A Muralha retrace les conflits du début du XVIIIe siècle dans le sertão paulista, à travers la famille du bandeirante Dom Braz Olinto, installée à la fazenda Lagoa Serena. Entourés par la serra do Mar, symbole de la "muralha" qui entrave les expéditions vers l'intérieur des terres, les Olinto affrontent les rivalités nées de la découverte des mines d'or. L'arrivée d'une nièce portugaise et les amours contrariés des enfants tissent une intrigue mêlée aux tensions historiques entre paulistes et emboabas.
Production et diffusion
A Muralha est une telenovela brésilienne produite par la TV Excelsior, diffusée du 9 juillet 1968 au 21 mars 1969, à 19h30, pour un total de 216 épisodes. Écrite par Ivani Ribeiro d'après le roman homonyme de Dinah Silveira de Queiroz publié en 1954, elle est réalisée par Gonzaga Blota et Sérgio Britto. (Source : Wikipédia, 2024 ; IMDb, 2024)
Ce projet représente une superproduction pour l'époque, avec un budget mensuel initial de 200 millions de cruzeiros, qualifié de fortune par les contemporains. Des décors ambitieux sont érigés, comme une réplique du port de Santos du XVIIIe siècle à Carapicuíba, dans la Grande São Paulo, pour accueillir le navire portugais de la nièce Cristina. Par ailleurs, des scènes de bataille mobilisent jusqu'à 400 figurants, surpassant les standards du cinéma national selon les témoins. (Source : Teledramaturgia, 2024)
Diffuse en noir et blanc, la série innove par son usage intensif d'extérieurs et de reconstitutions historiques précises, y compris les costumes. Seuls les épisodes 129 et 130 subsistent aujourd'hui, conservés par la TV Cultura, comme l'a révélé le chercheur Gabriel Yudenich en 2025. Cette œuvre marque les débuts des telenovelas quotidiennes au Brésil, après des adaptations antérieures plus modestes en 1958 et 1963. (Source : Wikipédia, 2024 ; Observatório da TV, 2024)
Intrigue et contexte historique
L'intrigue se déroule au début du XVIIIe siècle, dans le sertão paulista, où la famille Olinto incarne les bandeirantes explorateurs. Dom Braz, chef de bandeiras parties à la conquête de terres et de mines d'or, dirige la fazenda Lagoa Serena cernée par la serra, obstacle métaphorique aux incursions intérieures. Ses enfants – Leonel, Basília, Tiago, Rosália – et nièces Isabel et Cristina naviguent entre amours familiales et menaces extérieures. (Source : Teledramaturgia, 2024)
La trame illustre la Guerre des Emboabas, conflit entre paulistes, premiers conquérants des mines, et emboabas – forasteros baianos, portugais et autres cherchant à s'approprier ces richesses. Rosália s'éprend de l'aventurier Bento Coutinho, figure adverse, provoquant des déchirements familiaux. Isabel, élevée parmi les indigènes, seconde Dom Braz dans ses expéditions, tandis que Cristina dispute Tiago à sa cousine. (Source : IMDb, 2024 ; Wikipédia, 2024)
Le roman source de Dinah Silveira de Queiroz, paru pour les 400 ans de São Paulo, célèbre l'expansion bandeirante dans un esprit ufanista. La série intègre ainsi des faits historiques comme les expéditions contre les obstacles naturels et humains, sans altérer le noyau novelistique. Des séquences clés, comme l'attaque indigène sur les femmes seules ou le siège de Ponta do Morro, recréent ces affrontements avec réalisme. (Source : Observatório da TV, 2024)
Distribution principale
Le casting réunit des acteurs phares de l'époque, avec Mauro Mendonça en patriarche Dom Braz Olinto, âgé d'environ 70 ans malgré ses 37 ans réels, grâce à un maquillage intensif. Fernanda Montenegro incarne Mãe Cândida, matriarche ferme. Rosamaria Murtinho prête vie à Isabel, nièce sauvage arborant perruque noire, lentilles colorées et jaguatirica pour se distinguer des indigènes. (Source : Teledramaturgia, 2024)
- Edgard Franco : Tiago Olinto
- Arlete Montenegro : Cristina de Godói
- Gianfrancesco Guarnieri : Leonel Olinto
- Nicette Bruno : Margarida Olinto
- Nathália Timberg : Basília Olinto
- Paulo Goulart : Bento Coutinho
- Maria Isabel de Lizandra : Rosália Olinto
- Stênio Garcia : Aimbé
Parmi les seconds rôles, Cleyde Yáconis apparaît en bandeirante incitant les femmes à la révolte, tandis que Silvio de Abreu, alors acteur, voit son personnage Abreu s'étoffer. Des indigènes d'Itanhaém authentifient les batailles, comme l'évoque Fernanda Montenegro. (Source : Wikipédia, 2024 ; Observatório da TV, 2024)
Réception et distinctions
A Muralha remporte le Troféu Imprensa de meilleure telenovela en 1968. Sérgio Britto et Gonzaga Blota sont primés meilleurs réalisateurs, Stênio Garcia meilleur acteur et Fernanda Montenegro meilleure actrice. Cette reconnaissance souligne l'ambition épique de la série, saluée pour ses reconstitutions et extérieurs innovants. (Source : Teledramaturgia, 2024)
Gianfrancesco Guarnieri loue la direction de Sérgio Britto, qui confère espace et réalisme aux scènes, habituant mal la télévision brésilienne à de telles productions. Arlete Montenegro évoque des décors sur deux niveaux impressionnant même Larry Hagman, visiteur américain ébahi par cette "superproduction télévisuelle". La presse note un résultat final mêlant histoire et drame intime avec précision. (Source : Observatório da TV, 2024)
En parallèle, la série élève les standards de la teledramaturgia, comme l'atteste Ismael Fernandes dans Memória da Telenovela Brasileira. Quelques années plus tard, elle inspire une minissérie Globo en 2000 par Maria Adelaide Amaral, transposée au XVIIe siècle. Son héritage persiste malgré la perte quasi totale des épisodes. (Source : Wikipédia, 2024)
Production technique et héritage
Les réalisateurs optent pour un style épique, priorisant batailles massives et extérieurs contre le quotidien des novelas usuelles. Une séquence de 20 minutes recrée le siège emboaba avec 400 personnes, niveau inédit pour le cinéma local. Des vrais indigènes d'Itanhaém authentifient les assauts, renforçant le réalisme historique des figurines et costumes. (Source : Teledramaturgia, 2024)
La musique inclut un compact de Paulo Goulart – Eu, Ela e o Amor et Linda Menina – plus thèmes instrumentaux de Manuel Marques comme A Muralha ou Festa em Lagoa Serena. Bien que perdue en grande partie, l'œuvre préfigure l'essor des superproductions télévisuelles brésiliennes. (Source : Wikipédia, 2024)
Ce projet consolide la TV Excelsior comme pionnière, avant sa fermeture en 1970. Il reflète un contexte culturel valorisant l'histoire nationale ufanista, dans les pas du roman de Queiroz. Des témoignages d'acteurs, comme Mauro Mendonça reprenant Dom Braz en 2000, soulignent sa portée durable. (Source : Observatório da TV, 2024)
Saisons
(1)Critique sur A Muralha
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de A Muralha figurent Dom Braz Olinto, interprété par Mauro Mendonça, Padre Fabiano, interprété par Alex André et Dom Guilherme Saltão, interprété par Serafim Gonzalez. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

















