Nrmagazine
The Bull - Image de fond
The Bull (2019) - Affiche
Langue originale
Russian
Titre original
Бык
Revenus
282 000,00 $
Pays producteurs

The Bull(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

22/08/2019
•
1heure 39min
5.6 / 10

The Bull constitue le premier long métrage de Boris Akopov, cinéaste russe formé notamment comme danseur et passé par le prestigieux institut VGIK, ce qui inscrit son arrivée dans le paysage cinématographique dans la continuité d’une génération marquée par les mutations des années 1990. (Source : Russian Film Week USA, 2019) Le film est produit en Russie et s’inscrit dans un courant de récits revenant sur la décennie post-soviétique, période caractérisée par une libéralisation brutale de l’économie, l’essor du crime organisé et un climat de désillusion sociale. (Source : Cineuropa, 2019) Tourné dans des décors qui mettent en avant les périphéries urbaines et les espaces populaires, le projet vise à restituer l’atmosphère de la fin des années 1990, plus précisément 1997, en se concentrant sur les effets de la crise sur des communautés locales. (Source : IMDb, 2019) Distribué en Russie par la société Novy Film, le long métrage bénéficie d’une sortie nationale à la fin de l’été 2019, après un parcours en festivals qui contribue à le faire repérer comme un premier film significatif dans la production russe récente. (Source : Wikipedia, 2021)

Intrigue et cadre narratif

L’action de The Bull se déroule en 1997, alors que la Fédération de Russie tente de se relever du démantèlement de l’Union soviétique et que l’espace public se trouve traversé par une violence diffuse, incarnée notamment par la prolifération de gangs locaux. (Source : Cineuropa, 2019) Le protagoniste, Anton Bykov, dit « Bull », dirige l’un de ces groupes criminels et doit composer avec des rivalités territoriales, des tensions internes et la nécessité de subvenir aux besoins de sa famille dans un environnement économique précaire. (Source : IMDb, 2019) À la suite d’une rixe avec un gang concurrent, il est arrêté et emmené au commissariat, mais échappe à l’emprisonnement grâce à l’intervention d’un « autorité » mafieuse moscovite qui conditionne cette remise en liberté à l’exécution d’une mission particulièrement périlleuse. (Source : Wikipedia, 2021) Ce point de départ installe un récit centré sur la négociation permanente entre loyauté, dette et survie, sur fond de corruption, d’inégalités et de recomposition des hiérarchies sociales au lendemain de l’URSS. (Source : eefa/eefb.org, 2020)

Mise en scène, esthétique et influences

La mise en scène de Boris Akopov adopte une approche réaliste, avec un ancrage marqué dans les espaces urbains dégradés et une attention portée à la physicalité des corps, ce qui souligne la dimension matérielle et violente du quotidien de ses personnages. (Source : eefa/eefb.org, 2020) La construction des scènes de bagarre et des confrontations de rue privilégie une caméra mobile et une proximité avec les protagonistes, permettant de restituer l’ampleur des tensions entre les différents groupes criminels sans recourir à des effets spectaculaires appuyés. (Source : eefa/eefb.org, 2020) La bande sonore, décrite comme énergique, contribue à inscrire le film dans la culture populaire de la Russie de la fin des années 1990, en accompagnant le récit d’une rythmique qui renvoie à la vitalité et à la brutalité de cette période. (Source : Russian Film Week USA, 2019) Plusieurs analyses critiques soulignent que le film se situe dans une filiation avec certaines œuvres de cinéma russe des années 1990 qui interrogeaient déjà la criminalité, tout en adoptant une posture moins explicitement idéologique et davantage centrée sur l’observation de comportements et de situations. (Source : eefa/eefb.org, 2020)

