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Love Away - Image de fond
Love Away (2009) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
Mammoth
Budget
10 000 000,00 $
Revenus
2 033 946,00 $
Classification
nr
Pays d’origine
DK, DE, SE
Sorties en France
  • Cinéma : 08/09/2014
Sociétés de production
Audio
English, Deutsch, Tagalog, ภาษาไทย
Pays producteurs
Mots-clés

Love Away(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

19/01/2009
•
nr
•
2heure 5min
6.2 / 10

Love Away est réalisé par le cinéaste suédois Lukas Moodysson, qui en signe également le scénario, et dont il s’agit du premier film tourné majoritairement en anglais après des œuvres comme Tillsammans et Lilja 4-ever (Source : IMDb, 2009). Le film est présenté comme un drame psychologique et sentimental, d’une durée d’environ 2 h 05, tourné en couleur au format 2,35:1, avec un mixage sonore en DTS et Dolby Digital (Source : IMDb – Technical Specs, 2009). La distribution réunit Gael García Bernal dans le rôle de Leo, Michelle Williams dans celui d’Ellen, ainsi que Marife Necesito, Sophie Nyweide et Tom McCarthy dans des seconds rôles centraux pour l’architecture du récit (Source : IMDb, 2009). Tourné en partie à New York et en Thaïlande, le film repose sur une production internationale qui associe notamment des sociétés suédoises et des partenaires américains, ce qui se reflète dans la circulation des personnages entre plusieurs continents (Source : IMDb, 2009). Sa sortie en France s’accompagne d’une exploitation en DVD et Blu-ray sous le titre Love Away, édité par Condor Entertainment, qui contribue à installer ce nouvel intitulé sur le marché francophone (Source : DVDFr, 2014).

Synopsis et enjeux narratifs

Le récit s’organise autour d’Ellen, chirurgienne urgentiste à New York, et de Leo, créateur d’une entreprise de jeux vidéo en forte croissance, parents d’une fillette, Jackie, confiée au quotidien à la garde de Gloria, une nounou originaire des Philippines (Source : DVDFr, 2014 ; IMDb, 2009). Tandis qu’Ellen enchaîne les gardes à l’hôpital, Leo doit se rendre en Asie pour négocier un contrat majeur lié à l’industrie du jeu, un voyage d’affaires qui le conduit d’abord à Singapour puis à Bangkok, où les tractations s’éternisent (Source : IMDb, 2009 ; DVDFr, 2014). Parallèlement, le film s’attache à la situation de Gloria, qui a laissé derrière elle ses deux enfants dans son pays d’origine afin de financer la construction d’une maison, et dont le travail à New York conditionne la survie économique de sa famille restée aux Philippines (Source : IMDb, 2009). Le scénario juxtapose ainsi plusieurs espaces – l’appartement new-yorkais du couple, l’hôpital, les rues et plages thaïlandaises, le village philippin – pour mettre en regard des expériences de la parentalité marquées par la distance, l’absence physique et la délégation des soins aux enfants (Source : IMDb, 2009). Sans recourir au suspense au sens strict, la narration progresse par glissements entre ces différents foyers dramatiques, faisant émerger le motif de sacrifices professionnels et migratoires dont les conséquences dépassent les protagonistes eux-mêmes (Source : IMDb, 2009).

Personnages principaux et trajectoires

Leo, interprété par Gael García Bernal, est présenté comme un entrepreneur du numérique à la tête d’un site de jeux en ligne florissant, dont la réussite économique entraîne une série de déplacements et de responsabilités qui l’éloignent de sa famille et l’installent dans une forme de confort matériel ambivalent (Source : IMDb, 2009). Ellen, jouée par Michelle Williams, exerce comme chirurgienne aux urgences hospitalières, métier qui la confronte à une violence sociale quotidienne, notamment lorsqu’elle prend en charge un jeune patient poignardé par sa propre mère, événement qui la pousse à réévaluer son rapport à sa fille et à sa disponibilité affective (Source : IMDb, 2009). Gloria, la nounou philippine incarnée par Marife Necesito, occupe une position intermédiaire : elle assure la présence maternelle auprès de Jackie à New York, tout en maintenant à distance un lien fragile avec ses propres enfants, Salvador et son frère, restés aux Philippines dans une situation d’attente et de manque (Source : IMDb, 2009). Le personnage de Jackie, interprété par Sophie Nyweide, concentre la question de l’attachement : l’enfant développe une relation de proximité avec Gloria tout en restant la fille d’un couple absorbé par ses obligations professionnelles (Source : IMDb, 2009). En parallèle, le séjour de Leo en Thaïlande l’amène à croiser la route de Cookie, une jeune prostituée et mère, ce qui ajoute un quatrième axe à la réflexion du film sur les conditions matérielles dans lesquelles se joue le lien entre parents et enfants (Source : IMDb, 2009).

