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Gigola - Image de fond
Gigola (2010) - Affiche
Langue originale
French
Budget
14 000 000,00 $
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 06/06/2010
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs
Mots-clés

Gigola(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

06/06/2010
•
1heure 42min
3.4 / 10

Gigola est un film français réalisé par Laure Charpentier, sorti en France en 2011, et adapté de son propre roman publié en 1972, dans lequel elle mettait déjà en scène le personnage de George/Gigola dans le milieu lesbien parisien des années 1960 (Source : Wikipédia, 2011 ; Cineoutsider, 2011). La cinéaste signe ici son premier long métrage de fiction, associant son expérience d’écrivaine à une volonté de transposer à l’écran un univers de demi-monde féminin, inspiré par une sous-culture longtemps restée marginalisée dans les représentations audiovisuelles françaises (Source : Hollywood Glee, 2016 ; Unifrance, 2015). Le tournage s’inscrit dans une dynamique de production indépendante, avec un financement et une diffusion centrés sur les circuits d’art et essai, tout en s’appuyant sur un casting mêlant comédiens confirmés et visages issus de différents horizons du cinéma européen (Source : Unifrance, 2015 ; IMDb, 2011). Par ailleurs, la sortie du film intervient à un moment où les représentations LGBT gagnent en visibilité dans les festivals et les programmations spécialisées, ce qui facilite sa circulation dans plusieurs manifestations internationales ciblant ces thématiques (Source : Hollywood Glee, 2016 ; Mubi, 2023). Tout en restant une œuvre à budget modeste, Gigola trouve ainsi une place dans un paysage cinématographique intéressé par les récits de genre et les figures de marginalité, notamment en ce qui concerne les identités lesbiennes et androgynes (Source : Windy City Times, 2011 ; Student Film Reviews, 2011).

Intrigue et thématiques

Le récit s’ouvre en 1960 à Paris, où George, collégienne de 15 ans, vit une relation secrète et passionnée avec Sybil, une enseignante quadragénaire qui l’initie à la sexualité saphiques et aux codes d’un monde social plus adulte (Source : Unifrance, 2015 ; Hollywood Glee, 2016). Cette liaison, qui dure trois ans, prend fin brutalement avec le suicide de Sybil, événement qui pousse George, alors âgée de 19 ans, à décider de ne plus jamais aimer et à plonger dans une existence nocturne marquée par les excès et le refus des attaches affectives (Source : Unifrance, 2015 ; Student Film Reviews, 2011). Elle adopte alors l’identité de Gigola, s’habille en smoking, fréquente les bars et cabarets de Pigalle et devient une accompagnatrice prisée de femmes plus âgées et fortunées, auxquelles elle offre une présence codifiée par des jeux de pouvoir et de séduction (Source : IMDb, 2011 ; Cineoutsider, 2011). En parallèle, elle recrute et « façonne » d’autres jeunes femmes, dont Dany, qu’elle rebaptise Cora et soustrait à la sphère d’un gangster, Tony Pasquale, figure masculine qui incarne une forme d’autorité criminelle dans ce milieu (Source : Windy City Times, 2011 ; IMDb, 2011). Le film aborde ainsi des thématiques liées à la construction identitaire, aux rapports de domination économique et sexuelle, ainsi qu’aux tensions entre marginalité assumée et pression normative, notamment à travers l’itinéraire de Gigola entre clubs, relations tarifées, consultations psychiatriques et éventuelle maternité (Source : Mubi, 2023 ; Student Film Reviews, 2011).

Personnages principaux et interprètes

Le rôle de Gigola, alias George, est interprété par Lou Doillon, qui incarne ce personnage androgyne évoluant du statut de jeune élève amoureuse de sa professeure à celui de figure dominante de la nuit parisienne, distinguée par son allure masculine et son attitude distante (Source : IMDb, 2011 ; Hollywood Glee, 2016). La relation fondatrice avec Sybil est portée à l’écran par Ana Padrão, qui joue cette enseignante plus âgée, objet d’un amour adolescent intense et déclencheur du basculement de George après sa mort (Source : IMDb, 2011 ; Unifrance, 2015). Eduardo Noriega interprète Tony Pasquale, un Sicilien lié au milieu du banditisme, dont la trajectoire croise celle de Gigola et conduit à une dynamique de respect mutuel, puis à une relation qui questionne les frontières entre désir, pouvoir et compromis avec la norme hétérosexuelle (Source : IMDb, 2011 ; Windy City Times, 2011). Autour d’eux gravitent plusieurs figures féminines marquantes, parmi lesquelles Dany/Cora, jouée par Marie Kremer, que Gigola transforme et entraîne dans son univers, ainsi que Dominique, incarnée par Rossy de Palma, et Dolly, cabarettiste interprétée par Virginie Pradal, qui participent à la peinture d’un microcosme nocturne composite (Source : IMDb, 2011 ; Cineoutsider, 2011). Marisa Berenson apparaît dans le rôle de la mère de George, présence plus discrète mais structurante, tandis que Thierry Lhermitte interprète le père, joueur compulsif et opiomane, dont la dépendance financière et morale contribue à la tension familiale qui entoure Gigola (Source : IMDb, 2011 ; Hollywood Glee, 2016).

