« Le vent tourne » est un long métrage de fiction classé comme **drame**, coproduit par la Suisse, la France et la Belgique et sorti en 2018 (Source : Swiss Films, 2018 ; Wikipédia, 2018). Le film est réalisé par la cinéaste suisse Bettina Oberli, également coscénariste, déjà repérée dans son pays pour des œuvres comme « Les mamies ne font pas dans la dentelle » (« Die Herbstzeitlosen »), succès du box-office helvétique en 2006 (Source : Le Monde, 2018 ; Wikipédia, 2018). Le scénario est signé Bettina Oberli et Antoine Jaccoud, avec la collaboration de Céline Sciamma, ce qui inscrit le projet dans une écriture attentive aux trajectoires intimes et aux enjeux de genre (Source : Wikipédia, 2018 ; Swiss Films, 2018).
La direction de la photographie est assurée par Stéphane Kuthy, tandis que le montage est confié à Pauline Gaillard, et la musique originale à Arnaud Rebotini, compositeur français associé à plusieurs projets de cinéma d’auteur (Source : Wikipédia, 2018). Le film est produit par **Rita Productions** (Suisse) et Silex Films (France), avec la participation de Versus Production (Belgique), ainsi que des diffuseurs suisses RTS, SSR et Teleclub (Source : Wikipédia, 2018 ; Swiss Films, 2018). En France, la distribution en salles est assurée par ARP Sélection, tandis que Filmcoopi prend en charge l’exploitation en Suisse, ce qui ancre le film dans un réseau de distribution orienté vers le cinéma d’auteur européen (Source : Wikipédia, 2018). La durée du long métrage est de 86 à 87 minutes selon les sources, et la langue originale est le français, confirmant son inscription dans le paysage francophone (Source : Swiss Films, 2018 ; Wikipédia, 2018).
Intrigue et thématiques
L’intrigue se déroule dans une ferme isolée du Jura, où Pauline et Alex, un jeune couple de paysans, ont fait le choix d’une vie en quasi autarcie, en harmonie avec la nature et en marge du consumérisme (Source : Le Monde, 2018 ; Swiss Films, 2018 ; Rita Productions, 2018). Pauline élève ses bêtes dans le respect de la nature, en limitant les interventions médicamenteuses et en refusant une logique productiviste, ce qui situe le film dans une réflexion sur les pratiques agricoles alternatives (Source : Le Monde, 2018 ; Wikipédia, 2018). Le couple nourrit un projet d’**autonomie** énergétique en décidant d’installer une éolienne sur ses terres, censée garantir une indépendance totale vis-à-vis du réseau électrique (Source : Swiss Films, 2018 ; Le Figaro, 2018).
L’arrivée de Samuel, ingénieur chargé de l’installation de l’éolienne, introduit une tension progressive dans la dynamique du couple, à la fois sur le plan affectif et idéologique (Source : Le Figaro, 2018 ; Le Monde, 2018). Au fil du chantier, Pauline se trouve troublée par ce nouvel interlocuteur, dont la présence conduit à interroger la solidité du projet commun construit avec Alex et la cohérence de leurs valeurs (Source : Le Figaro, 2018 ; Swiss Films, 2018). L’éolienne devient, dans le récit, une métaphore des bouleversements à l’œuvre : elle incarne autant l’espoir d’un modèle énergétique plus vert que la possible destruction d’un équilibre intime et d’un idéal rural (Source : Le Figaro, 2018 ; Le Monde, 2018). Le film croise ainsi questionnements écologiques, enjeux de ruralité contemporaine et exploration d’un triangle amoureux, en privilégiant une approche sensible des contradictions entre idéologie et réalité vécue (Source : Le Figaro, 2018 ; Le Monde, 2018).
Distribution artistique
Le rôle principal de Pauline est interprété par l’actrice française Mélanie Thierry, dont le personnage porte l’essentiel des dilemmes affectifs et politiques du récit (Source : Wikipédia, 2018 ; AlloCiné, 2018). Alex, son compagnon, est incarné par Pierre Deladonchamps, comédien remarqué notamment dans « L’Inconnu du lac » d’Alain Guiraudie, ce qui renforce l’ancrage du film dans un certain paysage du cinéma d’auteur francophone (Source : Le Monde, 2018 ; AlloCiné, 2018). L’ingénieur Samuel, figure extérieure qui vient perturber l’équilibre du couple, est joué par le Portugais Nuno Lopes, déjà présent dans plusieurs productions européennes, ce qui confère au casting une dimension transnationale (Source : Le Monde, 2018 ; Wikipédia, 2018).
Le film met également en scène le personnage de Galina, une jeune fille venue de la région de Tchernobyl pour se ressourcer à la campagne, interprétée par Anastasia Shevtsova (Source : Le Monde, 2018). Sa présence introduit un écho discret aux conséquences durables des catastrophes nucléaires, tout en offrant à Pauline une forme de miroir et de contrepoint dans son cheminement personnel (Source : Le Monde, 2018). Autour de ce quatuor, des personnages secondaires gravitent dans l’espace rural, mais le dispositif narratif reste centré sur le huis clos à ciel ouvert de la ferme et des interactions entre ces figures, ce que soulignent les différents synopsis officiels (Source : Swiss Films, 2018 ; Rita Productions, 2018). La distribution contribue ainsi à articuler enjeux intimes et dimensions géopolitiques ou environnementales, sans multiplier les arcs secondaires (Source : Le Monde, 2018 ; Swiss Films, 2018).
Contexte de sortie et diffusion
« Le vent tourne » est présenté en 2017 au Festival du film francophone d’Angoulême, où il figure parmi les œuvres programmées et bénéficie d’une visibilité dans un cadre dédié au cinéma francophone contemporain (Source : Première, 2018). Le film sort ensuite en salles en France le 26 septembre 2018, comme l’indiquent plusieurs supports promotionnels et articles de presse, notamment ceux du Figaro et du Monde (Source : Le Figaro, 2018 ; Le Monde, 2018 ; AlloCiné, 2018). En Suisse, sa diffusion s’organise à partir de 2018 sous l’intitulé international « With the Wind », ce titre étant employé dans les bases de données internationales telles que Swiss Films (Source : Swiss Films, 2018).
Le film circule dans les réseaux de festivals et de cinéma d’auteur, soutenu par ses sociétés de production et par des partenaires de diffusion publics comme la RTS et la SSR, ce qui lui offre une exposition sur les marchés suisses et francophones (Source : Swiss Films, 2018 ; Wikipédia, 2018). La durée relativement courte du long métrage, autour de 86 à 87 minutes, s’inscrit dans un format classique pour un drame rural centré sur un nombre restreint de personnages (Source : Swiss Films, 2018 ; Wikipédia, 2018). Le choix d’un tournage en langue française et d’une coproduction tripartite reflète par ailleurs une stratégie de circulation transfrontalière propre à de nombreuses œuvres issues de la production suisse contemporaine (Source : Swiss Films, 2018). Enfin, l’adoption du titre anglais « With the Wind » pour l’international vise à faciliter son repérage dans les catalogues et marchés du film (Source : Swiss Films, 2018 ; Wikipédia, 2018).
Accueil critique et place dans l’œuvre de Bettina Oberli
Dans la presse française, « Le vent tourne » reçoit un accueil nuancé, oscillant entre l’intérêt pour ses thématiques et des réserves sur certains choix dramaturgiques (Source : AlloCiné, 2018 ; Le Monde, 2018). La note moyenne affichée sur AlloCiné, établie à partir de plusieurs critiques de presse françaises, est de 2,6 sur 5, ce qui situe le film dans une réception intermédiaire (Source : AlloCiné, 2018). Le Monde souligne la construction d’un « drame sentimental » articulé à une critique du capitalisme et à une réflexion sur l’alternative écologique, en insistant sur la place centrale de l’éolienne comme protagoniste symbolique (Source : Le Monde, 2018). Le Figaro met l’accent sur la dimension passionnelle et sur la métaphore que représente l’éolienne, envisagée comme un signe de changement et d’irruption dans un monde rural a priori idyllique (Source : Le Figaro, 2018).
Des médias spécialisés, tels que Mondociné ou Bulles de Culture, décrivent le film comme un drame rural à tonalité philosophique, relevant notamment sa volonté de traiter avec subtilité les contradictions entre idéaux écologiques et réalités humaines, même si certains commentateurs estiment que cette approche peut atténuer l’intensité dramatique (Source : Mondociné, s.d. ; Bulles de Culture, s.d.). Dans la filmographie de Bettina Oberli, « Le vent tourne » s’inscrit dans une continuité thématique autour de personnages féminins confrontés à des transformations sociales et intimes, prolongeant le travail amorcé dans « Les mamies ne font pas dans la dentelle » tout en l’orientant davantage vers des enjeux environnementaux (Source : Le Monde, 2018 ; Wikipédia, 2018). Le film participe ainsi au paysage des fictions européennes qui interrogent la ruralité contemporaine, la transition énergétique et les modèles de vie alternatifs, sans se positionner dans un registre militant explicite (Source : Le Monde, 2018 ; Le Figaro, 2018 ; Swiss Films, 2018).
Critique sur Le vent tourne
Où regarder en streaming Le vent tourne
Le vent tourne est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, à la location sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Le vent tourne figurent Pauline, interprété par Mélanie Thierry, Alex, interprété par Pierre Deladonchamps et Samuel, interprété par Nuno Lopes. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.























