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Immortel (ad vitam) - Image de fond
Immortel (ad vitam) (2004) - Affiche
Langue originale
French
Budget
24 665 810,00 $
Classification
r
Pays d’origine
FR, IT, GB
Sorties en France
  • Cinéma : 24/03/2004
Sociétés de production
Audio
English, Français
Pays producteurs
Mots-clés

Immortel (ad vitam)(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

13/03/2004
•
r
•
1heure 42min
5.7 / 10

« Immortel (ad vitam) » est réalisé par Enki Bilal, auteur de bande dessinée et cinéaste franco-yougoslave, et sort en France en 2004 comme long métrage de science-fiction mêlant prises de vues réelles et images de synthèse. Le film s’inspire librement de la première partie de la « Trilogie Nikopol » de Bilal, en particulier de l’album « La Foire aux immortels » publié au début des années 1980, mais ne reprend pas l’ensemble de l’intrigue de la bande dessinée. Produit comme une coproduction franco-italo-britannique, le long métrage est tourné en langue anglaise, ce qui le destine d’emblée à une circulation internationale tout en s’inscrivant dans une tradition européenne de la science-fiction graphique. Le budget est estimé à environ 23 millions d’euros, ce qui, au moment de sa sortie, le place parmi les productions françaises notables dans le domaine des effets numériques et de l’animation numérique de personnages. Par ailleurs, le rôle de Bilal comme coréalisateur de son propre univers de bande dessinée contribue à inscrire le film dans la continuité d’un mouvement plus large d’adaptations de comics et de romans graphiques au cinéma au début des années 2000. (Source : Wikipédia, 2005 ; Screen Daily, 2004 ; Unifrance, 2004)

Le film est présenté comme le troisième long métrage de Bilal, après « Bunker Palace Hôtel » (1989) et « Tykho Moon » (1997), qui exploraient déjà des univers urbains décalés et des régimes politiques autoritaires. Cette continuité esthétique et thématique s’exprime dans le choix d’un futur proche marqué par la décomposition des institutions démocratiques et la montée en puissance des corporations technologiques. En parallèle, l’œuvre s’inscrit dans un contexte où les studios américains développent massivement les effets numériques, ce qui situe « Immortel (ad vitam) » comme une tentative européenne d’explorer le potentiel du tournage sur fond vert et de l’intégration d’acteurs réels dans des environnements entièrement virtuels. La durée du film, d’environ 103 minutes, correspond à un format de long métrage classique et permet à Bilal de déployer progressivement les différents registres – politique, mythologique, technologique – sans recourir à une structure épisodique. La sortie en salles en mars 2004 en France intervient dans un paysage cinématographique où la bande dessinée franco-belge est de plus en plus sollicitée pour des adaptations, ce qui participe à la mise en avant de Bilal en tant qu’auteur complet. (Source : Wikipédia, 2005 ; IMDb, 2004 ; Screen Daily, 2004)

Intrigue, univers et thématiques

L’action se déroule en 2095 dans un New York fragmenté, où des humains génétiquement modifiés, des réfugiés extra-terrestres et des créatures hybrides coexistent avec une population soumise à la surveillance d’une compagnie nommée Eugenics. Au-dessus de la ville flotte une pyramide d’inspiration égyptienne dans laquelle les dieux Horus, Anubis et Bastet délibèrent sur le sort d’Horus, jugé pour sa rébellion et condamné à perdre son statut d’immortel, avec un délai de sept jours pour assurer sa descendance. Sur Terre, Alcide Nikopol, opposant politique enfermé pendant des années dans une prison orbitale, chute littéralement sur la ville, devenant l’hôte potentiel d’Horus dans sa quête d’un corps compatible. En parallèle, Jill Bioskop, être humanoïde aux caractéristiques biologiques singulières – notamment des cellules âgées de trois mois seulement – est capturée et étudiée par les scientifiques d’Eugenics, qui cherchent à comprendre l’origine de ses pouvoirs et de sa capacité de reproduction. (Source : Wikipédia, 2005 ; IMDb, 2004 ; AlloCiné, 2004)

