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This is not Berlin - Image de fond
This is not Berlin (2019) - Affiche
Langue originale
Spanish; Castilian
Titre original
Esto no es Berlín
Pays d’origine
MX
Sociétés de production
Audio
Español
Pays producteurs
Mots-clés

This is not Berlin(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

21/06/2019
•
1heure 49min
6.9 / 10

Réalisé par le cinéaste mexicain Hari Sama, This Is Not Berlin est un long métrage de fiction sorti en 2019, coproduit notamment par Catatonia Films et La Palma de Oro Films. (Source : Wikipedia, 2019) Sama cosigne le scénario avec Rodrigo Ordóñez et Max Zunino, proposant un récit situé dans la seconde moitié des années 1980, période qu’il a lui-même connue, ce qui contribue à l’ancrage personnel du projet. (Source : Wikipedia, 2019) La direction de la photographie est assurée par Alfredo Altamirano, dont le travail sur les couleurs saturées, les mouvements de caméra et l’éclairage des séquences de club a été signalé comme l’un des éléments marquants du film. (Source : Los Angeles Times, 2019) Le montage réunit notamment Ximena Cuevas, Rodrigo Ríos et Hari Sama, dans une structure qui alterne scènes intimistes, performances artistiques et séquences de foule. (Source : Wikipedia, 2019) Le film affiche une durée d’environ 1h55 dans sa version internationale et est classé dans la section World Cinema Dramatic lors de sa présentation à Sundance. (Source : IMDb, 2019 ; FilmAffinity, 2019)

La distribution repose principalement sur de jeunes acteurs mexicains, avec Xabiani Ponce de León dans le rôle de Carlos et José Antonio Toledano dans celui de Gera, meilleur ami et figure centrale dans la dynamique de groupe. (Source : IMDb, 2019 ; Wikipedia, 2019) Mauro Sánchez Navarro incarne Nico, musicien et performeur charismatique, tandis que Klaudia García (créditée comme Victoria Guerrero sur certains supports) interprète Maud, membre de la scène artistique du club Azteca. (Source : IMDb, 2019 ; Wikipedia, 2019) Ximena Romo joue Rita, personnage clé dans l’accès de Carlos et Gera au milieu nocturne, et Américo Hollander interprète Tito. (Source : IMDb, 2019) Le casting inclut également Marina de Tavira dans le rôle de Carolina, Lumi Cavazos dans celui de Susana et Hari Sama lui-même dans un personnage nommé Esteban, figure adulte liée à ce microcosme culturel. (Source : Wikipedia, 2019) Cette distribution mêle comédiens confirmés et jeunes interprètes, ce qui place le film à l’intersection entre chronique générationnelle et regard d’adultes sur une période charnière de la vie culturelle mexicaine. (Source : IMDb, 2019 ; Wikipedia, 2019)

Contexte narratif, historique et culturel

L’intrigue se déroule à la veille du Mondial de 1986, événement majeur pour le Mexique, et situe Carlos au croisement de plusieurs mondes : celui du lycée, celui de la famille et celui d’une avant-garde artistique qui émerge dans un contexte de bouleversements politiques et sociaux. (Source : FilmAffinity, 2019) L’accès au club Azteca permet au personnage d’entrer dans un espace où se mêlent performances, musique industrielle ou post-punk, activisme queer et expérimentations esthétiques, en contraste avec l’ordre établi de la classe moyenne mexicaine. (Source : Los Angeles Times, 2019) Ce lieu est décrit comme un « bar de tout », formule qui synthétise la diversité des identités et des pratiques qui s’y croisent, au-delà des catégories de bars gays ou de boîtes de nuit classiques. (Source : Los Angeles Times, 2019) La mise en scène insiste sur la dimension sensorielle de ces séquences, jouant sur des teintes chaudes, des mouvements de caméra circulaires et un son saturé, afin de traduire l’intensité de cette immersion adolescente. (Source : Los Angeles Times, 2019) Dans le même temps, le film rappelle que ce milieu alternatif ne constitue pas un refuge hermétique, mais reste traversé par la répression policière, les tensions politiques et la crise du sida, évoquée en arrière-plan dans plusieurs analyses critiques. (Source : Los Angeles Times, 2019 ; AwardsWatch, 2019)

