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Kincsem - Image de fond
Kincsem (2017) - Affiche
Langue originale
Hungarian
Budget
10 200 000,00 $
Classification
12
Pays producteurs

Kincsem(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

16/03/2017
•
12
•
1heure 55min
6.7 / 10
“Un cheval de légende. Un amour éternel”

Kincsem est un long métrage hongrois réalisé par Gábor Herendi, cinéaste déjà identifié dans son pays pour des comédies à succès comme Valami Amerika, qui signe ici un projet d’une ampleur nettement plus ambitieuse sur le plan historique et visuel (Source : Wikipédia, 2018 ; Skyfilm, 2016). Le scénario est coécrit par Balint Hegedűs et Gábor Herendi, qui prennent pour point de départ la véritable jument Kincsem, née en 1874 et restée invaincue en 54 courses sur 54, mais construisent autour de cette figure une intrigue romanesque centrée sur un aristocrate fictif, Ernő Blaskovich (Source : Wikipédia, 2018 ; Daily News Hungary, 2017). La production est assurée par Café Film, DRP et Skyfilm Studio, avec le soutien déterminant du Hungarian National Film Fund, qui contribue à faire du projet l’un des plus coûteux de l’histoire du cinéma hongrois, avec un budget estimé autour de 2,9 milliards de forints, dont plus de 2 milliards de subventions publiques (Source : IMDb, 2017 ; Daily News Hungary, 2017). Cette même année, les producteurs mettent en avant la dimension de fresque nationale, en présentant le film comme une œuvre destinée à toucher un large public tout en valorisant un patrimoine historique et sportif propre à la Hongrie (Source : Skyfilm, 2016 ; MTI/Hungary Matters, 2017).

Sur le plan artistique, la photographie est confiée à Peter Szatmari, tandis que la musique est composée par Róbert Hrutka, contribuant à l’ancrage du film dans une esthétique de fresque d’époque, marquée par une alternance de scènes intimistes et de séquences spectaculaires de courses hippiques (Source : Wikipédia, 2018). Les costumes, signés Ibolya Bárdosi, jouent un rôle central dans la reconstitution du cadre aristocratique et militaire de la seconde moitié du XIXe siècle, en s’inscrivant dans une iconographie proche du film historique classique (Source : Wikipédia, 2018). Par ailleurs, la production annonce dès 2016 une ambition de diffusion internationale, notamment sous le titre anglais Bet on Revenge, en s’appuyant sur le succès potentiel de l’histoire de Kincsem auprès des publics amateurs de films d’époque et de récits sportifs (Source : IMDb, 2017 ; Skyfilm, 2016). Cette articulation entre enjeu national et circulation internationale guide la stratégie de promotion du film, qui passe par des supports institutionnels comme le site du Hungarian National Film Fund et des plateformes spécialisées (Source : IMDb, 2017 ; Skyfilm, 2016).

Intrigue et enjeux narratifs

L’action de Kincsem se situe dans le sillage de la Révolution hongroise de 1848 et de la répression qui s’ensuit, contexte au sein duquel se noue le conflit fondateur entre deux aristocrates, Sándor Blaskovich et Otto von Oettingen (Source : AlloCiné, 2018 ; MovieMeter, 2017). Au début du film, Sándor Blaskovich, entraîneur de pur-sang, est tué par son ancien ami von Oettingen venu l’arrêter pour trahison, un événement auquel assiste son fils Ernő, qui voit, dans la foulée, le château familial confisqué au profit de la famille de l’officier autrichien (Source : AlloCiné, 2018 ; Wikipédia, 2018). Quelques années plus tard, Ernő Blaskovich mène une existence instable entre les champs de courses et les aventures sentimentales, tout en demeurant habité par un désir de vengeance envers von Oettingen et sa fille Klara, désormais installés dans l’ancien domaine familial (Source : AlloCiné, 2018 ; MovieMeter, 2017). Cette même année, le récit bascule lorsque le jeune homme acquiert Kincsem, jument jugée difficile et indomptable, mais dont il pressent le potentiel sur les hippodromes (Source : Wikipédia, 2018 ; MovieMeter, 2017).