Distribution artistique et personnages

Le rôle principal d’Anton « Bull » Bykov est interprété par l’acteur Yuriy Borisov, déjà présent dans plusieurs productions russes contemporaines, qui incarne un personnage partagé entre les responsabilités mafieuses et les obligations familiales, dans un contexte où l’ascension sociale passe souvent par la violence. (Source : IMDb, 2019) Autour de lui, le film réunit un ensemble de personnages issus de son entourage criminel et familial, qui participent à dessiner un tableau collectif d’une génération confrontée à l’absence de perspectives stables à la fin des années 1990. (Source : Cineuropa, 2019) La dynamique entre Bull, les membres de son gang et les figures de la hiérarchie mafieuse met en lumière les rapports de force internes au milieu, ainsi que la manière dont les dettes symboliques et matérielles structurent les trajectoires individuelles. (Source : eefa/eefb.org, 2020) Les relations familiales du protagoniste, en parallèle, rappellent que ses activités s’inscrivent dans un tissu social plus large, où la criminalité apparaît comme l’une des rares options pour faire face à la précarité économique de l’époque. (Source : Russian Film Week USA, 2019)

Réception critique et parcours en festivals

Présenté au festival Kinotavr, l’un des principaux rendez-vous du cinéma russe, The Bull y remporte le Grand Prix en 2019, ce qui contribue à consolider la visibilité du film dans le paysage national et à signaler l’émergence de Boris Akopov comme nouveau réalisateur à suivre. (Source : Wikipedia, 2021) Le long métrage circule également dans des manifestations internationales, notamment dans le cadre de programmations consacrées au cinéma russe contemporain, où il est présenté comme un drame criminel situé dans la Russie post-soviétique de la fin des années 1990. (Source : Russian Film Week USA, 2019) La critique spécialisée souligne la dimension maîtrisée de ce premier long, en évoquant une approche « réservée » sur le plan idéologique, qui privilégie la description d’un milieu et d’une époque plutôt que la démonstration. (Source : eefa/eefb.org, 2020) Certains articles mettent en avant la capacité du film à saisir un climat de désespoir économique et de violence latente, en écho à des souvenirs collectifs de cette période pour le public russe, tout en s’inscrivant dans une tradition de cinéma de gangsters revisité à l’échelle locale. (Source : eefa/eefb.org, 2020)

Inscription dans le contexte historique et culturel

Le film se situe explicitement dans le prolongement de la crise post-soviétique, une période marquée par la transition vers l’économie de marché, l’hyperinflation et la reconfiguration des pouvoirs, qui voient l’émergence de groupes criminels prenant en charge des fonctions de régulation et de protection dans certains territoires. (Source : Cineuropa, 2019) En choisissant 1997 comme année de référence, The Bull aborde un moment où les tensions sociales se cristallisent, à la veille de la crise financière russe de 1998, ce qui confère au récit une dimension préfiguratrice des bouleversements à venir. (Source : IMDb, 2019) Le regard porté sur les protagonistes, issus de milieux populaires, permet d’observer la manière dont les mutations macroéconomiques se traduisent dans les expériences quotidiennes, dans les stratégies de survie et dans les formes de solidarité ou de rivalité dans les quartiers périphériques. (Source : eefa/eefb.org, 2020) En parallèle, l’ancrage dans les codes du film de gangsters russes offre un cadre générique familier, que le film utilise pour interroger les effets durables de cette décennie sur la mémoire collective et sur les représentations de la période dans le cinéma national. (Source : Russian Film Week USA, 2019)

Diffusion internationale et accessibilité

Après sa sortie en salles en Russie, The Bull est montré dans plusieurs rendez-vous internationaux consacrés au cinéma russe, ce qui facilite sa découverte par des publics non russophones grâce à des versions sous-titrées. (Source : Russian Film Week USA, 2019) Des plateformes spécialisées dans la circulation de films d’auteur européens et russes, ainsi que des festivals, le réinscrivent dans des programmes dédiés aux regards contemporains sur la période post-soviétique. (Source : Cineuropa, 2019) Cette diffusion contribue à positionner le film parmi les œuvres qui, à la fin des années 2010, revisitent les années 1990 russes avec un mélange de distance historique et de proximité générationnelle. (Source : eefa/eefb.org, 2020) En dehors de ces circuits, l’accessibilité du film dépend des distributions locales et des offres de vidéo à la demande, souvent centrées sur un public intéressé par le cinéma russe ou par les récits de crime ancrés dans un contexte social spécifique. (Source : IMDb, 2019)

Critique sur The Bull

5.6 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de The Bull figurent Anton Bykov, interprété par Iouri Borissov, Tanya, interprété par Anastasia Miloslavskaya et Anya Bykova, interprété par Afina Kondrashova. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes