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L'Après - Image de fond
L'Après (2024) - Affiche
Langue originale
English
Titre original
The After
Classification
12
Pays d’origine
GB
Sorties en France
  • Numérique : 25/10/2023 (12)
Sociétés de production
Neon FilmsYoruba Saxon
Audio
English
Pays producteurs
Mots-clés

L'Après(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

16/02/2024
•
12
•
18min
5.6 / 10

« L’Après » est réalisé par le photographe et activiste britannique Misan Harriman, connu notamment pour ses travaux visuels et son engagement autour des questions de justice sociale, qui signe ici son premier court métrage produit pour Netflix (Source : IMDb, 2023 ; La Tribune de Genève, 2024). Le film est crédité comme une coproduction entre la société britannique Neon Films et Yoruba Saxon Productions, compagnie associée à l’acteur et producteur David Oyelowo, qui tient également le rôle principal (Source : IMDb, 2023). Tourné à Londres, en Angleterre, le court métrage s’inscrit dans un cadre urbain contemporain, en grande partie situé dans l’habitacle d’un véhicule de transport avec chauffeur, ce qui en fait un récit à la fois géographiquement situé et volontairement resserré (Source : IMDb, 2023 ; We Are Girlz, 2024). Sa langue originale est l’anglais, et il est référencé sous le titre international « The After », tandis que le titre français « L’Après » apparaît sur les interfaces locales de la plateforme et dans la presse francophone (Source : IMDb, 2023 ; Diverto, 2024). Le film est présenté comme une production de 2023, sa disponibilité en streaming ayant été associée à la campagne de courts métrages de Netflix en course pour les Oscars, ce qui lui a donné une visibilité significative en début d’année 2024 dans les médias européens (Source : IMDb, 2023 ; La Tribune de Genève, 2024).

Intrigue et thématiques

Le récit de « L’Après » s’articule autour de Dayo, interprété par David Oyelowo, un homme qui a assisté, impuissant, au meurtre de sa femme et de sa fille lors d’un braquage, événement traumatique qui constitue le point de départ du film même s’il n’est pas montré de façon prolongée (Source : We Are Girlz, 2024 ; La Tribune de Genève, 2024). Un an plus tard, Dayo travaille comme chauffeur de taxi ou de VTC, et sa vie quotidienne est marquée par une profonde désocialisation : les clients se succèdent sur la banquette arrière, chacun apportant un fragment de réalité extérieure qu’il supporte avec une distance presque mécanique (Source : We Are Girlz, 2024). Parmi ces passagers figurent notamment des jeunes femmes en larmes et une famille en crise, autant de situations qui renvoient indirectement à son propre manque, sans que le film ne quitte le point de vue de ce personnage silencieux et replié (Source : We Are Girlz, 2024). L’élément déclencheur se produit lorsqu’il prend en charge une passagère qui, par sa présence et ses échanges, l’oblige à affronter frontalement la douleur qu’il s’efforce de contenir, transformant le trajet en un moment de confrontation avec son deuil et ses pulsions d’autodestruction (Source : Diverto, 2024). En filigrane, le court métrage aborde ainsi les thèmes du deuil, de la culpabilité survivante, de la solitude en milieu urbain et de la possibilité d’un début de reconstruction psychique à travers une rencontre humaine inattendue (Source : We Are Girlz, 2024 ; Diverto, 2024).

Mise en scène et approche esthétique

La mise en scène de Misan Harriman privilégie une esthétique contenue et atmosphérique, largement centrée sur l’intérieur du véhicule, où la caméra s’attache au visage de Dayo et à ses réactions minimales, tandis que la ville demeure en arrière-plan, visible principalement à travers les vitres et les lumières nocturnes (Source : IMDb, 2023 ; We Are Girlz, 2024). La photographie, décrite comme mélancolique mais traversée de nuances d’espoir, instaure une tonalité visuelle où les jeux d’ombres et de reflets accentuent l’isolement du personnage principal au milieu d’un environnement urbain dense (Source : IMDb, 2023). Le dispositif narratif repose sur une succession de trajets qui organisent le film en une série de micro-rencontres, chaque passager étant esquissé par quelques gestes ou bribes de dialogue, ce qui correspond aux contraintes temporelles du court métrage tout en inscrivant ces figures secondaires dans un univers émotionnel cohérent (Source : We Are Girlz, 2024). Le montage se montre volontairement elliptique, laissant en suspens certains éléments contextuels, afin de concentrer le récit sur la trajectoire intérieure de Dayo plutôt que sur les détails factuels du crime initial ou de l’enquête qui l’a suivi (Source : We Are Girlz, 2024). Par cette économie de moyens et ce recours à un espace resserré, le film adopte une approche quasi théâtrale du huis clos, tout en utilisant les codes du cinéma urbain contemporain et du drame psychologique (Source : La Tribune de Genève, 2024).

