« Wikus and Charlize » est un court métrage de quatre minutes réalisé par l’acteur sud-africain Sharlto Copley et diffusé en 2010, sous l’égide de la plateforme humoristique Funny or Die, dans le registre de la comédie à la lisière de la science-fiction. Le film met en scène Wikus van der Merwe, personnage déjà incarné par Copley dans « District 9 », lancé cette fois dans une quête parodique à Hollywood afin de retrouver Charlize Theron et l’inviter à présenter avec lui un prix lors d’une cérémonie consacrée à la pop afrikaans. L’œuvre, tournée en anglais et en afrikaans, adopte une forme pseudo-documentaire qui renvoie à la grammaire visuelle du long métrage de Neill Blomkamp, tout en la déplaçant vers un terrain plus ouvertement ludique. Pensé comme un sketch pour un programme télévisé de récompenses musicales en Afrique du Sud, le film exploite le décalage entre un protagoniste maladroit et l’iconographie hollywoodienne. (Source : IMDb, 2010)
Contexte de production et genèse
« Wikus and Charlize » est réalisé en 2010, un an après la sortie de « District 9 », succès critique et public qui a imposé Sharlto Copley sur la scène internationale en tant qu’interprète de Wikus van der Merwe, employé bureaucratique plongé dans une crise extraterrestre à Johannesburg. (Source : IMDb, 2009 ; IMDb, 2010) Le court métrage s’inscrit dans la continuité de cette collaboration, puisque Copley y retrouve Neill Blomkamp, crédité comme coscénariste, ce qui témoigne de la volonté des deux auteurs de prolonger, sur un mode comique, l’univers et le personnage qui les ont révélés. (Source : IMDb, 2010) Produit par Funny or Die, plateforme fondée notamment par Will Ferrell et Adam McKay, le film rejoint un ensemble de sketches et capsules vidéo où des figures du cinéma jouent avec leur image publique. (Source : IMDb, 2010) Cette association entre un personnage issu de la science-fiction sud-africaine et un canal américain dédié à l’humour en ligne éclaire le projet : un détournement ponctuel des codes du blockbuster vers le registre du pastiche. (Source : IMDb, 2010)
Synopsis et dispositif narratif
Le récit suit Wikus, accompagné d’un cameraman, dans les rues de Hollywood, alors qu’il tente de localiser Charlize Theron pour l’inviter à co-présenter le prix du « Best Afrikaans Pop album » lors d’une remise de récompenses sud-africaine. (Source : IMDb, 2010 ; MUBI, 2010 ; Letterboxd, 2010) La structure adopte le principe du faux reportage : le personnage s’adresse à la caméra, déambule dans des lieux emblématiques tels que le Grauman’s Chinese Theater, et engage des interactions avec des passants et des employés, créant un jeu d’aller-retour entre fiction et captation de situations réelles. (Source : IMDb, 2010) La quête de Charlize Theron fonctionne comme un fil narratif minimal, permettant d’enchaîner des séquences courtes centrées sur la maladresse du protagoniste, son accent, et son décalage culturel face au décor hollywoodien. (Source : IMDb, 2010 ; Letterboxd, 2010) Le court métrage se clôt sur la révélation explicite de sa fonction : un segment conçu pour un show de récompenses musicales, ce qui inscrit le film dans une économie de sketch, plutôt que dans un prolongement canonique de « District 9 ». (Source : IMDb, 2010)
Fiche technique et artistique
« Wikus and Charlize » est officiellement répertorié comme un court métrage américain de comédie mêlant musique et science-fiction, d’une durée de quatre minutes, avec une sortie indiquée en avril 2010 aux États-Unis. (Source : IMDb, 2010) La réalisation est assurée par Sharlto Copley, qui signe également le scénario aux côtés de Neill Blomkamp, mentionné comme co-auteur. (Source : IMDb, 2010) Le film est tourné en anglais et en afrikaans, reflet de l’identité sud-africaine du personnage principal et de son interprète, et bénéficie d’un tournage sur des lieux réels de Los Angeles, dont le Grauman’s Chinese Theater sur Hollywood Boulevard. (Source : IMDb, 2010) La production est attribuée à Funny or Die, ce qui situe le projet dans une logique de diffusion principalement numérique, orientée vers le divertissement court. (Source : IMDb, 2010)
Distribution et personnages