Thématiques et contexte socio-économique

Le film aborde de manière frontale les effets de la mondialisation des services domestiques, en mettant en scène une travailleuse migrante qui quitte les Philippines pour occuper un emploi de garde d’enfant au sein d’un foyer aisé new-yorkais, tandis que ses propres enfants grandissent sans elle (Source : IMDb, 2009). Il interroge aussi la place du travail dans les classes moyennes et supérieures urbaines, à travers la figure d’Ellen, absorbée par ses gardes à l’hôpital, et celle de Leo, dont l’activité dans l’industrie du jeu vidéo suppose des déplacements vers des hubs asiatiques comme Singapour ou Bangkok (Source : IMDb, 2009). La fragmentation géographique du récit – New York, Thaïlande, Philippines – contribue à inscrire l’intrigue dans un contexte plus large de circulation globale des capitaux et de la main-d’œuvre, où les liens familiaux se recomposent à distance via des transferts d’argent, des appels et des promesses de retour (Source : IMDb, 2009). En outre, le film met en parallèle des situations maternelles contrastées : Ellen et sa fille Jackie, Gloria et ses deux fils, la mère du jeune patient hospitalisé, ainsi que Cookie et son enfant, chacune incarnant une manière différente de concilier, ou non, responsabilité parentale et contraintes économiques (Source : IMDb, 2009). Cette structure en miroirs, adossée à un récit intimiste, s’inscrit dans un ensemble de films de la fin des années 2000 qui interrogent les effets concrets des inégalités mondiales sur la vie privée et les relations parents-enfants (Source : IMDb, 2009).

Production, diffusion et cadre technique

Sur le plan technique, Love Away est tourné avec des caméras et optiques Arriflex, dans un format large 2,35:1 qui permet de juxtaposer des intérieurs new-yorkais relativement confinés et des extérieurs thaïlandais plus ouverts, tout en conservant une continuité visuelle entre les différents lieux de l’action (Source : IMDb – Technical Specs, 2009). Le mixage sonore en DTS et Dolby Digital participe à une mise en scène qui privilégie les ambiances urbaines, hospitalières et nocturnes, sans recours systématique à des effets spectaculaires (Source : IMDb – Technical Specs, 2009). Le film bénéficie d’un budget d’environ 10 millions de dollars américains, pour un box-office mondial estimé à un peu plus de 2 millions de dollars, dont moins de 10 000 dollars sur le marché nord-américain, ce qui témoigne d’une diffusion relativement limitée en salles (Source : IMDb – Box Office, 2009). En France, l’édition vidéo assurée par Condor Entertainment propose le film sous le titre Love Away, avec une mise en avant du duo formé par Gael García Bernal et Michelle Williams sur la jaquette et dans le matériel promotionnel (Source : DVDFr, 2014). La circulation du film passe ainsi beaucoup par le support DVD/Blu-ray et par les programmations télévisuelles et plateformes, plus que par un succès initial en salle, ce que confirment les chiffres de recettes disponibles (Source : IMDb – Box Office, 2009).

Réception critique et parcours en festival

Love Away est présenté en 2009 au Festival international du film de Berlin, ce qui contribue à ancrer le long métrage de Lukas Moodysson dans le circuit des grands festivals européens déjà fréquenté par certains de ses films précédents (Source : YouTube – Bande-annonce Condor, 2009). La sélection berlinoise attire l’attention de la presse cinéphile et généraliste, qui relève notamment la manière dont le récit articule intimement des situations individuelles et des enjeux liés à la mondialisation et au travail des migrants (Source : IMDb, 2009). Sur la base des notes d’utilisateurs consultables, le film obtient une moyenne d’environ 6,8/10 sur plusieurs milliers de votes, ce qui indique une réception mitigée mais globalement favorable parmi les spectateurs ayant laissé une évaluation en ligne (Source : IMDb, 2009). Du côté de la critique spécialisée francophone, certains articles soulignent la place accordée au personnage d’Ellen et au jeu de Michelle Williams, mis en avant comme un point d’ancrage émotionnel du film, tout en relevant un certain déséquilibre entre les différents fils narratifs (Source : DVDFr, 2014). La carrière de Love Away reste toutefois relativement discrète sur le plan des récompenses, sans trace de palmarès majeur dans les bases de données consultées, ce qui le situe davantage comme un titre de festival et de vidéothèque que comme un succès de grande audience (Source : IMDb, 2009).

Place dans l’œuvre de Lukas Moodysson

Dans la filmographie de Lukas Moodysson, Love Away intervient après des titres comme Fucking Åmål, Tillsammans et Lilja 4-ever, qui avaient déjà exploré des thématiques liées à la jeunesse, aux rapports familiaux et aux conséquences intimes de systèmes sociaux et économiques plus vastes (Source : IMDb, filmography, 2009). Avec ce long métrage tourné en langue anglaise et porté par des acteurs internationaux comme Gael García Bernal et Michelle Williams, le cinéaste s’inscrit plus directement dans un registre de coproduction globale, tout en poursuivant une approche centrée sur des personnages vulnérables aux transformations du monde contemporain (Source : IMDb, 2009). Le recours à une structure narrative éclatée entre plusieurs pays prolonge, sous une autre forme, l’attention du réalisateur aux trajectoires migratoires et aux déséquilibres de pouvoir déjà présents dans Lilja 4-ever, mais en les transposant ici dans le cadre de familles aisées ou de classes moyennes urbaines (Source : IMDb, 2009). Sur le plan thématique, le film confirme l’intérêt de Moodysson pour les questions de parentalité, de responsabilité et de soin, régulièrement abordées dans son œuvre à travers des personnages féminins confrontés à des situations de précarité ou de surcharge émotionnelle (Source : IMDb, 2009). Ainsi, Love Away s’inscrit dans une continuité auteuriste tout en marquant une étape dans l’internationalisation de la carrière du réalisateur suédois, notamment via sa circulation dans un festival comme la Berlinale et son exploitation sous un titre distinct sur certains territoires, dont la France (Source : IMDb, 2009 ; YouTube – Bande-annonce Condor, 2009).

Critique sur Love Away

6.2 / 10
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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Love Away figurent Leo Vidales, interprété par Gael García Bernal, Ellen Vidales, interprété par Michelle Williams et Gloria, interprété par Marife Necesito. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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