Distribution artistique

Le rôle de Dayo est tenu par l’acteur anglo-nigérian David Oyelowo, déjà remarqué pour ses interprétations dans des films comme « Selma » ou « Nightingale », qui apporte ici une composition centrée sur la retenue et la tension intérieure, largement soulignée dans les analyses critiques du court métrage (Source : IMDb, 2023 ; La Tribune de Genève, 2024). Face à lui, l’actrice britannique Jessica Plummer incarne la passagère qui occupe une place déterminante dans la seconde partie du film, son personnage devenant progressivement un catalyseur pour l’expression de la douleur du protagoniste (Source : IMDb, 2023). Le casting comprend également Amelie Dokubo, qui interprète la fille de Dayo, aperçue dans les scènes liées au traumatisme initial, ce qui contribue à ancrer le récit dans une dimension familiale très concrète malgré la brièveté du format (Source : IMDb, 2023). La dynamique entre les différents passagers et Dayo repose moins sur de longs dialogues que sur des échanges fragmentaires, ce qui laisse aux acteurs la responsabilité d’installer leurs personnages par des gestes, des silences ou de courtes répliques, un aspect souligné dans certains commentaires de spectateurs sur les plateformes spécialisées (Source : IMDb, 2023). Cette distribution réduite et centrée sur un noyau de quelques interprètes permet au film de maintenir un focus constant sur la trajectoire psychologique du personnage principal, tout en suggérant la diversité sociale et émotionnelle des personnes qu’il transporte (Source : IMDb, 2023 ; We Are Girlz, 2024).

Réception critique et parcours en festivals

« L’Après » a bénéficié d’une exposition notable dans le cadre de la saison des prix, le film étant cité parmi les courts métrages éligibles ou pressentis dans la course aux Oscars, ce qui a contribué à sa mise en avant sur Netflix et dans la presse internationale au début de l’année 2024 (Source : La Tribune de Genève, 2024). Dans la presse francophone, le court métrage est décrit comme une œuvre brève mais émotionnellement chargée, centrée sur un récit de deuil qui « brise le cœur en 19 minutes » tout en proposant une tentative de recomposition à travers la dernière rencontre de Dayo (Source : La Tribune de Genève, 2024). Des analyses publiées sur des sites spécialisés comme We Are Girlz mettent en avant la manière dont le film traite le deuil avec « sensibilité et intensité », en soulignant la performance de David Oyelowo et la capacité du récit à introduire plusieurs passagers dotés de leur propre charge émotionnelle malgré un temps d’écran limité (Source : We Are Girlz, 2024). Sur IMDb, les avis d’utilisateurs mentionnent un court métrage « intense », jugé pour certains « profond et douloureux », qui interroge le sens de la vie après une perte violente tout en proposant un message de résilience, même si certains commentateurs soulignent un final perçu comme abrupt ou auraient souhaité un approfondissement plus poussé des conséquences du traumatisme (Source : IMDb, 2023). Cette diversité de réactions illustre un accueil globalement favorable, marqué par une attention particulière portée au sujet du deuil et à la direction d’acteurs, dans le cadre d’un format court soutenu par une plateforme de diffusion mondiale (Source : IMDb, 2023 ; La Tribune de Genève, 2024 ; We Are Girlz, 2024).

Place dans la carrière de Misan Harriman et enjeux thématiques

« L’Après » occupe une place particulière dans la trajectoire de Misan Harriman, déjà connu comme photographe et directeur de la photographie pour ses images de manifestations et de figures publiques, ce court métrage apparaissant comme une extension de sa réflexion sur la vulnérabilité, la violence et la dignité humaine (Source : La Tribune de Genève, 2024 ; IMDb, 2023). En choisissant de centrer son premier film narratif sur un personnage confronté à un deuil irréversible, le réalisateur transpose à la fiction une attention au corps et au regard déjà présente dans son travail visuel, en l’articulant autour d’un dispositif minimaliste où l’espace du véhicule devient une sorte de capsule émotionnelle (Source : We Are Girlz, 2024). Le film s’inscrit dans un ensemble de productions récentes qui explorent la santé mentale, la solitude urbaine et les effets durables des violences criminelles, mais il le fait en privilégiant une temporalité resserrée, concentrée sur l’instant où un individu hésite entre la fuite intérieure et la possibilité d’une mise en mots de sa souffrance (Source : We Are Girlz, 2024 ; La Tribune de Genève, 2024). Par ailleurs, la collaboration avec David Oyelowo et la société Yoruba Saxon Productions inscrit « L’Après » dans un réseau de créations audiovisuelles mettant en avant des personnages noirs au centre de récits psychologiques complexes, dans un paysage où ces figures occupent de plus en plus souvent la position de protagonistes de drames intimistes (Source : IMDb, 2023). À ce titre, le film apparaît à la fois comme une étape fondatrice dans la carrière cinématographique de Harriman et comme une contribution à la représentation contemporaine du deuil et de la résilience dans le court métrage international (Source : La Tribune de Genève, 2024 ; We Are Girlz, 2024).

Critique sur L'Après

5.6 / 10
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Où regarder en streaming L'Après

L'Après est disponible en streaming par abonnement sur Netflix et Netflix Standard with Ads. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de L'Après figurent Dayo, interprété par David Oyelowo, Amanda, interprété par Jessica Kate Plummer et Laura, interprété par Amelie Dokubo. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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