Produit en 2013, The Magic Bracelet est un court métrage américain de 18 minutes mêlant aventure, fantastique et récit initiatique, centré sur l’amitié de deux adolescentes confrontées à la maladie grave. Le film suit Angela et Ashley, meilleures amies, reliées par un bracelet totem qui appartenait à une jeune fille décédée des suites d’une maladie mitochondriale, la même pathologie qu’affronte l’une d’elles, et qui devient le catalyseur d’un parcours à la fois intime et légèrement **fantastique**, ponctué par la présence d’un chien obsédé par le fromage (Source : IMDb, 2013 ; Make A Film Foundation, s.d.). À travers ce dispositif narratif, l’œuvre met en scène l’expérience de la maladie chronique à l’adolescence, la solidarité familiale et la fidélité à une promesse, sans recourir au mélodrame explicite (Source : IMDb, 2013 ; Make A Film Foundation, s.d.). Par ailleurs, le film est indissociable de son contexte de production : il est issu d’un vœu formulé par la jeune scénariste Rina Goldberg, décédée à 15 ans d’une maladie mitochondriale, dont la volonté explicite était que sa mère « prenne soin » de son film (Source : Make A Film Foundation, s.d. ; Drexel Theatre press release, 2016). Cette genèse confère au projet une dimension de témoignage et de transmission, tout en l’inscrivant dans une démarche de sensibilisation aux maladies rares (Source : Make A Film Foundation, s.d. ; Drexel Theatre press release, 2016).
Genèse du projet et contexte de production
The Magic Bracelet trouve son origine dans le scénario écrit par Rina Goldberg, adolescente américaine atteinte d’une maladie mitochondriale, qui meurt en décembre 2010 à l’âge de 15 ans après avoir formulé, sur son lit d’hôpital, le souhait que sa mère veille à la concrétisation de son film (Source : Drexel Theatre press release, 2016 ; Make A Film Foundation, s.d.). Cette même année, la fondation américaine Make A Film Foundation, basée à Los Angeles, se saisit du projet afin de transformer ce texte en court métrage professionnel, conformément à sa mission de réaliser des films avec et pour des jeunes gravement malades (Source : Make A Film Foundation, s.d.). En parallèle, la productrice et fondatrice de l’organisation, Tamika Lamison, coordonne une équipe de cinéma confirmée autour du projet, mobilisant des talents issus de l’industrie hollywoodienne pour encadrer et accompagner la vision de Rina Goldberg (Source : Drexel Theatre press release, 2016 ; Make A Film Foundation, s.d.). Le réalisateur Jon Poll, connu notamment pour son travail sur le long métrage Charlie Bartlett, est choisi pour mettre en scène le court métrage et structurer le récit dans un format d’environ 18 minutes (Source : FDB, 2013 ; IMDb, 2013). Le scénario initial de Rina Goldberg est ensuite adapté pour l’écran par la scénariste Diablo Cody, lauréate d’un Oscar pour Juno, qui intervient ici comme adaptatrice afin de transposer l’imaginaire de l’adolescente dans un cadre narratif cinématographique tout en conservant ses enjeux thématiques (Source : Make A Film Foundation, s.d. ; IMDb, 2013).
Intrigue et thèmes abordés
L’intrigue s’articule autour d’un bracelet « magique » qui relie mystérieusement deux meilleures amies, Angela et Ashley, ainsi qu’un chien obsédé par le fromage, introduisant une dimension ludique dans un récit marqué par la maladie grave (Source : IMDb, 2013 ; IMDb – Plot Summary, 2025). Quand Ashley hérite de ce bracelet totem, transmis par une amie décédée d’une maladie mitochondriale, la même affection qu’elle combat elle-même, le récit déploie une quête ponctuée d’éléments **fantastiques** orientés vers la découverte de soi, la famille et les liens d’amitié (Source : IMDb, 2013 ; Make A Film Foundation, s.d.). En parallèle, le film montre comment l’objet symbolique devient un vecteur de résilience, offrant une médiation entre la mémoire de l’amie disparue, la peur de la maladie et le maintien d’une vie quotidienne adolescente, entre humour discret et gravité du sujet (Source : IMDb – Plot Summary, 2025 ; Drexel Theatre press release, 2016). Quelques années plus tard, lors de projections accompagnées de débats, ce même dispositif narratif est fréquemment présenté comme un moyen de sensibilisation aux maladies mitochondriales, en mettant en avant les enjeux de visibilité pour des pathologies rares souvent méconnues du grand public (Source : Drexel Theatre press release, 2016 ; Mito Foundation – post Facebook, s.d.). Sans recourir à une approche documentaire, le court métrage adopte ainsi une forme de fable contemporaine qui met en tension imaginaire et réalité médicale, et propose un regard familial sur la maladie chronique (Source : Make A Film Foundation, s.d. ; IMDb, 2013).
Fiche artistique, technique et distribution
The Magic Bracelet est réalisé par Jon Poll, qui signe ici un court métrage mêlant aventure, famille et fantastique, avec une durée d’environ 18 minutes et un tournage en langue anglaise, aux États-Unis (Source : IMDb, 2013 ; FDB, 2013). Le scénario est crédité à Diablo Cody et Rina Goldberg, la première en tant qu’adaptatrice de l’histoire écrite par la seconde, dont la paternité du projet est mise en avant par la fondation productrice (Source : IMDb, 2013 ; Make A Film Foundation, s.d.). Le film aligne au générique plusieurs comédien·nes identifiés avec le cinéma et les séries américaines, parmi lesquels figurent notamment Kaitlin Doubleday, Scarlett Estevez et Shawn Wayne Klush, cités en tête de casting sur les bases de données spécialisées (Source : IMDb, 2013 ; IMDb – version espagnole, 2013). Par ailleurs, différents documents promotionnels et interviews mentionnent la participation d’interprètes connus tels que Hailee Steinfeld, J.K. Simmons, Jackson Rathbone et James Van Der Beek, dans le cadre de la collaboration avec Make A Film Foundation, même si ces informations apparaissent principalement dans les supports de communication et non dans la fiche résumée des bases de données (Source : YouTube – OIFF Red Carpet Interview, 2016 ; Make A Film Foundation, s.d.). D’un point de vue technique, le film est présenté en couleur, dans un format compatible avec une diffusion en festival ou en séance spéciale, et se situe dans les genres « Adventure », « Family », « Fantasy » et « Short », selon la classification de la base IMDb (Source : IMDb, 2013). Distribué notamment via des projections associatives, des festivals et, ponctuellement, des plateformes de streaming limitées dans le temps, le court métrage circule en parallèle comme outil de sensibilisation au sein d’événements caritatifs et de structures de santé (Source : Drexel Theatre press release, 2016 ; Mito Foundation – post Facebook, s.d.).
Réception critique, parcours en festivals et distinctions
Sur IMDb, The Magic Bracelet obtient une note moyenne située autour de 8,4–8,5/10, fondée sur un peu plus d’une centaine de votes, ce qui témoigne d’un accueil globalement favorable de la part des spectateurs qui ont noté le film sur cette plateforme (Source : IMDb, 2013 ; IMDb – version espagnole, 2013). La fiche IMDb recense par ailleurs un total de deux récompenses et six nominations, sans détailler systématiquement chaque prix, ce qui indique un parcours en festivals spécialisé dans le court métrage ou dans les œuvres engagées auprès de jeunes malades (Source : IMDb, 2013). Ainsi, lors de l’édition 2015 de l’Oceanside International Film Festival (OIFF), le film et la démarche de Rina Goldberg reçoivent un Awareness Award, récompense explicitement associée à la sensibilisation au sujet de la maladie mitochondriale et à l’impact du projet sur le public (Source : YouTube – OIFF Red Carpet Interview, 2016 ; OIFF site via description, 2016). En parallèle, des projections spéciales, comme la première de l’Ohio organisée au Drexel Theatre en septembre 2016, sont accompagnées de débats et de tables rondes avec les parents de Rina Goldberg, la productrice Tamika Lamison et des spécialistes de santé, ce qui renforce la dimension pédagogique du film (Source : Drexel Theatre press release, 2016). Quelques années plus tard, la mise à disposition temporaire du court métrage en streaming gratuit, relayée par des organisations de patients comme la Mito Foundation, permet d’élargir son audience auprès des communautés concernées par les maladies mitochondriales et de prolonger son usage dans un contexte de sensibilisation (Source : Mito Foundation – post Facebook, s.d.). Si la critique spécialisée au sens strict reste peu documentée dans les grandes publications généralistes, la réception qui transparaît à travers les festivals, associations et bases de données met en avant l’importance du projet comme véhicule de visibilité pour une maladie rare, et comme prolongement de l’héritage artistique de Rina Goldberg (Source : Drexel Theatre press release, 2016 ; Make A Film Foundation, s.d.).
Portée symbolique et inscription dans le paysage des courts métrages engagés
The Magic Bracelet s’inscrit dans la catégorie des courts métrages réalisés à partir d’initiatives caritatives, où des professionnels du cinéma se mettent au service d’un récit imaginé par un jeune patient, avec un rôle actif de celui-ci dans la conception de l’histoire et parfois dans l’interprétation (Source : Make A Film Foundation, s.d. ; Drexel Theatre press release, 2016). Dans ce cadre, le film met en scène de manière indirecte la maladie mitochondriale, sans recourir à un discours médical explicite, mais en construisant une métaphore de la continuité du lien entre vivants et disparus à travers le bracelet et la quête qu’il déclenche (Source : IMDb – Plot Summary, 2025 ; Make A Film Foundation, s.d.). Par ailleurs, la collaboration entre une scénariste oscarisée comme Diablo Cody et le texte initial de Rina Goldberg souligne la volonté de donner à ce projet un cadre professionnel, tout en respectant le regard adolescent porté sur la maladie et la vie quotidienne (Source : IMDb, 2013 ; Make A Film Foundation, s.d.). Cette même année et les suivantes, la visibilité du court métrage dans les festivals et événements de sensibilisation contribue à l’inscrire dans un mouvement plus large de films engagés autour de la représentation des maladies rares, où le registre de la fiction familiale et **fantastique** se substitue à la forme documentaire (Source : Drexel Theatre press release, 2016 ; YouTube – OIFF Red Carpet Interview, 2016). À travers cette dynamique, l’œuvre fonctionne à la fois comme récit autonome, accessible à un public familial, et comme support symbolique pour prolonger le message de Rina Goldberg, dont la phrase « Love life, dream big, be positive » est reprise dans un documentaire compagnon sur la genèse du film et sur son combat contre la maladie (Source : Drexel Theatre press release, 2016 ; Love Life, Dream Big, Be Positive – documentary mention, 2016).
Critique sur The Magic Bracelet
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de The Magic Bracelet figurent Angela, interprété par Hailee Steinfeld, Ashley, interprété par Bailee Madison et The Shaman, interprété par J.K. Simmons. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






