« معطر بالنعناع » (titre international : « Perfumed with Mint ») est un film de long métrage de Mohamed Hamdy, identifié sur les bases de données cinématographiques sous le code tt32402294 (Source : IMDb, 2024). Il s’agit d’une coproduction entre l’Égypte, le Qatar, la Tunisie et la France, tournée en langue arabe et d’une durée d’environ 111 minutes, ce qui l’inscrit dans le format classique du cinéma d’auteur contemporain de la région MENA (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Le film est présenté comme le premier long métrage de fiction de son réalisateur, après un passage par le dispositif professionnel des « Ateliers de l’Atlas », programme de développement de projets du Festival international du film de Marrakech (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – dépêche sur le Festival de Marrakech, 2024; Atlas Ateliers – Marrakech, 2023). Par ailleurs, la production bénéficie d’un cadre international, faisant dialoguer des partenaires issus de plusieurs pays arabes et européens, ce qui est cohérent avec sa circulation festivalière et son positionnement sur le marché du cinéma d’auteur (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Cette même année, la mise en avant du film dans divers programmes spécialisés souligne la volonté de l’inscrire dans un circuit d’œuvres explorant les formes contemporaines du fantastique au sein d’un contexte social arabe (Source : Atlas Ateliers – Marrakech, 2023).
Intrigue et univers narratif
L’intrigue se déploie principalement au Caire, présenté comme une ville envahie par les ombres, les fantômes et une atmosphère de fin du monde, où la frontière entre réalité et hallucination demeure volontairement poreuse (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Le personnage central, le médecin Baha, reçoit ses patients dans une pièce sombre et délabrée de sa clinique, cadre qui traduit visuellement la fragilité de son environnement social et psychique (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Une mère vient le consulter au sujet de son fils qui, bien que déclaré mort, continue d’apparaître devant elle, incapable ou non disposé à quitter le monde des vivants, introduisant d’emblée le motif du retour du passé sous forme spectrale (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). En parallèle, le récit s’étend à Mehdi, ami d’enfance de Baha, atteint d’un phénomène inexplicable : des feuilles de menthe poussent sur sa tête et sur les cicatrices ouvertes de son corps, faisant de cette plante un marqueur physique de la mémoire traumatique (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024; Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Quelques années plus tard, la progression du film suit la fuite des deux hommes d’une maison abandonnée à une autre, traqués par des spectres et menaces invisibles, alors qu’ils cherchent à échapper à un passé qui se matérialise dans leur chair et leur environnement immédiat (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024; ElCinema, fiche film, 2024).
Thèmes, symboles et esthétique
Le film articule ses enjeux dramatiques autour de la question de la mémoire, de ce que l’être humain choisit de conserver ou d’effacer, et de la manière dont les événements traumatiques reviennent s’imposer au présent sous des formes incontrôlables (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024). Le motif de la menthe, qui pousse sur le corps de Mehdi, fonctionne comme un symptôme d’un « mal contagieux » lié aux peurs d’un futur incertain, transformant l’angoisse collective en pathologie visible et faisant de l’odeur une trace impossible à dissimuler (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024; Atlas Ateliers – Marrakech, 2023). Cette même année, le cinéaste décrit ce dispositif comme une forme de recours à l’outil mythologique : la maladie devient un récit légendaire contemporain, permettant de figurer la vulnérabilité d’une génération qui doute de sa place et de sa capacité à se projeter (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024). Dans cet univers, la consommation de haschich et la récitation de poésie apparaissent comme les seuls moyens de survivre dans un monde enchanté mais dévoré par la peur, où les gestes du quotidien se transforment en rituels de résistance face à l’effritement de la réalité (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Le réalisateur qualifie l’usage de l’allégorie et de la fable de tentative de créer une mythologie originale, fondée sur la transgression du réel, considérant que la légende serait le « langage des vaincus » qui ont besoin de produire leurs propres histoires pour affronter la défaite (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024).
Parcours en festivals et diffusion
« معطر بالنعناع » bénéficie dès sa phase de développement du soutien des Ateliers de l’Atlas, programme professionnel du Festival international du film de Marrakech, ce qui lui permet d’être accompagné sur les plans artistique et de production avant son achèvement (Source : Atlas Ateliers – Marrakech, 2023). Une fois terminé, le film est sélectionné en compétition officielle de la 21e édition du Festival international du film de Marrakech, où il est projeté au public et à la presse, aux côtés de treize autres longs métrages en lice pour le palmarès (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024). Par ailleurs, il intègre la programmation d’Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, dans une section consacrée au cinéma arabe contemporain, confirmant son inscription dans un circuit de festivals spécialisés en œuvres issues du monde arabe (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Cette même année, la présence du film dans ces manifestations souligne la stratégie de diffusion prioritairement axée sur les circuits festivaliers, avant d’éventuelles sorties en salles ou diffusions télévisées, qui ne sont pas documentées dans les sources consultées (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025; وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024). À ce stade, aucune récompense précise n’est mentionnée dans les sources disponibles, ce qui ne permet pas d’attribuer de prix ou de distinctions de manière documentée (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024; Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025).
Réception critique et enjeux culturels
Les textes de présentation des festivals insistent sur la dimension générationnelle du film, qui est décrit comme un « document vivant » exprimant les doutes d’une jeunesse face à l’avenir, confrontée à la précarité et à l’instabilité de son environnement politique et social (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024). La critique institutionnelle, dans ce cadre, met en avant la manière dont l’œuvre mobilise la mythologie et le fantastique pour traiter de sujets contemporains, en particulier la peur, la paranoïa et la difficulté à élaborer un récit collectif cohérent (Source : Atlas Ateliers – Marrakech, 2023; Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). En parallèle, le discours des programmateurs relève l’ancrage urbain de « معطر بالنعناع », qui filme Le Caire comme un espace liminal où les frontières entre les vivants et les morts se brouillent, faisant résonner l’esthétique du film avec d’autres œuvres arabes récentes explorant l’étrange au cœur du quotidien (Source : Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025). Quelques années plus tard, ces éléments s’inscrivent dans une tendance plus large du cinéma de la région, qui recourt à l’allégorie et au fantastique pour aborder des thèmes liés à la mémoire politique, aux traumatismes collectifs et à la crise du futur, sans que des études académiques spécifiques sur ce film précis ne soient encore signalées dans les sources consultées (Source : Atlas Ateliers – Marrakech, 2023). À ce jour, les informations disponibles se concentrent principalement sur les textes de présentation et les entretiens en festival, ce qui permet de documenter les intentions du réalisateur, mais pas encore une réception critique consolidée dans la presse généraliste ou spécialisée (Source : وكالة المغرب العربي للأنباء – Festival de Marrakech, 2024; Alfilm – Festival du film arabe de Berlin, 2025).
Critique sur Moattar Binanaa
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Moattar Binanaa figurent Bahaa, interprété par Aladdin Hamada et Mahdy, interprété par Mahdy Abo Bahat. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



