Nrmagazine
Splice - Image de fond
Splice (2010) - Affiche
Langue originale
English
Budget
26 000 000,00 $
Classification
12
Pays d’origine
CA, US
Sorties en France
  • Avant-première : 30/01/2010
  • Cinéma : 30/06/2010 (12)
Sociétés de production
Copperheart EntertainmentGaumontSenator FilmDark Castle Entertainment
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

Splice(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

03/06/2010
•
12
•
1heure 44min
5.9 / 10
“Ce n'est pas humain… pas entièrement.”

Splice est réalisé par Vincenzo Natali, cinéaste canadien connu pour avoir signé auparavant le film de science-fiction à petit budget Cube en 1997, qui l’a fait repérer dans les circuits de festivals et de genre (Source : Wikipédia, 2009). Le scénario est coécrit par Vincenzo Natali, Antoinette Terry Bryant et Doug Taylor, les trois auteurs étant crédités au générique pour l’élaboration d’un récit qui combine spéculation scientifique et horreur psychologique dans un décor essentiellement confiné de laboratoire et de ferme isolée (Source : IMDb, 2010). Le film est une coproduction impliquant notamment le Canada, la France et les États‑Unis, avec un budget estimé à 30 millions de dollars, ce qui le place dans une zone intermédiaire entre production indépendante ambitieuse et cinéma de studio de moyenne envergure (Source : IMDb, 2010 ; Wikipédia, 2009). Sur le plan technique, la direction de la photographie s’appuie sur des décors industriels épurés et des espaces ruraux plus organiques, l’ensemble étant complété par des effets spéciaux numériques et des maquillages prosthétiques destinés à matérialiser l’évolution corporelle de Dren, figure centrale de l’imaginaire visuel du film (Source : Wikipédia, 2009). La durée du long métrage s’établit à 104 minutes, format standard qui permet un développement progressif des enjeux scientifiques et dramatiques tout en conservant une structure narrative resserrée autour d’un nombre limité de personnages (Source : ScreenRant, 2024).

Intrigue et enjeux thématiques

L’intrigue s’ouvre sur Clive Nicoli et Elsa Kast, deux ingénieurs généticiens travaillant pour la société N.E.R.D. (Nucleic Exchange Research and Development), où ils conçoivent des hybrides animaux destinés à la production de protéines thérapeutiques, incarnés à l’écran par deux créatures vermiformes appelées Fred et Ginger (Source : Wikipédia, 2009 ; Discover Magazine, 2010). Lorsque leurs supérieurs, Joan Chorot et William Barlow, leur interdisent d’intégrer de l’ADN humain dans leurs prochains essais et les somment de se concentrer sur l’exploitation commerciale des résultats déjà obtenus, les chercheurs décident de poursuivre en secret leur ambition de créer un hybride humanoïde (Source : Wikipédia, 2009). Le résultat est la naissance de Dren, créature femelle au développement accéléré, d’abord traitée comme un organisme de laboratoire avant d’être progressivement perçue comme un être doté d’émotions et de capacités cognitives complexes, ce qui brouille la frontière entre objet d’étude et sujet quasi humain (Source : Wikipédia, 2009 ; Discover Magazine, 2010). Parallèlement, le film met en scène la tension entre la curiosité scientifique, la pression économique de l’industrie biotechnologique et les dilemmes éthiques liés à la création d’un être vivant partiellement humain, en s’appuyant sur des motifs récurrents de transgression, de secret et de contrôle du corps (Source : BBC, 2010 ; Discover Magazine, 2010). Les mutations physiques de Dren, notamment l’apparition de ailes et d’un appendice caudal venimeux, alimentent un registre de body horror qui sert de vecteur aux questions d’appropriation du vivant et de responsabilité des créateurs face à leur création (Source : BBC, 2010 ; Wikipédia, 2009).

Distribution principale et interprétations

La distribution repose sur un trio central d’interprètes : Adrien Brody incarne Clive Nicoli, scientifique dont la prudence initiale face au projet d’hybride humain se heurte à l’insistance de sa partenaire, tandis que Sarah Polley interprète Elsa Kast, chercheuse plus déterminée à franchir les limites du protocole pour mener l’expérience à terme (Source : IMDb, 2010 ; Wikipédia, 2009). Delphine Chanéac prête ses traits à Dren à l’âge adulte, combinant performance physique et travail de maquillage numérique pour donner corps à un personnage qui oscille entre vulnérabilité, agressivité et altérité radicale, au croisement du registre humain et animal (Source : IMDb, 2010 ; BBC, 2010). Le casting secondaire comprend notamment Brandon McGibbon dans le rôle de Gavin Nicoli, collègue de laboratoire, Simona Maicanescu dans celui de Joan Chorot, dirigeante de la société, et David Hewlett en William Barlow, figure managériale qui incarne la logique économique de l’entreprise (Source : IMDb, 2010 ; Wikipédia, 2009). Le personnage de Dren enfant est interprété par Abigail Chu, ce qui permet au film de montrer différentes étapes de l’évolution de la créature, depuis la phase larvaire jusqu’à la configuration humanoïde plus développée (Source : IMDb, 2010 ; Wikipédia, 2009). L’ensemble de la distribution contribue à centrer le récit sur un nombre réduit de protagonistes, ce qui renforce la dimension de huis clos scientifique et le caractère intimiste des dynamiques de pouvoir et de dépendance qui se nouent autour de Dren (Source : Wikipédia, 2009).