Le récit articule plusieurs arcs narratifs : la stratégie d’Horus pour échapper à son exécution, la réinsertion forcée de Nikopol dans une société qu’il ne reconnaît plus et l’errance de Jill, confrontée à son identité instable et à un corps en transformation. La ville de New York devient un décor central, imaginé comme un espace vertical et segmenté, où des quartiers entiers semblent abandonnés ou livrés à l’expérimentation biopolitique. En toile de fond, la multinationale Eugenics exerce un contrôle sur les institutions et mène des expériences sur les migrants extra-terrestres, ce qui place la question de la manipulation du vivant au cœur de l’intrigue. Le film mobilise des références explicites à la mythologie égyptienne, notamment à travers la figure d’Horus, dieu à tête de faucon, mais transpose ces motifs dans un cadre urbain et technologique, sans se limiter à une reconstitution historique. En outre, la présence de personnages amputés, recomposés ou artificiels, ainsi que l’utilisation d’un environnement numérique, prolonge les thématiques du corps fragmenté et de l’hybridation déjà présentes dans l’œuvre graphique de Bilal. (Source : Wikipédia, 2005 ; Screen Daily, 2004 ; AlloCiné, 2004)

Distribution artistique et équipe technique

Le rôle de Jill Bioskop est interprété à l’écran par Linda Hardy, ancienne lauréate de concours de beauté devenue comédienne, tandis que la voix du personnage en version originale est assurée par Barbara Scaff, créditée sous le nom de Barbara Weber-Scaff. Alcide Nikopol est incarné physiquement par Thomas Kretschmann, acteur allemand ayant déjà une carrière internationale, tandis que sa version doublée bénéficie de la voix de Christopher Thompson. Charlotte Rampling interprète Elma Turner, une psychiatre chargée d’évaluer les altérités qui traversent la ville, et Jean-Louis Trintignant prête sa voix au personnage de Jack Turner, ajoutant une dimension supplémentaire au dispositif de distribution vocale. Parmi les autres interprètes figurent notamment Yann Collette dans le rôle de Froebe, Frédéric Pierrot dans celui de John, ainsi que Joe Sheridan dans le rôle d’Allgood, complétant un ensemble de personnages secondaires qui structurent l’univers d’Eugenics et de la métropole. (Source : IMDb, 2004 ; IMDb – Full cast, 2025 ; AlloCiné, 2004)

Enki Bilal occupe la fonction de réalisateur mais également de coscénariste, aux côtés de Serge Lehman, auteur de science-fiction, ce qui ancre le projet dans un dialogue entre bande dessinée et littérature de genre. La production est assurée, entre autres, par Charles Gassot, tandis que Dominique Brunner est crédité comme producteur exécutif, soulignant la dimension industrielle du projet au sein du cinéma français et européen. Le travail sur les effets visuels et l’animation de synthèse concerne une grande partie des personnages et des décors, à l’exception de certains acteurs filmés en prises de vues réelles, composés ensuite dans un environnement numérique. Cette hybridation technique est au cœur de la narration visuelle, le film étant souvent décrit comme un long métrage de science-fiction et d’animation plutôt que comme un simple film « live ». La fabrication convoque ainsi des équipes spécialisées dans l’image de synthèse afin d’intégrer les personnages réels dans une architecture urbaine intégralement créée par ordinateur, ce qui confère à l’ensemble une esthétique singulière dans le panorama européen du début des années 2000. (Source : IMDb, 2004 ; AlloCiné, 2004 ; Wikipédia, 2005)

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Esthétique visuelle et innovations techniques

« Immortel (ad vitam) » se distingue par un recours massif au fond vert et à la composition numérique, les acteurs étant filmés puis intégrés à des décors virtuels inspirés des planches de Bilal. Les personnages secondaires, notamment de nombreuses figures hybrides ou non humaines, sont entièrement générés par ordinateur, ce qui accentue la dimension artificielle d’un monde où la frontière entre organique et synthétique est constamment brouillée. L’esthétique repose sur une palette de couleurs froides, des bleus métalliques et des gris, ainsi que sur l’usage récurrent de textures lisses, contribuant à la représentation d’une mégalopole technologique en décomposition. Selon la presse spécialisée, le film marque une étape dans l’utilisation de la performance d’acteurs réels au sein d’un environnement numérique dans le cinéma français, même si les techniques ne relèvent pas encore de la capture de mouvement telle qu’elle se développera plus tard. L’aspect stylisé des personnages de synthèse, volontiers éloignés du photoréalisme, renvoie directement à l’univers graphique de Bilal et à la tradition de la bande dessinée européenne. (Source : Wikipédia, 2005 ; Screen Daily, 2004 ; AlloCiné, 2004)