À partir de là, la progression du film repose sur la double dynamique de l’entraînement de Kincsem vers une série de victoires et de la relation ambivalente entre Ernő et Klara, qui se trouvent liés à la fois par le passé tragique de leurs familles et par l’univers des courses (Source : MovieMeter, 2017 ; IMDb, 2017). La jument devient l’instrument possible d’une revanche économique et symbolique pour Ernő, qui espère reconquérir son statut social et le domaine perdu grâce aux gains accumulés, tout en affrontant sur la piste les intérêts de von Oettingen (Source : MovieMeter, 2017 ; AlloCiné, 2018). En parallèle, le film introduit des enjeux politiques plus larges, en situant les confrontations sportives dans un contexte de tension entre la noblesse hongroise et les autorités autrichiennes, même si ces éléments restent intégrés à une dramaturgie centrée sur la trajectoire individuelle du protagoniste (Source : Wikipédia, 2018). La jument Kincsem, inspirée de l’animal réel resté invaincu de 1874 à 1887, sert ainsi de pivot narratif entre l’intime et le collectif, entre la mémoire d’une défaite politique et la quête d’un redressement national symbolique (Source : Daily News Hungary, 2017 ; Wikipédia, 2018).

Distribution artistique et personnages

La distribution de Kincsem repose principalement sur des comédiens hongrois, avec Ervin Nagy dans le rôle d’Ernő Blaskovich, héritier déchu dont le parcours de joueur et d’entraîneur structure l’ensemble du récit (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2018). Andrea Petrik interprète Klara von Oettingen, fille d’Otto von Oettingen, figure à la fois adversaire et partenaire d’Ernő, autour de laquelle se déploie l’intrigue romantique du film (Source : IMDb, 2017 ; MovieMeter, 2017). Otto von Oettingen, officier autrichien tenu pour responsable de la mort de Sándor Blaskovich et de la confiscation du domaine familial, est incarné par Tibor Gáspár, dont le personnage cristallise les tensions politiques et sociales entre la noblesse hongroise et le pouvoir impérial (Source : IMDb, 2017). On retrouve également József Gyabronka dans le rôle de Róbert Hesp, ainsi que Tamás Keresztes et d’autres comédiens de second plan qui contribuent à structurer l’arrière-plan aristocratique et hippique de l’intrigue (Source : IMDb, 2017).

La caractérisation d’Ernő Blaskovich s’inscrit dans une tradition de protagoniste romantique, partagé entre autodestruction et quête de rédemption, mais le film veille à ancrer ce portrait dans des enjeux très concrets liés à la propriété foncière, à l’endettement et aux risques financiers des courses (Source : MovieMeter, 2017 ; AlloCiné, 2018). Klara von Oettingen, de son côté, est construite comme un personnage à la fois autonome et inscrit dans les contraintes de son milieu, ce qui permet d’articuler la romance à un questionnement sur la loyauté familiale et le rapport à l’héritage politique (Source : MovieMeter, 2017). La figure d’Otto von Oettingen est, quant à elle, associée à la dimension historique du récit, puisqu’elle renvoie aux fractures nées des événements de 1848 et à la position des officiers autrichiens face aux revendications hongroises (Source : AlloCiné, 2018 ; Wikipédia, 2018). Par ailleurs, la place accordée aux seconds rôles, notamment dans l’entourage d’Ernő et sur les hippodromes, contribue à installer un univers social dense, composé d’aristocrates, d’entraîneurs, de bookmakers et de domestiques, sans que le film ne quitte le point de vue central de son protagoniste (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2018).

Réception, diffusion et place dans le cinéma hongrois

Sorti en Hongrie le 16 mars 2017, Kincsem rencontre un public très large et établit rapidement un record de fréquentation pour un film hongrois, avec plus de 374 500 spectateurs en un peu plus de deux mois d’exploitation (Source : IMDb, 2017 ; Daily News Hungary, 2017). Selon les données communiquées par le distributeur Forum Hungary et reprises par l’agence MTI, le film atteint 500 millions de forints de recettes au box-office national, ce qui en fait un jalon important dans l’histoire récente de l’industrie cinématographique du pays (Source : Daily News Hungary, 2017 ; XpatLoop, 2017). La durée du film est de 121 minutes, et sa diffusion s’accompagne d’une stratégie de promotion mettant en avant son statut d’une des productions les plus coûteuses jamais engagées en Hongrie (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2017). En France, l’œuvre paraît directement en DVD et Blu-ray le 10 octobre 2018, sans sortie en salles, ce qui limite son exposition au grand public mais lui assure une circulation dans les circuits de vidéo et de VOD spécialisés (Source : Wikipédia, 2018 ; AlloCiné, 2018).