La dimension socioculturelle du récit est régulièrement soulignée par la critique, qui voit dans This Is Not Berlin une représentation d’une contre-culture mexicaine de la seconde moitié des années 1980, parfois rapprochée d’autres mouvements urbains contemporains en Europe ou en Amérique latine. (Source : Los Angeles Times, 2019) Les trajectoires de Carlos, Gera et Nico servent ainsi de prismes pour observer la manière dont une génération aborde les questions de sexualité, de genre, de consommation de drogues et d’engagement politique dans un pays marqué par des structures conservatrices. (Source : AwardsWatch, 2019) L’itinéraire de Carlos conjugue fascination pour un milieu transgressif et confrontation à ses limites, notamment à travers les conséquences physiques et psychologiques de cette plongée dans un univers de performances extrêmes. (Source : AwardsWatch, 2019) En parallèle, la relation entre les deux amis d’enfance permet d’aborder l’évolution des rôles masculins dans ce contexte, l’un se projetant vers une affirmation artistique et politique, l’autre cherchant surtout à éprouver les frontières de son identité. (Source : AwardsWatch, 2019) Cette articulation entre récit individuel et paysage culturel plus large contribue à la lecture du film comme une chronique d’époque plutôt que comme un simple drame intime. (Source : Los Angeles Times, 2019)

Production, parcours en festivals et distinctions

This Is Not Berlin est présenté en première mondiale au Festival de Sundance 2019, dans la section World Cinema Dramatic, ce qui lui offre une vitrine importante sur la scène internationale pour un film de production majoritairement mexicaine. (Source : FilmAffinity, 2019 ; IMDb, 2019) Cette sélection s’inscrit dans un mouvement d’intérêt pour les récits de coming-of-age latino-américains traitant de questions de genre et de sexualité dans un cadre historique précis. (Source : FilmAffinity, 2019) La même année, le film est sélectionné au Festival de Málaga, où il obtient plusieurs Biznagas de Plata, notamment celles de la meilleure photographie, du meilleur acteur de second rôle pour Mauro Sánchez Navarro et un Prix spécial du jury. (Source : IMDb, 2019) Il est également remarqué au Festival de Morelia et au Festival de La Havane, où il figure en compétition dans les sections dédiées aux longs métrages latino-américains. (Source : FilmAffinity, 2019) Par ailleurs, au Mexique, il cumule douze nominations aux Premios Ariel, incluant celles de la meilleure **réalisation** et du meilleur film, ce qui témoigne de sa visibilité au sein de l’industrie nationale. (Source : FilmAffinity, 2019)

Sur le circuit international, le film est sélectionné dans plusieurs manifestations, parmi lesquelles Miami, San Sebastián, Seattle, Lima, Tribeca, ainsi que des festivals spécialisés comme le Milan International Lesbian and Gay Film Festival et le Merlinka Festival. (Source : IMDb, 2019) Au Festival de Málaga, il reçoit notamment le Silver Biznaga – Special Jury Award, le prix du meilleur acteur de soutien pour Mauro Sánchez Navarro, le prix de la meilleure photographie pour Alfredo Altamirano et un Prix spécial du jury de la critique. (Source : IMDb, 2019) À l’international, il obtient également le Jury Prize du meilleur long métrage au Merlinka Festival, manifestation dédiée aux films LGBTQ+. (Source : IMDb, 2019) Le film est par ailleurs nommé pour le Grand Jury Prize dans la catégorie World Cinema – Dramatic à Sundance, ainsi que pour différents prix liés au cinéma ibéro-américain à Miami et Seattle, et pour le Sebastiane Award à San Sebastián, qui distingue des œuvres traitant de thématiques LGBTQ+. (Source : IMDb, 2019) Ces sélections et distinctions inscrivent l’œuvre dans un réseau de festivals généralistes et spécialisés, où elle est considérée comme un témoignage sur une jeunesse en quête de formes d’expression alternatives. (Source : IMDb, 2019)

Esthétique visuelle, dispositifs de mise en scène et réception critique

La photographie d’Alfredo Altamirano est fréquemment mentionnée comme l’un des points forts du film, notamment pour l’usage de teintes chaudes, de néons et de mouvements de caméra fluides dans les scènes situées au club Azteca, qui traduisent l’intensité sensorielle de cet environnement. (Source : Los Angeles Times, 2019) Les critiques insistent sur le contraste entre ces séquences nocturnes, saturées de couleurs et de fumée, et les scènes diurnes plus sobres, marquées par des cadres plus fixes et un éclairage naturaliste. (Source : Los Angeles Times, 2019) La mise en scène intègre également des performances artistiques filmées comme des happenings, avec une caméra parfois proche des corps et des textures, donnant au récit une dimension quasi documentaire dans la représentation de cette scène alternative. (Source : Los Angeles Times, 2019) Certaines scènes, comme celles autour de vidéos expérimentales ou de performances de groupe, sont notées pour leur verve punk et leur volonté de restituer la verisimilitude d’une époque, tout en conservant un regard distancié sur l’attrait de ce milieu. (Source : Los Angeles Times, 2019) Ce travail visuel est régulièrement rapproché d’autres films mexicains de reconstitution d’époque, même si la critique signale parfois une priorité accordée à l’ambiance au détriment de la progression dramatique. (Source : AwardsWatch, 2019)

Sur le plan critique, This Is Not Berlin est globalement bien accueilli, plusieurs articles soulignant la solidité de son univers, la qualité de son interprétation et la force de sa reconstitution d’une scène contre-culturelle mexicaine. (Source : AwardsWatch, 2019 ; Los Angeles Times, 2019) Certains commentateurs insistent sur le jeu de José Antonio Toledano, de Ximena Romo et de Marina de Tavira, ainsi que sur la présence de Hari Sama lui-même dans un rôle secondaire jugé structurant pour le récit. (Source : AwardsWatch, 2019) Des réserves apparaissent néanmoins concernant la structure scénaristique, parfois décrite comme suivant de manière relativement attendue les codes du récit initiatique, malgré la singularité du cadre historique et culturel. (Source : AwardsWatch, 2019) Plusieurs critiques considèrent que le film se distingue davantage par la précision de son portrait d’une époque, de ses codes vestimentaires, musicaux et politiques, que par la nouveauté de son arc narratif. (Source : AwardsWatch, 2019 ; Los Angeles Times, 2019) Cette combinaison d’une forte identité visuelle et d’un récit plus classique contribue à son positionnement comme œuvre de chronique générationnelle centrée sur un moment spécifique de la vie culturelle mexicaine des années 1980. (Source : AwardsWatch, 2019 ; Los Angeles Times, 2019)

Place dans la filmographie de Hari Sama et dans le cinéma mexicain récent

Avant This Is Not Berlin, Hari Sama s’est fait connaître avec des films comme The Dream of Lu et Awakening Dust, qui explorent déjà des personnages en crise dans des contextes sociopolitiques marqués. (Source : Los Angeles Times, 2019) Avec ce long métrage, le cinéaste revient sur une période de sa propre jeunesse, ce qui nourrit une dimension autobiographique reconnue par plusieurs analyses, même si le film demeure une fiction. (Source : Los Angeles Times, 2019) L’œuvre s’inscrit dans un renouveau du cinéma mexicain intéressé par les récits de formation en prise avec l’histoire récente du pays, aux côtés d’autres films qui abordent les années 1970 et 1980 sous l’angle de la mémoire intime et politique. (Source : FilmAffinity, 2019) La présence remarquée du film sur le circuit des festivals internationaux contribue à renforcer la visibilité d’un cinéma mexicain d’auteur centré sur des récits urbains et des identités plurielles, en complément des œuvres de réalisateurs déjà installés sur la scène mondiale. (Source : IMDb, 2019) Cette même année, sa reconnaissance dans le système des Premios Ariel confirme l’intérêt des institutions nationales pour des propositions qui articulent reconstitution historique et exploration de la jeunesse. (Source : FilmAffinity, 2019)

Dans cette perspective, This Is Not Berlin apparaît, dans les commentaires critiques, comme un jalon d’un mouvement plus large visant à documenter les contre-cultures latino-américaines et leurs espaces symboliques, des clubs aux squats, en passant par les scènes artistiques hybrides. (Source : Los Angeles Times, 2019) Les thématiques abordées – identité sexuelle, liberté de création, rapport au corps et à la violence institutionnelle – trouvent une résonance particulière dans un contexte contemporain où la représentation des communautés LGBTQ+ et des formes d’expression non normatives occupe une place croissante dans les festivals et les programmations. (Source : IMDb, 2019 ; Merlinka Festival via IMDb, 2019) La forte présence du film dans des festivals spécialisés, notamment au Merlinka Festival et au Milan International Lesbian and Gay Film Festival, illustre cette dimension. (Source : IMDb, 2019) En parallèle, l’accueil du film dans des festivals généralistes comme Sundance, Tribeca, Málaga, San Sebastián ou Seattle l’inscrit dans la cartographie d’un cinéma d’auteur mexicain exportable, capable d’articuler ancrage local et thématiques transnationales. (Source : IMDb, 2019) Cette place intermédiaire, entre chronique intimiste et fresque culturelle, explique la manière dont le film est souvent présenté dans la presse comme un témoignage sur une génération plutôt qu’exclusivement comme le récit d’un seul personnage. (Source : Los Angeles Times, 2019 ; AwardsWatch, 2019)

Critique sur This is not Berlin

6.9 / 10
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Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de This is not Berlin figurent Carolina, interprété par Marina de Tavira, Susana, interprété par Lumi Cavazos et Rita, interprété par Ximena Romo. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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