Le choix de combiner animation et prises de vues réelles situe le film dans un champ intermédiaire entre le cinéma d’animation et le film de science-fiction live, ce qui a suscité de nombreux commentaires autour de son statut formel. La représentation de New York, reconfigurée par l’architecture numérique, privilégie des perspectives vertigineuses, des passerelles suspendues et des infrastructures monumentales qui rappellent autant les cités futuristes du cinéma de science-fiction que certains décors industriels des bandes dessinées de Bilal. Les dieux égyptiens, et notamment Horus, apparaissent sous la forme de créatures aux corps massifs, aux textures métalliques ou minérales, dont l’intégration dans le champ visuel joue explicitement sur la dissonance entre mythologie antique et technologie avancée. Par ailleurs, le film s’inscrit dans une période où le numérique commence à transformer profondément la production visuelle, et sa réception critique souligne souvent cette dimension expérimentale, qu’elle soit perçue comme un atout ou comme une source de décalage. La mise en scène de Bilal s’appuie sur cette plasticité numérique pour développer des compositions de plan qui rappellent par moments la page de bande dessinée, avec un travail précis sur les cadres et la profondeur de champ. (Source : Screen Daily, 2004 ; AlloCiné, 2004 ; Wikipédia, 2005)

Diffusion, accueil critique et postérité

Le film sort en salles en France en mars 2004 et réalise, dès sa première semaine, environ 2,8 millions de dollars de recettes sur un parc d’environ 400 écrans, ce qui en fait une sortie notable pour une production française de science-fiction à forte composante numérique. En France, la presse spécialisée souligne fréquemment l’originalité de la démarche visuelle et la singularité de l’univers, certains titres parlant d’un objet filmique difficilement assimilable aux codes dominants de la science-fiction hollywoodienne. Sur AlloCiné, la moyenne des critiques presse s’établit autour d’une note relativement élevée, tandis que la note spectateurs se révèle plus mitigée, témoignant d’un décalage entre réception critique et réception du grand public. À l’international, le film est distribué sous le titre « Immortal » et suscite des réactions partagées, une partie des commentateurs saluant l’ambition visuelle tandis que d’autres pointent les limites de l’animation de personnages numériques de l’époque. Screen Daily, dans son analyse, insiste sur l’importance du film dans le contexte de la bande dessinée considérée comme « huitième art » en France et sur la tentative d’ouvrir le marché international à une esthétique issue de la BD européenne. (Source : Screen Daily, 2004 ; AlloCiné, 2004 ; Wikipédia, 2005)

Au fil des années, « Immortel (ad vitam) » est régulièrement cité dans les études et dossiers consacrés aux transitions numériques dans le cinéma français et européen, en particulier pour son usage pionnier de la combinaison prises de vues réelles / animation de synthèse à grande échelle. Le film occupe également une place spécifique dans la filmographie d’Enki Bilal, en tant que prolongement direct de son travail d’auteur de bande dessinée et comme tentative de transposition d’un univers graphique complexe dans un langage audiovisuel fortement numérisé. Sa réception contrastée, entre reconnaissance de la presse et réserves d’une partie du public, contribue à en faire un cas d’école pour les débats sur l’adaptation de la BD adulte et la légitimité des expérimentations formelles dans un cadre de production industrielle. Par ailleurs, l’œuvre est régulièrement mentionnée dans les rétrospectives et programmes de festivals ou de cinémathèques consacrés à la science-fiction européenne, où elle est replacée dans une généalogie de films explorant les liens entre mythologie, politique et technologie. Cette postérité critique, même discrète, confirme la place du film dans les discussions sur les rapports entre **bande dessinée**, cinéma et révolution numérique au début du XXIᵉ siècle. (Source : Screen Daily, 2004 ; AlloCiné, 2004 ; Wikipédia, 2005)

Critique sur Immortel (ad vitam)

5.7 / 10
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Où regarder en streaming Immortel (ad vitam)

Immortel (ad vitam) est disponible en streaming par abonnement sur Molotov TV, Universal+ Amazon Channel et SFR Play, à la location sur VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Immortel (ad vitam) figurent Jill, interprété par Linda Hardy, Nikopol, interprété par Thomas Kretschmann et Elma Turner, interprété par Charlotte Rampling. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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