« Девятая » est réalisé par le cinéaste russe Nikolaï Khomeriki, dont la filmographie comporte déjà plusieurs longs métrages produits dans l’industrie russe contemporaine, et s’inscrit dans une veine de thriller à composante fantastique (Source : Ruviki, 2024). Le scénario est cosigné par Sergueï Bodrov, Marina Denissévitch et Marina Diatchenko, réunissant ainsi un auteur-réalisateur expérimenté et deux scénaristes issues de la littérature de genre, ce qui oriente le film vers un registre mêlant enquête criminelle et imaginaire ésotérique (Source : IMDb, 2019). La production est assurée par les sociétés russes Non-Stop Productions, Central Partnership Productions et KIT Film Studio, acteurs récurrents du marché local, ce qui ancre le projet dans un cadre industriel structuré, avec une diffusion nationale assurée par des circuits commerciaux établis (Source : IMDb, 2019). Tourné en langue russe avec des éléments en anglais, le film vise à la fois le public domestique et les marchés internationaux, comme l’indique la présence d’un titre anglais alternatif, « The Ninth », dans les bases de données spécialisées (Source : IMDb, 2019). La date de sortie en salles en Russie est fixée au 7 novembre 2019, ce qui place le film dans la production de genre russe de la fin des années 2010, à un moment où les thrillers et films d’horreur nationaux cherchent à affirmer une identité esthétique propre tout en dialoguant avec des codes internationaux (Source : Ruviki, 2024 ; IMDb, 2019).
Intrigue et univers narratif
L’intrigue se déroule à Saint-Pétersbourg, alors capitale de l’Empire russe, à une époque marquée par un intérêt croissant des élites pour le spiritisme, l’ésotérisme et les expériences paranormales, un contexte que le film mobilise comme toile de fond historique et sociale (Source : IMDb, 2019 ; Kino.Mail.ru, 2019). Dans cette atmosphère, la médium britannique Olivia Reed tient une série de séances publiques qui attirent noblesse et petite bourgeoisie, fascinées par l’idée de communiquer avec les morts et de sonder l’invisible (Source : IMDb, 2019 ; YouTube – bande-annonce officielle, 2019). Parallèlement, des jeunes femmes sont enlevées dans les rues de la ville et retrouvées mortes, leurs corps mutilés et disposés selon un schéma rituélique, ce qui alimente la presse et nourrit les rumeurs autour de pratiques occultes extrêmes (Source : Ruviki, 2024 ; Kino.Mail.ru, 2019). L’enquête menée par le policier Sergueï Rostov et son assistant Fiodor Ganine se heurte à la complexité des indices, chaque nouveau crime semblant éloigner davantage la résolution tout en renforçant l’hypothèse d’un meurtrier agissant selon un protocole mystique (Source : Ruviki, 2024). Suspectant un lien entre ces crimes et l’activité d’Olivia, Rostov, partagé entre rationalité policière et opportunisme, décide de collaborer avec la médium dans l’espoir que ses dons – réels ou mis en scène – permettent de décrypter les motivations du tueur et la nature des rituels mis en œuvre (Source : Ruviki, 2024 ; IMDb, 2019).
Distribution artistique et personnages
Le rôle de Sergueï Rostov, l’enquêteur chargé de l’affaire, est interprété par l’acteur russe Evgueni Tsyganov, figure reconnue du cinéma national pour sa présence dans de nombreux films d’auteur et projets populaires, ce qui confère au personnage une dimension de pivot dramatique entre ordre établi et dérive occultiste (Source : IMDb, 2019). La médium Olivia Reed est incarnée par l’actrice britannique Daisy Head, dont le personnage d’étrangère insérée dans la haute société pétersbourgeoise permet de croiser regards locaux et extérieurs sur le phénomène du spiritisme fin-de-siècle (Source : IMDb, 2019 ; Kino.Mail.ru, 2019). Dmitri Lysenkov prête ses traits à Fiodor Ganine, l’assistant de Rostov, qui sert de relais au sein de la machine policière et accompagne le protagoniste principal dans la progression de l’enquête et la confrontation avec le milieu ésotérique (Source : IMDb, 2019). Youri Kolokolnikov incarne quant à lui Vassili Golitsyne, présenté comme un aristocrate amateur d’occultisme, personnage qui renvoie aux cercles mondains fascinés par les rituels et les séances et dont la présence scénaristique met en lumière les zones grises entre curiosité mondaine et pratiques plus inquiétantes (Source : IMDb, 2019). Autour de ces figures centrales, un ensemble de rôles secondaires structure l’univers social du film, entre autorités policières, membres de l’élite urbaine et témoins des crimes, contribuant à ancrer l’intrigue dans un réseau de relations reflétant les tensions d’une ville partagée entre modernité scientifique et croyances mystiques (Source : Ruviki, 2024 ; IMDb, 2019).
Esthétique, mise en scène et traitement du fantastique
La mise en scène de Nikolaï Khomeriki se concentre sur la reconstitution de la Saint-Pétersbourg de la fin du XIXe siècle, avec un travail appuyé sur les décors, les costumes et l’éclairage, qui participe à installer un climat visuel proche du gothique urbain et de la fiction policière historique (Source : Film Blitz, 2024 ; Ruviki, 2024). La critique anglo-saxonne du site Film Blitz souligne notamment la qualité de la reconstitution de la ville, décrite comme « top-notch », insistant sur le soin apporté aux ambiances de rues, aux intérieurs et à la représentation des classes sociales confrontées à la violence des crimes (Source : Film Blitz, 2024). Le film articule éléments de thriller criminel et motifs de film d’horreur à dimension mystique, notamment à travers la représentation des corps mutilés, des symboles rituels et de certains accessoires comme l’œuf dur marqué d’un pentagramme découvert dans la poitrine d’une victime, qui signale une intention cérémonielle (Source : Film Blitz, 2024 ; Ruviki, 2024). Le spectacle des séances spirites d’Olivia, décrites comme rassemblant des foules et jouant sur les effets scéniques, permet de mettre en abyme la notion de mise en scène et de questionner la frontière entre illusion, croyance et manipulation (Source : IMDb, 2019 ; YouTube – bande-annonce officielle, 2019). L’ensemble inscrit le film dans une tradition de récits où le fantastique demeure ambigu, l’enquête policière venant sans cesse confronter les hypothèses surnaturelles à des explications possibles plus rationnelles, sans que l’une ou l’autre dimension ne soit entièrement disqualifiée au fil du récit (Source : Ruviki, 2024 ; IMDb, 2019).
Réception, diffusion et place dans le cinéma russe contemporain
À sa sortie, « Девятая » reçoit un accueil mesuré sur les plateformes de référence, avec une note de 5,4/10 sur la base d’environ 1300 votes recensés sur IMDb, ce qui indique une réception critique et publique intermédiaire plutôt que consensuelle ou massivement rejetée (Source : IMDb, 2019). Le film obtient une nomination répertoriée dans les bases de données internationales, sans toutefois s’imposer comme un titre multi-récompensé dans les grands festivals ou cérémonies, ce qui le situe davantage dans la catégorie des productions de genre à visibilité ciblée (Source : IMDb, 2019). Les critiques spécialisées qui s’y intéressent mettent en avant la dimension de reconstitution historique et l’ancrage dans une Saint-Pétersbourg fin-de-siècle, tout en discutant la manière dont le film combine thriller d’enquête, horreur rituelle et discours sur la fascination pour l’occulte dans les sociétés en transition (Source : Film Blitz, 2024 ; Ruviki, 2024). Sa circulation internationale, appuyée par un titre anglais et une bande-annonce sous-titrée, inscrit l’œuvre dans le mouvement plus large d’exportation du cinéma de genre russe, déjà visible à la même période avec d’autres productions fantastiques ou horrifiques cherchant à trouver un public au-delà du marché national (Source : YouTube – bande-annonce officielle, 2019 ; IMDb, 2019). Dans ce cadre, « The Ninth » apparaît comme un exemple représentatif de cette tendance, mobilisant un patrimoine urbain et historique russe pour nourrir un récit criminel ésotérique susceptible de dialoguer avec les codes du thriller international, tout en conservant un ancrage culturel local marqué (Source : Ruviki, 2024 ; Film Blitz, 2024).
Critique sur 9
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de 9 figurent Sergey Rostov - sledovatel, interprété par Evgeniy Tsyganov, Olivia Reed - anglichanka medium, interprété par Daisy Head et Fyodor Ganin - pomoshchnik Rostova, interprété par Dmitriy Lysenkov. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




















