt Idema et Lloyd Haft, se contentent de noter que Li est souvent considéré comme l’auteur. (Source : Wikipedia, 2024)
- Titre original : Rouputuan, aussi connu sous Huiquanbao et Juehouchan (Source : Wikipedia, 2024)
- Titre anglais : The Carnal Prayer Mat ; The Before Midnight Scholar (Source : Wikipedia, 2024)
- Attribution : Li Yu, attribution contestée par plusieurs chercheurs (Source : Wikipedia, 2024)
- Date de rédaction : mille six cent cinquante-sept (Source : Wikipedia, 2024)
- Publication : mille six cent quatre-vingt-treize, sous la dynastie Qing (Source : Wikipedia, 2024)
- Structure : quatre volumes de cinq chapitres chacun (Source : Wikipedia, 2024)
- Première traduction japonaise : mille sept cent cinq, sous le titre Nikubuton (Source : Wikipedia, 2024)
La postérité du texte passe aussi par ses traductions modernes. Une version anglaise de Patrick Hanan paraît en mille neuf cent quatre-vingt-seize, tandis qu’une autre traduction anglaise, par Richard Martin d’après Franz Kuhn, sort en mille neuf cent soixante-trois. Une version française de Pierre Klossowski, « Jeou p'ou t'ouan ou la chair comme tapis de prière », est publiée en mille neuf cent soixante-deux, signe d’un intérêt durable pour un objet littéraire longtemps tenu à distance par les institutions culturelles chinoises. (Source : Wikipedia, 2024)
La critique a également lu « The Carnal Prayer Mat » comme une attaque du système des examens impériaux et une parodie des romans caizi jiaren. Robert E. Hegel souligne cette dimension satirique, ce qui replace l’ouvrage dans une histoire de la prose chinoise où l’expérimentation formelle accompagne la provocation morale. Le livre conserve de cette manière un statut singulier, entre texte interdit, fable de désir et exercice de démolition des convenances. (Source : Wikipedia, 2024)
- Traduction anglaise : Patrick Hanan, University of Hawaii Press, mille neuf cent quatre-vingt-seize (Source : Wikipedia, 2024)
- Traduction anglaise : Richard Martin d’après Franz Kuhn, Grove Press, mille neuf cent soixante-trois (Source : Wikipedia, 2024)
- Traduction française : Pierre Klossowski, J.-J. Pauvert, mille neuf cent soixante-deux (Source : Wikipedia, 2024)
- Traduction allemande : Franz Kuhn, Verlage Die Waage, mille neuf cent cinquante-neuf (Source : Wikipedia, 2024)
Critique sur The Carnal Prayer Mat
Casting et distribution
Découvrez la distribution et l'équipe technique de The Carnal Prayer Mat, ainsi que les talents devant et derrière la caméra qui ont donné vie à ce film.







