Le film tire son origine du livre Bano : Bharat ki Beti (« Bano : fille de l'Inde »), écrit par la journaliste Jigna Vora, qui retrace le parcours de Shah Bano Begum, une femme musulmane de Indore qui, en 1978, à l'âge de 62 ans, saisit la justice pour réclamer une pension alimentaire après avoir été répudiée par son mari, l'avocat Mohammed Ahmed Khan. (Source : Hindustan Times, novembre 2025) En 1985, la Cour suprême de l'Inde lui donna raison en vertu de l'article 125 du Code de procédure pénale, affirmant le caractère laïc de cette disposition, applicable indépendamment de la religion des parties. L'arrêt déclencha un vif débat national sur la compatibilité entre droit personnel islamique et droit commun. Par ailleurs, en 1986, le gouvernement de Rajiv Gandhi adopta une loi — le Muslim Women (Protection of Rights on Divorce) Act — qui revint sur l'essentiel de cette décision, ravivant les controverses politiques et communautaires. (Source : CNBC TV18, novembre 2025)
Le scénario a été développé par Reshu Nath, qui a pris le parti d'une fictionnalisation assumée du récit. Les personnages portent des noms différents de ceux de la réalité historique : la protagoniste s'appelle Shazia Bano, et son mari Abbas Khan, afin de marquer une distance narrative avec les événements réels. Les producteurs ont insisté sur ce point lors de la polémique juridique qui a précédé la sortie du film. (Source : Hindustan Times, novembre 2025)
Réalisation et équipe technique
Suparn S. Varma est un réalisateur et scénariste formé à la télévision et aux séries de streaming, notamment connu pour sa contribution à The Family Man (saison 2) et à la série Rana Naidu sur Netflix. La direction de la photographie a été confiée à Pratham Mehta, le montage à Ninad Khanolkar et la musique originale à Vishal Mishra. (Source : Wikipedia, 2025 ; Bollywood Hungama, 2025) La direction artistique (production design) a été assurée par Abhijit Gaonkar et Sonam Singh, avec Shivam Gupta au casting. Le film a été tourné en langue hindi, avec une durée de 2 heures 14 minutes. (Source : IMDb, tt36642456)
Distribution et interprétation
Yami Gautam Dhar incarne Shazia Bano, le personnage central du film, une femme ordinaire contrainte d'affronter seule un système judiciaire et une société qui lui sont hostiles. En face d'elle, Emraan Hashmi joue Abbas Khan, le mari avocat qui, après avoir épousé une seconde femme, cherche à se débarrasser de son épouse via le triple talaq. (Source : IMDb, tt36642456 ; Rotten Tomatoes, 2025) Le reste de la distribution comprend notamment Sheeba Chaddha dans le rôle de Bela Jain, avocate qui prend la défense de Shazia, Vartika Singh dans celui de Saira (la seconde épouse), et Danish Husain dans le rôle du père de Shazia. Figurent également au générique Aseem Hattangady, Anang Desai, Smriti Mishra et Paridhi Sharma, dans des rôles secondaires gravitant autour du prétoire. (Source : Bollywood Hungama, 2025)
Controverses juridiques pré-sortie
Quelques jours avant la sortie en salles, la famille de Shah Bano Begum a engagé des poursuites contre les producteurs. Siddiqua Begum, fille de Shah Bano, a déposé une requête auprès de la Haute Cour du Madhya Pradesh (banc d'Indore) en vue d'obtenir un sursis à la diffusion, au motif que le film représentait une « dépiction non autorisée de la vie privée sans le consentement des héritiers légaux ». (Source : Hindustan Times, novembre 2025) Son petit-fils, Jubair Ahmad Khan, a déclaré à l'agence ANI que « de nombreux faits présentés dans le teaser sont déformés » et que la famille aurait dû être consultée. Les avocats des producteurs ont rétorqué que le film est une œuvre de fiction inspirée d'un jugement public et d'un ouvrage publié, et que le disclaimer en début de film le précise explicitement. (Source : Hindustan Times, novembre 2025) Le juge Pranay Verma, après avoir entendu les deux parties ainsi que les représentants du Bureau central de certification des films (CBFC), a réservé sa décision — le film est finalement sorti à la date prévue. (Source : CounterView, novembre 2025)
Exploitation commerciale
En salles, le film a enregistré une performance décevante. Il a débuté avec une recette d'environ 1,75 crore de roupies le jour de sa sortie, pour un total net de 20,93 crores en Inde et 23,97 crores en recettes brutes. Les recettes internationales ont atteint 5,4 crores supplémentaires, portant le total mondial à environ 29,37 crores de roupies — en deçà du budget estimé à 40 crores. (Source : News24Online, janvier 2026) La sortie en salles a coïncidé avec une période de forte concurrence dans le calendrier Bollywood de novembre 2025, ce qui a limité sa visibilité en exploitation cinématographique.
En revanche, la mise en ligne sur Netflix le 2 janvier 2026 a transformé la trajectoire du film. Dès sa première semaine, Haq a enregistré 3,4 millions de vues et 7,5 millions d'heures de visionnage, atteignant la deuxième place du classement mondial des films non anglophones sur la plateforme. (Source : Koimoi, janvier 2026) Au cours de la deuxième semaine, les chiffres ont grimpé à 4,5 millions de vues et 10 millions d'heures. À l'issue de quatre semaines de diffusion, le film totalisait 11,3 millions de vues, se plaçant quatrième parmi les déploiements Bollywood de la saison 2025-2026 sur Netflix India. (Source : Koimoi, janvier 2026) Le film a également figuré dans le top 10 Netflix dans 15 pays, dont le Pakistan, où il a atteint la première place durant une semaine. (Source : News24Online, janvier 2026)
Accueil critique
Les critiques spécialisés ont globalement salué les performances des acteurs principaux, en particulier celle de Yami Gautam Dhar, ainsi que le traitement d'un sujet socialement sensible. Le Deccan Herald a toutefois émis des réserves sur la capacité du film à restituer la complexité du contexte social et juridique de l'affaire Shah Bano, estimant que le récit « néglige le contexte plus large » entourant ce jugement historique. (Source : Deccan Herald, novembre 2025) Sur le plan thématique, le film a relancé des débats sur le droit des femmes musulmanes en Inde, la tension entre droit religieux personnel et droit civil universel, ainsi que sur la liberté créatrice des cinéastes face aux ayants droit. Ces discussions ont trouvé un écho particulier au sein des communautés de la diaspora sud-asiatique, contribuant à amplifier l'audience du film sur les plateformes numériques au-delà des frontières indiennes. (Source : evrimagaci.org, janvier 2026)
Critique sur हक़
Où regarder en streaming हक़
हक़ est disponible en streaming par abonnement sur Netflix et Netflix Standard with Ads. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de हक़ figurent Shazia Bano, interprété par यामी गौतम, Mohd. Abbas Khan, interprété par Emraan Anwar Hashmi et Shazia's Father, interprété par Danish Husain. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.














