Livide est un film de nationalité française, coréalisé par Julien Maury et Alexandre Bustillo, qui cosignent également le scénario (Source : FilmDeCulte, 2019 ; Wikipédia, 2011). Les deux cinéastes s’inscrivent dans le mouvement qualifié de « French horror » ou « French new extremity » par une partie de la critique, et conçoivent ce long métrage comme un projet plus ouvertement gothique et surnaturel que leur précédent huis clos ultraviolent (Source : The Final Girl, 2022 ; FilmDeCulte, 2019). La photographie est assurée par le chef opérateur Laurent Barès, qui avait déjà collaboré avec les réalisateurs, tandis que la musique originale est composée par Raphaël Gesqua, contribuant à la tonalité fantastique et mélancolique de l’ensemble (Source : FilmDeCulte, 2019).
La durée du film est d’environ 1 h 31, selon les données disponibles sur les principales bases de données cinématographiques (Source : FilmDeCulte, 2019 ; IMDb, 2022). La sortie française en salles a lieu le 7 décembre 2011, après un parcours en festivals de cinéma de genre qui accompagne la stratégie de diffusion des œuvres d’horreur francophones à l’international (Source : FilmDeCulte, 2019 ; AlloCiné, 2011). Le film s’inscrit dans un contexte où plusieurs productions françaises explorent à la même période les registres du fantastique et du cinéma d’horreur, notamment à travers des récits centrés sur des espaces clos et des figures féminines en situation de vulnérabilité (Source : Wikipédia, 2011 ; The Final Girl, 2022). Par ailleurs, Livide se distingue par un travail décoratif remarqué : il reçoit un prix du meilleur décor au Festival international du film fantastique de Sitges, comme le souligne une note de production liée au film (Source : ADCine, s.d.).
Distribution et personnages
Le rôle principal de Lucie est interprété par Chloé Coulloud, qui incarne une jeune femme marquée par un drame familial récent et confrontée, lors de son stage d’aide à domicile, à un univers domestique inquiétant et figé autour du corps inerte de Deborah Jessel (Source : Tortillapolis, 2011 ; The Final Girl, 2022). La figure de Deborah Jessel, ancienne ballerine de renom devenue patiente grabataire, est incarnée par Marie-Claude Pietragalla, danseuse étoile et chorégraphe, ce qui ancre davantage le film dans l’imaginaire du ballet et de la danse classique (Source : FilmDeCulte, 2019 ; Wikipédia, 2011). Autour de ce duo se déploie un casting où figurent notamment Béatrice Dalle, Catherine Jacob, Félix Moati et Jérémy Kapone, qui interprètent différents personnages gravitant autour de Lucie et de la maison Jessel (Source : FilmDeCulte, 2019).
)Dans le récit, Lucie est accompagnée par William, son petit ami, et par Ben, le frère de ce dernier, qui participent au projet de cambriolage en quête du prétendu trésor, occupant un rôle clé dans la bascule du film vers un registre plus explicitement horrifique (Source : The Final Girl, 2022 ; Letterboxd, 2025). Le personnage de l’infirmière Catherine Wilson est, pour sa part, une figure intermédiaire : elle introduit Lucie dans la demeure de Deborah Jessel lors de la tournée, tout en véhiculant les rumeurs locales autour du trésor et de la réputation de l’ancienne professeure de danse (Source : Tortillapolis, 2011 ; Dailymotion, 2024). Les relations entre ces différents protagonistes structurent la progression dramatique, en articulant la dynamique de groupe adolescente, les rapports de pouvoir dans le cadre du travail de soin à domicile et l’irruption de forces surnaturelles liées au passé de la maison (Source : Wikipédia, 2011 ; The Final Girl, 2022).
Intrigue et univers narratif
Au début du film, Lucie accompagne l’infirmière Catherine Wilson lors d’une tournée en Bretagne et découvre la grande demeure isolée de Deborah Jessel, présentée comme une ancienne professeure de ballet désormais plongée dans le coma, maintenue en vie dans un lit médicalisé (Source : Tortillapolis, 2011 ; Wikipédia, 2011). La rumeur locale évoque un trésor composé d’or et de bijoux caché quelque part dans la maison, ce qui nourrit la curiosité de la jeune femme et motive son récit à William le soir venu (Source : Wikipédia, 2011 ; Dailymotion, 2024). En parallèle, le film installe une ambiance de bord de mer, avec des images de littoral et de cimetière qui participent à construire un cadre visuel marqué par le deuil et la mélancolie (Source : IMDb, 2022 ; The Final Girl, 2022).
La décision de Lucie, William et Ben de pénétrer dans la maison la nuit de Halloween pour y chercher le trésor constitue le pivot narratif qui fait basculer le film vers un registre plus explicitement fantastique, avec l’activation de mécanismes d’épouvante liés aux recoins de la demeure (Source : The Final Girl, 2022 ; Letterboxd, 2025). Les jeunes gens explorent différentes pièces, découvrent des éléments liés à la carrière de danseuse de Deborah Jessel et se heurtent à une présence surnaturelle associée à une ballerine, figure qui réactualise le motif de la maison hantée à travers le prisme de la danse et du vampirisme revisité (Source : Tortillapolis, 2011 ; Wikipédia, 2011). Au fil de cette nuit, la frontière entre réalité et fantastique s’efface progressivement, laissant place à un univers de conte macabre qui s’éloigne du simple récit de braquage improvisé pour explorer les thèmes de la filiation, de la transmission et de la réclusion (Source : FilmDeCulte, 2019 ; The Final Girl, 2022).
Esthétique visuelle et thématique
Les critiques soulignent la place centrale de l’esthétique visuelle dans Livide, en insistant sur le soin apporté aux décors et à la photographie, qui participent à installer un climat gothique et onirique (Source : FilmDeCulte, 2019 ; IMDb, 2022). Le décor de la maison Jessel, reconnu par un prix du meilleur décor au festival de Sitges, se structure autour de pièces vastes, de couloirs sombres et d’éléments liés à la danse classique, ce qui crée un contraste entre l’univers de la scène et l’espace clos de la demeure (Source : ADCine, s.d. ; Wikipédia, 2011). Laurent Barès travaille des lumières parfois très contrastées, alternant pénombre et éclairages plus doux, tandis que la musique de Raphaël Gesqua soutient les passages de la chronique quasi réaliste vers le fantastique assumé (Source : FilmDeCulte, 2019).
Sur le plan thématique, le film croise plusieurs motifs : le deuil, la transmission artistique, la jeunesse confrontée à un passé qui lui échappe et la figure de la danseuse comme incarnation d’un corps à la fois discipliné et menacé (Source : Tortillapolis, 2011 ; The Final Girl, 2022). Les réalisateurs s’éloignent d’un registre purement réaliste pour proposer une variation sur le vampire et le conte de fées, en réinvestissant des codes visuels liés au ballet, aux miroirs et aux chambres closes (Source : Wikipédia, 2011 ; FilmDeCulte, 2019). La mise en scène articule ainsi une approche du fantastique qui privilégie l’atmosphère et la symbolique des espaces, plutôt que le recours exclusif à la violence frontale ou aux effets gores, tout en restant inscrite dans le champ du cinéma de genre (Source : FilmDeCulte, 2019 ; The Final Girl, 2022).
Accueil critique et diffusion
À sa sortie, Livide reçoit un accueil critique contrasté, mais plusieurs commentateurs soulignent l’ambition visuelle du film et l’orientation plus atmosphérique adoptée par Maury et Bustillo après À l’intérieur (Source : FilmDeCulte, 2019 ; Tortillapolis, 2011). Certains articles mettent en avant la beauté des images et la dimension presque picturale de certaines séquences, notamment celles qui impliquent la danse et les décors de la maison, tout en relevant des réserves sur la cohérence globale du récit (Source : IMDb, 2022 ; The Final Girl, 2022). Sur les plateformes de cinéphiles, le film obtient des notes moyennes situées dans la moyenne des productions de genre contemporaines, reflet d’une réception qui oscille entre intérêt pour sa singularité et réticence face à ses choix narratifs (Source : Letterboxd, 2025).
La distinction obtenue pour les décors au Festival international du film fantastique de Sitges contribue à asseoir la visibilité de Livide dans le circuit des festivals spécialisés, en l’inscrivant dans une dynamique de reconnaissance des films de genre français à l’étranger (Source : ADCine, s.d.). En parallèle, le long métrage s’intègre dans les programmations de séances consacrées au cinéma fantastique, en particulier dans des manifestations dédiées à l’horreur et au fantastique européen, ce qui prolonge son exploitation au-delà de la seule sortie en salles (Source : Wikipédia, 2011 ; ADCine, s.d.). Plusieurs analyses critiques ultérieures reviennent sur la place du film dans le parcours de Maury et Bustillo, en le considérant comme une étape où les cinéastes expérimentent une forme d’horreur plus baroque et référentielle, tout en poursuivant une exploration des figures féminines et des espaces domestiques inquiétants (Source : FilmDeCulte, 2019 ; The Final Girl, 2022).
Critique sur Livide
Où regarder en streaming Livide
Livide est disponible à la location sur Apple TV Store, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Apple TV Store, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Livide figurent Lucie, interprété par Chloé Coulloud, William, interprété par Félix Moati et Ben, interprété par Jérémy Kapone. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.