Contexte scientifique et ancrage dans les débats sur le vivant

Splice s’inscrit dans un contexte où les débats autour du génie génétique, des OGM et de la possibilité de chimères interespèces occupent une place croissante dans l’espace public et scientifique, en particulier à la fin des années 2000 (Source : Discover Magazine, 2010). Le film mobilise le principe du « gene splicing », c’est‑à‑dire l’assemblage de segments d’ADN provenant d’organismes différents, technique bien connue des biologistes moléculaires même si la création d’hybrides stables et viables, notamment impliquant de l’ADN humain, demeure hautement problématique dans la réalité (Source : Discover Magazine, 2010 ; BBC, 2010). Des analyses scientifiques publiées à l’occasion de la sortie du film soulignent que, contrairement à l’idée d’une difficulté intrinsèque à combiner l’ADN de différentes espèces, le principal obstacle réside dans la stabilité et la viabilité des organismes créés, plus que dans l’acte technique de fusion des séquences génétiques (Source : BBC, 2010). Par ailleurs, le long métrage dramatise les enjeux éthiques entourant les chimères humain-animal, domaine où des encadrements légaux et des comités d’éthique existent dans plusieurs pays, alors même que le film met en scène la transgression délibérée de ces cadres par des chercheurs isolés dans un environnement semi‑privé (Source : Discover Magazine, 2010). De ce point de vue, l’œuvre se situe dans la continuité d’un cinéma de science-fiction qui interroge les relations de pouvoir entre science, industrie et régulation, en utilisant la figure de la créature hybride comme catalyseur des inquiétudes et des interrogations contemporaines sur les frontières du vivant (Source : Discover Magazine, 2010 ; BBC, 2010).

Accueil critique, diffusion et réception publique

À sa sortie, Splice reçoit un accueil globalement favorable de la part d’une partie de la critique spécialisée, comme en témoigne un score certifié « Fresh » de 75% sur le Tomatometer de Rotten Tomatoes, tandis que le public se montre plus partagé, avec un indicateur Popcornmeter autour de 37% (Source : ScreenRant, 2024). Sur le plan commercial, le film engrange environ 17,01 millions de dollars en Amérique du Nord et près de 26,86 à 27,12 millions de dollars dans le monde, pour un budget estimé à 30 millions de dollars, ce qui conduit plusieurs sources à le qualifier d’échec ou de contre‑performance au box‑office (Source : IMDb, 2010 ; Wikipédia, 2009 ; ScreenRant, 2024). En France, Splice réunit un peu plus de 220 000 spectateurs en salles, selon les chiffres de fréquentation recensés par AlloCiné et par la page francophone du film, ce qui témoigne d’une diffusion modérée dans le circuit national (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2009). Divers articles reviennent sur la réception contrastée du film, soulignant que certaines séquences, notamment d’ordre sexuel impliquant la créature, ont suscité la controverse et ont pu limiter son attractivité auprès d’un public plus large, tout en contribuant à son positionnement ultérieur comme objet de curiosité dans le champ du cinéma de genre (Source : ScreenRant, 2024). Plusieurs années après sa sortie, certains commentateurs le décrivent comme un film de science-fiction horrifique ayant développé un statut de petit film culte auprès d’un noyau de spectateurs intéressés par les thématiques de l’expérimentation génétique et du body horror, malgré ses résultats commerciaux initiaux décevants (Source : ScreenRant, 2024 ; Discover Magazine, 2010).

Parcours en festivals et positionnement dans le cinéma de genre

Splice est présenté dans plusieurs manifestations internationales, notamment dans des contextes où le cinéma de genre et la science-fiction occupent une place privilégiée, ce qui accompagne son positionnement comme œuvre intermédiaire entre film d’horreur et réflexion spéculative sur les biotechnologies (Source : Wikipédia, 2009). Le film s’inscrit dans la continuité des travaux antérieurs de Vincenzo Natali, qui s’est fait connaître par une approche minimaliste du décor et une prédilection pour les situations de confinement, comme en témoigne Cube, régulièrement cité dans les dossiers de presse et les analyses critiques entourant la sortie de Splice (Source : Wikipédia, 2009). Dans le paysage du cinéma de science-fiction du tournant des années 2010, le long métrage apparaît comme une contribution à la relecture contemporaine du mythe du savant créateur et de la créature, en dialogue avec des références classiques tout en s’adossant au vocabulaire de la génétique moderne (Source : Discover Magazine, 2010). Plusieurs commentateurs soulignent également la place accordée à la dynamique de couple au sein du récit, où la relation entre les deux scientifiques structure la progression dramatique autant que la trajectoire de Dren, ce qui distingue le film d’un traitement purement techno‑centré du sujet (Source : Discover Magazine, 2010 ; ScreenRant, 2024). La combinaison de ces éléments contribue à inscrire Splice dans un segment du cinéma de genre qui privilégie la dimension conceptuelle et les enjeux éthiques autant que les effets de choc visuels, en dépit de sa performance mitigée en salle (Source : ScreenRant, 2024 ; Discover Magazine, 2010).

Critique sur Splice

5.9 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Où regarder en streaming Splice

Splice est disponible en streaming par abonnement sur HBO Max et HBO Max Amazon Channel, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Splice figurent Clive, interprété par Adrien Brody, Elsa, interprété par Sarah Polley et Dren, interprété par Delphine Chanéac. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes