Nrmagazine
Den Store Stilhed - Image de fond
Den Store Stilhed (2023) - Affiche
Langue originale
Danish
Pays producteurs
Mots-clés

Den Store Stilhed(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

12/01/2023
•
1heure 35min
5.3 / 10

« Den Store Stilhed » est un film danois de 95 minutes, produit par la société Monolit Film et réalisé par Katrine Brocks, qui cosigne également le scénario avec Marianne Lentz. (Source : Danish Film Institute, 2023) Tourné au Danemark et principalement en langue danoise, le film est classé dans le registre du drame psychologique, avec des éléments intimistes centrés sur les relations familiales et la spiritualité. (Source : Danish Film Institute, 2023) La production a bénéficié du soutien du Det Danske Filminstitut, institution publique de référence pour le financement et l’accompagnement du cinéma national, ce qui l’inscrit dans le cadre des politiques culturelles de soutien au film d’auteur. (Source : Danish Film Institute, 2023) La distribution en salles au Danemark a été assurée par Scanbox Entertainment Danmark A/S, avec une sortie nationale fixée au 12 janvier 2023, et une classification « autorisé aux enfants de plus de 11 ans », ce qui souligne la présence de thématiques matures sans recourir à une violence graphique explicite. (Source : Danish Film Institute, 2023) Exploité à l’international sous le titre « The Great Silence », le film est également pris en charge à l’étranger par l’agent de ventes TrustNordisk, positionné sur le cinéma nordique d’auteur. (Source : Cineuropa, 2022)

Sur le plan technique, la direction de la photographie est signée par Mia Mai Dengsø Graabæk, qui accompagne la mise en scène dans un registre visuel marqué par la sobriété des décors conventuels et l’attention portée aux visages. (Source : Danish Film Institute, 2023) La musique originale est composée par Johan Carøe, dont le travail contribue à installer une ambiance contenue et introspective, en accord avec la progression du récit et les conflits intérieurs de la protagoniste. (Source : Wikipédia, 2024) La production est pilotée par la productrice Pernille Tornøe, qui encadre un projet articulé autour d’un casting resserré et d’un dispositif essentiellement situé à l’intérieur du couvent. (Source : Danish Film Institute, 2023) Le format choisi – un long métrage d’environ 1 h 35 – permet à la narration d’installer progressivement le passé des personnages et les tensions qui les unissent, dans un cadre spatial limité mais dramaturgiquement dense. (Source : Danish Film Institute, 2023) Par sa configuration, le film s’inscrit dans une économie de moyens typique du cinéma d’art et d’essai nordique, misant sur l’écriture, le jeu et l’atmosphère plutôt que sur une mise en scène spectaculaire. (Source : Cineuropa, 2022)

Intrigue et thématiques

Le récit se concentre sur Alma, une jeune femme qui mène une existence humble et cloîtrée dans un couvent catholique au Danemark, où elle se prépare à prononcer ses vœux perpétuels. (Source : DoesTheDogDie, 2023) L’arrivée inattendue de son frère aîné Erik, avec lequel elle n’a plus de contact depuis plusieurs années, agit comme un élément perturbateur majeur : ce dernier, en convalescence après des problèmes d’alcool, vient réclamer la part d’héritage que leur père décédé a laissée à Alma. (Source : DoesTheDogDie, 2023) Celle-ci a déjà donné l’intégralité de la somme au couvent pour financer des réparations matérielles, ce qui place la communauté religieuse au cœur des enjeux matériels et moraux qui se nouent entre les deux personnages. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) La mère supérieure, espérant favoriser une réconciliation, accepte de laisser Erik séjourner quelques jours dans l’enceinte du couvent, introduisant une présence étrangère dans un espace régi par des règles strictes. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023)