Sur le plan critique, l’accueil se révèle contrasté selon les territoires et les supports, mais globalement favorable en termes de cinéma populaire : la note des spectateurs sur AlloCiné s’établit à 3,1 sur 5, tandis que l’évaluation des utilisateurs d’IMDb tourne autour de 7,2 sur 10, d’après plusieurs milliers de votes recensés (Source : AlloCiné, 2018 ; IMDb, 2017). Les commentaires publiés dans la presse hongroise et sur des sites spécialisés insistent fréquemment sur l’ampleur de la reconstitution et sur l’utilisation du film de genre comme vecteur de mise en scène d’un récit national, tout en pointant parfois le caractère romanesque et fictionnalisé du traitement de la figure de Kincsem (Source : Daily News Hungary, 2017 ; Skyfilm, 2016). Par ailleurs, la notoriété du film contribue à renouveler l’intérêt pour la véritable jument Kincsem, déjà inscrite dans l’histoire des courses comme l’un des chevaux de course les plus célèbres de Hongrie, ce qui ancre plus encore la production dans un dialogue entre mémoire sportive et représentation cinématographique (Source : Daily News Hungary, 2017 ; Wikipédia, 2018). Dans le paysage du cinéma hongrois contemporain, Kincsem occupe ainsi une place singulière, à la fois comme succès commercial notable et comme tentative de concilier récit d’époque, romance et film de sport dans une forme de fresque nationale destinée à un large public (Source : Daily News Hungary, 2017 ; Skyfilm, 2016).

Fiche technique et éléments complémentaires

La fiche technique de Kincsem mentionne un titre original identique, le film circulant à l’international sous le titre alternatif Bet on Revenge, notamment dans les pays anglophones (Source : IMDb, 2017 ; Wikipédia, 2018). La réalisation est assurée par Gábor Herendi, le scénario étant signé conjointement par Balint Hegedűs et Gábor Herendi, tandis que la production est portée par Tamas Hutlassa, Gábor Herendi et Julianna Ugrin au sein des sociétés Café Film, DRP et Skyfilm Studio (Source : Wikipédia, 2018 ; IMDb, 2017). La direction de la photographie revient à Peter Szatmari, la musique à Róbert Hrutka et les costumes à Ibolya Bárdosi, ce qui souligne la mobilisation d’une équipe technique expérimentée dans le cinéma hongrois contemporain (Source : Wikipédia, 2018). Le film est tourné en langue hongroise, avec quelques dialogues en anglais, et présente un format d’image en 2,39:1, accompagné d’un mixage sonore en D-Cinema 48 kHz 5.1, selon les indications techniques fournies par IMDb (Source : IMDb, 2017).

Du point de vue de la circulation internationale, Kincsem est référencé dans plusieurs bases de données spécialisées telles qu’IMDb, AlloCiné ou MovieMeter, ce qui permet de suivre, au-delà du marché hongrois, son exposition dans les catalogues de VOD et de télévision (Source : IMDb, 2017 ; AlloCiné, 2018 ; MovieMeter, 2017). En parallèle, la production met en avant, dans sa communication, la dimension patrimoniale du projet, en rappelant que la véritable jument Kincsem, pouliche hongroise née en 1874, a remporté 54 courses sur 54 départs, un record encore mentionné dans la littérature hippique (Source : Daily News Hungary, 2017 ; Wikipédia, 2018). Le site de Skyfilm souligne également le caractère « ambitieux » et le haut niveau de budget de l’entreprise, qui s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la visibilité du cinéma hongrois sur la scène internationale (Source : Skyfilm, 2016). Enfin, la longévité de la bande originale, reprise lors de concerts symphoniques en Hongrie selon les informations de la société de production, témoigne de la persistance de l’œuvre dans la culture populaire nationale au-delà de sa carrière en salles (Source : Skyfilm, 2016).

Critique sur Kincsem

6.7 / 10
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Où regarder en streaming Kincsem

Kincsem est disponible en streaming par abonnement sur Amazon Prime Video with Ads, Amazon Prime Video et Molotov TV, à la location sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Kincsem figurent Ernő Blaskovich, interprété par Nagy Ervin, Klara von Oettingen, interprété par Petrik Andrea et Otto von Oettingen, interprété par Gáspár Tibor. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Nagy Ervin - Photo
Nagy Ervin
Ernő Blaskovich
Petrik Andrea - Photo
Petrik Andrea
Klara von Oettingen
Gáspár Tibor - Photo
Gáspár Tibor
Otto von Oettingen
József Gyabronka - Photo
József Gyabronka
Róbert Hesp
Rátóti Zoltán - Photo
Rátóti Zoltán
Bertalan Blaskovich
Kovács Lehel - Photo
Kovács Lehel
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Makranczi Zalán - Photo
Makranczi Zalán
Franz von Vogel
Fekete Ernő - Photo
Fekete Ernő
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