Esthétique, mise en scène et inscription historique

La mise en scène de Laure Charpentier cherche à reconstituer l’atmosphère d’un Paris des années 1960 plus souterrain que touristique, en se concentrant sur les bars, cabarets et lieux de rencontres de Pigalle et de la « demimonde » lesbienne (Source : Cineoutsider, 2011 ; Hollywood Glee, 2016). Les critiques soulignent l’importance des costumes, du maquillage et de la lumière, qui composent une esthétique très marquée, évoquant autant les codes du film de cabaret que certaines références au spectacle musical, avec un soin particulier apporté à l’allure androgyne de Gigola en smoking et à la stylisation des intérieurs (Source : Hollywood Glee, 2016 ; Student Film Reviews, 2011). La direction artistique organise un contraste entre les espaces bourgeois, associés aux clientes fortunées, et les lieux de nuit plus interlopes, ce qui permet de visualiser les circulations sociales de l’héroïne entre différents milieux, tout en situant le récit dans une époque où la visibilité lesbienne reste limitée et codée (Source : Cineoutsider, 2011 ; Unifrance, 2015). Par ailleurs, la temporalité du début des années 1960, antérieure aux grands mouvements de libération sexuelle de la fin de la décennie, donne au film un contexte historique où la transgression passe davantage par des micro-espaces communautaires que par des revendications publiques (Source : Hollywood Glee, 2016 ; Mubi, 2023). Les choix formels, notamment l’usage de la musique et la construction de scènes de cabaret ou de danse, inscrivent le film dans une tradition de récits centrés sur des espaces nocturnes codifiés, tout en mettant en avant une figure féminine qui occupe une position habituellement réservée à des personnages masculins dans la typologie du « gigolo » (Source : Student Film Reviews, 2011 ; Windy City Times, 2011).

Diffusion, festivals et accueil critique

Gigola connaît une carrière marquée par sa présence dans plusieurs festivals, notamment une présentation au Marché du Film du Festival de Cannes, puis des sélections au Hamburg Film Festival et au Paris Gay & Lesbian Film Festival en 2011, ce qui lui assure une certaine visibilité dans les circuits spécialisés (Source : Hollywood Glee, 2016 ; Unifrance, 2015). Le film est projeté également au Santa Barbara International Film Festival, où il est présenté comme un long métrage français en version sous-titrée, inscrit dans une programmation attentive aux questions de sexualité et de genres (Source : Hollywood Glee, 2016). Sur les plateformes de référence, il obtient un accueil public mitigé, avec une note d’environ 5,1/10 sur IMDb et des appréciations utilisateur faibles sur certains sites comme SensCritique, ce qui témoigne d’une réception contrastée auprès des spectateurs (Source : IMDb, 2011 ; SensCritique, 2025). Plusieurs critiques soulignent le caractère travaillé de la direction artistique et l’intérêt de la reconstitution d’un milieu lesbien parisien peu représenté, tout en pointant des réserves sur la profondeur émotionnelle ou la construction dramatique, jugées parfois inégales (Source : Cineoutsider, 2011 ; Student Film Reviews, 2011). Malgré cette réception nuancée, le film s’inscrit dans une série d’œuvres françaises qui, au tournant des années 2010, explorent les identités lesbiennes et les figures de marginalité féminine, participant à un mouvement plus large de diversification des récits autour des sexualités minoritaires au cinéma (Source : Windy City Times, 2011 ; Mubi, 2023).

Filmographie sélective des principaux intervenants

Plusieurs membres de la distribution et de l’équipe de Gigola sont associés à une filmographie repérable dans le cinéma français et européen contemporain (Source : IMDb, 2011 ; Unifrance, 2015). Lou Doillon, avant et après ce rôle, poursuit une carrière mêlant cinéma, mode et musique, apparaissant dans divers films d’auteur français et internationaux, même si Gigola constitue l’une de ses incursions marquantes dans un rôle principal centré sur une identité de genre fortement affirmée (Source : IMDb, 2011). Eduardo Noriega, déjà connu pour ses collaborations avec des cinéastes espagnols comme Alejandro Amenábar, s’inscrit ici dans une continuité de rôles où il interprète des personnages ambigus ou liés à des univers criminels (Source : IMDb, 2011). Marisa Berenson et Thierry Lhermitte, issus respectivement d’une tradition mêlant cinéma d’auteur international et comédie populaire française, apportent au film une dimension de reconnaissance pour le public familier de leurs carrières, tout en occupant des rôles secondaires dans l’intrigue familiale (Source : IMDb, 2011). Quant à Laure Charpentier, si Gigola reste son long métrage de référence en tant que réalisatrice, son nom demeure surtout lié à l’œuvre littéraire originelle qui a inspiré le film, inscrite dans une histoire des écritures lesbiennes en France au XXe siècle (Source : Cineoutsider, 2011).

  • Laure Charpentier : romancière et réalisatrice de Gigola (Source : Cineoutsider, 2011).
  • Lou Doillon : actrice principale, rôle de George/Gigola (Source : IMDb, 2011).
  • Eduardo Noriega : rôle de Tony Pasquale (Source : IMDb, 2011).
  • Marisa Berenson : rôle de la mère de George (Source : IMDb, 2011).
  • Thierry Lhermitte : rôle du père de George (Source : IMDb, 2011).
  • Ana Padrão : rôle de Sybil, professeure et amante de George (Source : IMDb, 2011).
  • Marie Kremer : rôle de Dany/Cora (Source : IMDb, 2011).
  • Rossy de Palma : rôle de Dominique (Source : IMDb, 2011).
  • Virginie Pradal : rôle de Dolly (Source : IMDb, 2011).

Critique sur Gigola

3.4 / 10
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Où regarder en streaming Gigola

Gigola est disponible à la location sur Canal VOD, Orange VOD et Sooner et à l'achat sur Canal VOD, Orange VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Gigola figurent Gigola, interprété par Lou Doillon, Cora, interprété par Marie Kremer et Tony, interprété par Eduardo Noriega. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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