Sharlto Copley incarne à nouveau Wikus van der Merwe, reprenant le personnage central de « District 9 » mais en le déplaçant vers un registre ouvertement comique, marqué par la gêne sociale et l’inconfort face à l’environnement hollywoodien. (Source : IMDb, 2010) Jhon Doria apparaît dans le rôle d’un employé de vidéoclub, tandis que Vashi Nedomansky est crédité comme Todd, le cameraman qui accompagne Wikus dans sa quête, incarnant l’œil diégétique à travers lequel le spectateur découvre la progression du personnage. (Source : IMDb, 2010) Andrew Schlessinger figure au générique en tant que directeur de banque, participant à la série de rencontres qui ponctuent le parcours du protagoniste. (Source : IMDb, 2010) Charlize Theron est, quant à elle, créditée comme elle-même, uniquement en voix, ce qui souligne sa présence symbolique dans le récit sans la placer physiquement à l’écran. (Source : IMDb, 2010)
Inscription dans la carrière de Sharlto Copley
Au moment de la diffusion de « Wikus and Charlize », Sharlto Copley vient de connaître une reconnaissance internationale grâce à « District 9 » de Neill Blomkamp, sorti en 2009 et nommé à plusieurs reprises aux Oscars, notamment dans les catégories meilleur film et meilleur scénario adapté. (Source : IMDb, 2009) Ce court métrage lui permet de prolonger, sur un mode plus libre, la figure de Wikus, en exploitant la notoriété du personnage et en la confrontant à un contexte hollywoodien réel, marqué par la culture du star-system. (Source : IMDb, 2010) Quelques mois plus tard, Copley poursuit son implantation dans le cinéma américain avec « The A-Team » de Joe Carnahan, où il interprète le rôle de « Murdock », confirmant son passage de la scène sud-africaine à des productions de studio. (Source : IMDb, 2010) « Wikus and Charlize » occupe ainsi une place singulière dans sa filmographie, à la croisée du prolongement d’un personnage de science-fiction et de l’exercice de style comique. (Source : IMDb, 2010)
Réception et diffusion
Répertorié comme court métrage sur la base de données IMDb, « Wikus and Charlize » obtient une note moyenne de 6,5 sur 10, à partir de plusieurs centaines de votes d’utilisateurs, ce qui témoigne d’une visibilité limitée mais réelle auprès d’un public cinéphile et de fans de « District 9 ». (Source : IMDb, 2010) Les critiques disponibles en ligne, notamment sur des plateformes de spectateurs, soulignent le caractère humoristique du projet et la filiation explicite avec le style de mise en scène du long métrage de Neill Blomkamp, en insistant sur la dimension de sketch et la brièveté du format. (Source : IMDb, 2010 ; Letterboxd, 2010) Le film circule essentiellement via des canaux numériques, en cohérence avec la stratégie de Funny or Die, qui privilégie la mise en ligne de contenus courts destinés à être partagés. (Source : IMDb, 2010) Aucune sélection en festival de premier plan ni récompense majeure ne sont signalées dans les bases de données de référence consultées, ce qui confirme sa nature de production ponctuelle, conçue pour un contexte précis de remise de prix télévisée. (Source : IMDb, 2010)
Thématiques et ancrage culturel
En plaçant un personnage sud-africain dans le décor hyper codifié de Hollywood, « Wikus and Charlize » joue sur le contraste entre un protagoniste issu d’un cinéma de science-fiction politique et l’univers du divertissement globalisé, marqué par la figure de Charlize Theron, actrice sud-africaine devenue star internationale. (Source : IMDb, 2010 ; MUBI, 2010) Le choix de faire de la remise d’un prix pour un album de pop afrikaans le moteur de l’intrigue inscrit le film dans un dialogue avec la culture populaire sud-africaine, tout en exposant cette culture à un contexte américain fortement médiatisé. (Source : IMDb, 2010) Le recours à la forme du faux documentaire, déjà présente dans « District 9 », se trouve ici allégé de sa dimension politique initiale pour se concentrer sur les ressorts comiques liés au décalage culturel et à la mise en scène de soi. (Source : IMDb, 2010) Cette articulation entre humour, science-fiction en creux et référence à l’industrie du spectacle permet au court métrage de fonctionner comme une parenthèse ludique dans l’univers développé par Blomkamp et Copley, tout en reflétant la circulation accrue des talents sud-africains au sein des structures hollywoodiennes. (Source : IMDb, 2010)
Critique sur Wikus and Charlize
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Wikus and Charlize figurent Wikus van der Merwe, interprété par Sharlto Copley, Self (voice), interprété par Charlize Theron et Video Store Clerk, interprété par Jhon Doria. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




