Marché noir est réalisé par le cinéaste iranien Abbas Amini, qui signe également le scénario en collaboration avec Hossein Farokhzadeh, confirmant ainsi son intérêt pour des récits ancrés dans des réalités sociales contemporaines (Source : SensCritique, 2021). Le film, classé à la fois comme thriller et drame, a pour titre original Koshtargah et est aussi connu à l’international sous l’intitulé The Slaughterhouse, ce qui renvoie directement au cadre principal de l’action, un abattoir industriel (Source : SensCritique, 2021 ; AlloCiné, 2022). D’une durée d’environ 1 h 42, l’œuvre est produite en Iran, avec un budget estimé à 10 milliards de rials iraniens, selon les données techniques communiquées sur la base IMDb (Source : IMDb, 2022).
Le projet est porté par les producteurs Javad Noruzbegi, Saeed Safarpour et Ali Tolouei, qui figurent au générique en tant que principaux responsables de la production, témoignant d’un ancrage dans le secteur indépendant iranien (Source : SensCritique, 2021). En France, le film est distribué par L’Atelier Distribution, ce qui lui permet d’accéder au circuit des sorties en salles d’art et essai et de bénéficier d’une exposition critique dans la presse nationale (Source : SensCritique, 2021 ; Le Monde, 2022). La production s’inscrit par ailleurs dans un contexte de cinéma iranien récent où plusieurs œuvres abordent frontalement les effets de l’embargo, de la corruption et des trafics sur la vie quotidienne, un horizon de référence régulièrement mentionné par la critique spécialisée (Source : Le Monde, 2022 ; CinéDweller, 2022).
Intrigue et thématiques
Le récit s’ouvre sur le personnage d’Amir, un homme expulsé de France qui retourne vivre chez sa famille en Iran et accepte de travailler dans un abattoir, ce qui pose immédiatement la question de sa réinsertion dans un environnement marqué par la précarité et les tensions économiques (Source : SensCritique, 2021). À la suite d’un événement criminel survenu sur le site, son père, employé de l’abattoir, le sollicite pour l’aider à couvrir ce crime, plaçant Amir dans une position de solidarité familiale contrainte qui nourrit l’axe central du film : la tension entre loyauté et culpabilité (Source : SensCritique, 2021 ; IMDb, 2022). En parallèle de cette intrigue criminelle, le scénario fait émerger une trame liée au trafic de devises étrangères sur le marché noir, en lien avec la crise économique et les effets de l’embargo, ce qui inscrit les enjeux individuels dans un climat plus large de dérèglement économique (Source : SensCritique, 2021 ; Le Monde, 2022).
L’abattoir fonctionne à la fois comme décor réaliste et comme espace symbolique, où se croisent les travailleurs, le patron menacé de faillite et les ramifications d’activités illégales, ce qui donne au film la dimension d’un « film noir de l’embargo économique », selon l’expression utilisée par une critique française (Source : Le Monde, 2022). Les thématiques principales articulent ainsi crime, clandestinité financière, solidarité familiale et poids de la faute, tout en renvoyant aux mutations d’une société confrontée à la dévaluation de sa monnaie et à la montée des circuits parallèles (Source : Le Monde, 2022 ; CinéDweller, 2022). Si la mise en scène privilégie la tension dramatique, la critique souligne également la présence d’un registre mélodramatique, qui vient s’entrelacer avec le récit criminel sans se réduire à une illustration de faits divers (Source : Le Monde, 2022).
Distribution artistique
La distribution de Marché noir réunit plusieurs interprètes issus de la scène iranienne contemporaine, même si les bases de données accessibles en langue française restent avares de détails sur l’ensemble du casting (Source : SensCritique, 2021 ; AlloCiné, 2022). Les fiches publiques mentionnent néanmoins le personnage d’Amir comme figure centrale du récit, pivot narratif à travers lequel le spectateur découvre à la fois l’univers de l’abattoir et celui du trafic de devises (Source : SensCritique, 2021). La caractérisation d’Amir, récemment expulsé et pris dans un faisceau de contraintes familiales et économiques, est au cœur de plusieurs analyses critiques qui insistent sur la dimension humaine du récit au-delà des mécanismes de thriller (Source : Le Monde, 2022 ; CinéDweller, 2022).
Les personnages secondaires incluent notamment le père d’Amir, employé de l’abattoir et premier maillon du secret autour du crime, ainsi que le patron de l’entreprise, confronté à la menace de faillite dans un contexte de crise, même si leurs interprètes sont moins systématiquement référencés dans les fiches francophones (Source : SensCritique, 2021 ; Le Monde, 2022). Les critiques soulignent que ces figures contribuent à mettre en lumière diverses strates de la société, entre salariés fragilisés et responsables d’entreprise pris dans des logiques de survie économique, ce qui élargit la portée du récit au-delà du seul parcours du protagoniste (Source : Le Monde, 2022 ; CinéDweller, 2022). En l’absence d’informations complètes et vérifiées sur chaque interprète, les données disponibles permettent surtout de situer la distribution comme un ensemble cohérent au service d’un récit choral resserré autour de la cellule familiale et du microcosme professionnel de l’abattoir (Source : SensCritique, 2021).
Contexte de sortie et diffusion
Marché noir est produit et initialement exploité en Iran en 2020, année à laquelle le film apparaît dans les bases de données cinématographiques, avant de connaître une sortie différée en France au début de l’année 2022 (Source : SensCritique, 2021 ; IMDb, 2022). La date de sortie française est indiquée au 5 janvier 2022, ce qui le place dans un calendrier où plusieurs films iraniens récents trouvent une visibilité en salles et dans les circuits de diffusion spécialisés (Source : SensCritique, 2021). La distribution assurée par L’Atelier Distribution contribue à inscrire le film dans le réseau des salles d’art et essai et à favoriser sa présence dans la presse culturelle, notamment dans des titres nationaux qui consacrent des critiques approfondies au cinéma d’auteur international (Source : SensCritique, 2021 ; Le Monde, 2022).
Au-delà de ces données de sortie, la carrière du film est marquée par une circulation en festivals internationaux, attestée par la mention de deux victoires et deux nominations dans la rubrique « Récompenses » d’IMDb, même si les intitulés précis des prix ne sont pas détaillés dans la fiche accessible (Source : IMDb, 2022). Cette présence en festival contribue à l’inscrire dans une dynamique de reconnaissance pour un certain cinéma iranien contemporain, souvent relayé par les programmations thématiques et les cycles consacrés aux enjeux sociaux du Moyen-Orient (Source : IMDb, 2022 ; CinéDweller, 2022). L’exploitation française, qui arrive dans un contexte post-2020 déjà marqué par le succès critique d’autres thrillers iraniens, renforce les comparaisons avec ce corpus sans pour autant réduire le film à une simple déclinaison d’un modèle existant (Source : Le Monde, 2022).
Réception critique et enjeux esthétiques
La réception de Marché noir en France se caractérise par un intérêt marqué de la presse spécialisée, qui souligne la manière dont Abbas Amini combine intrigue criminelle et dimension mélodramatique pour explorer les effets de l’embargo économique sur la société iranienne (Source : Le Monde, 2022). Un article du quotidien Le Monde décrit le film comme un « film noir de l’embargo économique » et insiste sur un plan d’ouverture situé dans la chambre froide de l’abattoir, mettant en scène trois corps gelés, qui installe d’emblée un climat de tension et de questionnement autour des causes de ces morts (Source : Le Monde, 2022). De son côté, le site CinéDweller évoque un thriller « très sombre » qui s’intéresse à un pays « miné par le mensonge et la corruption », soulignant la dimension systémique des trafics et des arrangements illégaux décrits par le film (Source : CinéDweller, 2022).
Sur les plateformes de notation, la fiche IMDb mentionne une évaluation moyenne autour de 5,6/10, ainsi que un total de deux victoires et deux nominations, indicateurs d’une visibilité critique et festivalière sans domination du box-office grand public (Source : IMDb, 2022). Les commentaires de spectateurs mis en avant sur cette même base insistent sur la mise en scène, le jeu d’acteur et la dimension sociale du récit, en soulignant que le film se distingue d’une narration hollywoodienne classique, même si ces appréciations restent, par nature, subjectives (Source : IMDb, 2022). Dans ce contexte, Marché noir apparaît comme une proposition située à la croisée du film de genre et du cinéma social, mobilisant les codes du thriller pour questionner, à travers un cadre resserré, les conséquences concrètes des politiques d’embargo et des réseaux parallèles sur les trajectoires individuelles (Source : Le Monde, 2022 ; CinéDweller, 2022).
Filmographie sélective d’Abbas Amini
Les informations disponibles en français sur la filmographie d’Abbas Amini restent partielles, mais plusieurs sources rappellent qu’il s’est fait connaître par des œuvres centrées sur des problématiques sociales et la jeunesse, avant de signer Marché noir en 2020 (Source : CinéDweller, 2022). Si les titres antérieurs ne sont pas tous détaillés dans les bases consultées, la continuité thématique décrite par la critique fait état d’un intérêt constant du réalisateur pour les marges, les situations de crise et les personnages confrontés à des choix moraux complexes (Source : CinéDweller, 2022). Marché noir s’inscrit ainsi, selon les commentateurs, dans une trajectoire d’auteur qui privilégie les récits ancrés dans un contexte socio-politique précis, sans se limiter à l’illustration d’un seul genre cinématographique (Source : Le Monde, 2022 ; CinéDweller, 2022).
- Marché noir (Koshtargah / The Slaughterhouse), long-métrage, Iran, 2020, thriller dramatique se déroulant en grande partie dans un abattoir, centré sur un homme expulsé de France et pris dans un crime lié au marché noir des devises (Source : SensCritique, 2021 ; AlloCiné, 2022).
En l’état des données vérifiables accessibles via des bases généralistes et la presse en langue française, il n’est pas possible de dresser une filmographie exhaustive et datée de l’ensemble des réalisations d’Abbas Amini, ce qui conduit à limiter cette section aux éléments confirmés par plusieurs sources concordantes (Source : SensCritique, 2021 ; CinéDweller, 2022). Cette absence d’exhaustivité reflète autant les limites d’accès à certaines bases spécialisées que la focalisation de la couverture médiatique sur les titres les plus récents de la filmographie du cinéaste, dont Marché noir constitue l’un des exemples les plus commentés dans la presse française (Source : Le Monde, 2022).
Critique sur Marché noir
Où regarder en streaming Marché noir
Marché noir est disponible en streaming par abonnement sur Amazon Prime Video with Ads, Amazon Prime Video et Molotov TV, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
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Parmi les rôles crédités de Marché noir figurent Amir, interprété par Amirhossein Fathi, Mr. Motevalli, interprété par Mani Haghighi et Abed, interprété par Hasan Pourshirazi. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.