Au-delà de la question de l’héritage, la venue d’Erik ravive une tragédie familiale et des souvenirs traumatiques que la protagoniste avait tenté de enfouir sous la discipline quotidienne et la pratique religieuse. (Source : Oslo Pix, 2023) Le film interroge ainsi la tension entre le désir de se consacrer entièrement à une vie de foi et la nécessité de faire face à un passé non résolu, notamment en termes de responsabilité, de culpabilité et de demande de pardon. (Source : DoesTheDogDie, 2023) Le couvent, présenté au départ comme un lieu de refuge et de stabilité, devient progressivement un espace de confrontation intérieure, la protagoniste se demandant si elle est réellement digne de l’amour divin qu’elle recherche. (Source : DoesTheDogDie, 2023) Les enjeux spirituels se mêlent aux enjeux relationnels, et la dynamique fraternelle oblige les deux personnages à affronter les conséquences d’un « événement traumatique » qu’ils ont jusque-là abordé de manière opposée, l’un par la fuite, l’autre par le retrait. (Source : Oslo Pix, 2023) Le récit explore ainsi de manière constante les liens entre religion, psychisme et mémoire, sans se limiter à une seule dimension sociale ou familiale. (Source : Cineuropa, 2022)

Distribution artistique

Le rôle principal d’Alma est interprété par l’actrice norvégienne Kristine Kujath Thorp, déjà remarquée pour ses performances dans « Ninjababy » (2021) et « Sick of Myself » (2022), qui lui ont valu une visibilité croissante sur la scène scandinave. (Source : Oslo Pix, 2023) Dans « Den Store Stilhed », elle incarne une religieuse en proie à un conflit intérieur entre le vœu de dévotion et le poids d’un secret familial, un rôle qui exige une large palette d’émotions contenues et de nuances psychologiques. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) Le personnage d’Erik est interprété par Elliott Crosset Hove, comédien danois considéré comme l’un des talents marquants de sa génération, déjà repéré dans divers films danois contemporains. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) Son interprétation met en avant un personnage au bord de la rechute, partagé entre la demande de reconnaissance et l’incapacité à effacer les torts du passé. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) L’interaction entre ces deux interprètes constitue le socle dramatique du film, la plupart des scènes clés reposant sur leur confrontation verbale et silencieuse. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023)

La distribution secondaire comprend notamment Karen-Lise Mynster dans le rôle de la mère supérieure, figure d’autorité religieuse cherchant à concilier la règle du couvent et la complexité des situations humaines. (Source : Wikipédia, 2024) Diêm Camille Gbogou incarne sœur Martha, tandis que Petrine Agger interprète sœur Dorothea et Bodil Lassen sœur Elisabeth, composant un ensemble de personnages féminins qui structurent le quotidien d’Alma et incarnent différentes attitudes face à la foi et à la communauté. (Source : Wikipédia, 2024) La présence de ces rôles secondaires contribue à ancrer l’action dans un milieu collectif, où la trajectoire individuelle de la protagoniste se heurte à des attentes institutionnelles et communautaires. (Source : Oslo Pix, 2023) La distribution, resserrée autour d’un noyau de personnages, permet de concentrer l’attention sur la progression des relations et des tensions, sans recours à des sous-intrigues dispersives. (Source : Cineuropa, 2022) Ce dispositif favorise un jeu souvent minimaliste, où la mise en scène se met au service des interprètes plutôt que de chercher un effet spectaculaire. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023)

Parcours en festivals et diffusion

« Den Store Stilhed » a connu sa première mondiale au 70e Festival international du film de Saint-Sébastien, un rendez-vous majeur pour le cinéma d’auteur européen, ce qui a contribué à sa visibilité hors du Danemark. (Source : Wikipédia, 2024) La sélection dans ce festival inscrit le film dans une ligne éditoriale attentive aux premiers longs métrages et aux regards émergents, soulignant le positionnement de Katrine Brocks comme nouvelle voix du cinéma scandinave. (Source : Cineuropa, 2022) Le film a ensuite circulé dans plusieurs manifestations internationales, notamment à Oslo Pix, où il a été présenté comme un drame centré sur la confrontation entre passé et présent dans un cadre monastique. (Source : Oslo Pix, 2023) L’exploitation nationale a débuté le 12 janvier 2023 dans les salles danoises, après une année 2022 marquée par sa présence dans les programmations de festivals. (Source : Danish Film Institute, 2023) L’agent de ventes TrustNordisk s’est chargé de sa diffusion sur différents territoires, en misant sur le titre anglais « The Great Silence » pour le marché international. (Source : Cineuropa, 2022)

Sur le plan des distinctions, l’œuvre a été nommée à sept reprises aux Robertprisen, les prix du film danois décernés par l’Académie danoise du cinéma, notamment dans la catégorie du meilleur film danois. (Source : Wikipédia, 2024) Ces nominations situent le film au cœur de la production nationale de son année, face à d’autres titres de cinéma d’auteur. (Source : Wikipédia, 2024) Au-delà de ces reconnaissances institutionnelles, la circulation en festivals a permis au film d’être identifié comme un drame contemplatif et rigoureux, ancré dans une esthétique nordique contemporaine. (Source : Cineuropa, 2022) Ce parcours illustre la stratégie classique d’un film d’art et d’essai : mise en avant dans les festivals, ancrage dans la production nationale, puis diffusion ciblée à l’international via un agent de ventes spécialisé. (Source : Cineuropa, 2022) Dans ce contexte, « Den Store Stilhed » s’inscrit dans un réseau de circulation où le cinéma danois, depuis plusieurs décennies, trouve une place régulière dans les grands rendez-vous européens. (Source : Cineuropa, 2022)

Réception critique et enjeux esthétiques

La réception critique du film s’est principalement concentrée sur la manière dont il aborde le thème du pardon et de la culpabilité dans un environnement religieux, sans s’orienter vers un discours apologétique ou anticlérical explicite. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) Des publications spécialisées soulignent l’écriture comme un des points forts du projet, évoquant un scénario « assuré » et « construit » dans sa progression, tout en notant que certains symboles – tels que le toit qui fuit, les jeux de lumière ou certains accessoires – peuvent apparaître comme des métaphores appuyées. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) La mise en scène privilégie un rythme mesuré, laissant de longs temps de silence et d’observation, ce qui rejoint une certaine tradition du cinéma scandinave contemporain centré sur l’intériorité. (Source : Cineuropa, 2022) Plusieurs commentaires insistent également sur la focalisation du film sur l’espace mental d’Alma, plutôt que sur une reconstitution extensive de son passé, ce qui oriente la réception vers une lecture psychologique plutôt que strictement narrative. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) Cette approche situe le long métrage à la frontière entre drame psychologique et réflexion spirituelle, dans une forme résolument réaliste. (Source : Cineuropa, 2022)

Les interprétations de Kristine Kujath Thorp et d’Elliott Crosset Hove ont été régulièrement signalées comme des éléments centraux de la réussite du film, la critique évoquant notamment la capacité de la première à laisser affleurer des « fissures » dans un personnage très discipliné, et la présence du second comme figure fragile mais insistante. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) Certaines réserves portent sur le caractère attendu de quelques situations dramatiques, ou sur le fait que certains rebondissements apparaissent comme peu surprenants pour un spectateur habitué au genre, même si la cohérence globale de l’ensemble est jugée solide. (Source : Jeffrey Rex Review, 2023) Sur le plan esthétique, la photographie de Mia Mai Dengsø Graabæk est décrite comme épurée, tirant parti des espaces cloîtrés, des couloirs et des cellules pour traduire visuellement l’ambivalence du couvent, à la fois refuge et prison. (Source : Danish Film Institute, 2023) La bande originale de Johan Carøe, discrète mais présente, accompagne ces choix de mise en scène en renforçant l’atmosphère sans la saturer. (Source : Wikipédia, 2024) En définitive, la réception critique place « Den Store Stilhed » parmi les premiers longs métrages danois récents qui s’attachent à explorer la question de la foi et du passé dans une perspective intimiste, en s’appuyant sur un cadre religieux rarement utilisé dans le cinéma national. (Source : Cineuropa, 2022)

Critique sur Den Store Stilhed

5.3 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Den Store Stilhed figurent Alma / Silje, interprété par Kristine Kujath Thorp, Erik, interprété par Elliott Crosset Hove et Mother Miriam, interprété par Karen-Lise Mynster. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Karen-Lise Mynster - Photo
Karen-Lise Mynster
Mother Miriam
Petrine Agger - Photo
Petrine Agger
Sister Dorothea
Diêm Camille - Photo
Diêm Camille
Sister Martha
Rikke Hagenberg
Sister Ruth
Joen Højerslev - Photo
Joen Højerslev
Father Michael
Bodil Lassen - Photo
Bodil Lassen
Sister Elisabeth
Lin Ly
Sister Agnette
Rikke Westi - Photo
Rikke Westi
Woman on the telephone

Actualités connexes