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Suis-Moi - Image de fond
Suis-Moi (2023) - Affiche
Langue originale
German
Titre original
Drifter
Pays d’origine
DE
Sociétés de production
Audio
Deutsch
Pays producteurs
Mots-clés

Suis-Moi(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

02/11/2023
•
1heure 19min
5.2 / 10

Suis-moi est le titre d’exploitation français de Drifter, long métrage de fiction produit en Allemagne et sorti en 2023, dont la durée est d’environ 79 minutes et qui est classé dans le genre dramatique (Source : FilmAffinity, 2024 ; IMDb, 2023 ; Optimale, 2024). Le film est réalisé par Hannes Hirsch, qui signe également le scénario, coécrit avec River Matzke, et constitue son premier long métrage après plusieurs courts et moyens métrages, dont Beach Boy et Routes (Source : Berlinale, 2023 ; Site officiel Hannes Hirsch, 2022). La photographie est assurée par Eli (Elisabeth) Börnicke, tandis que le montage est confié à Elena Weihe et la musique à Elie Gregory, dessinant une équipe technique issue en grande partie de la jeune création berlinoise (Source : Berlinale, 2023 ; FilmAffinity, 2024).

La production est portée par la société berlinoise Milieufilm, cofondée par Hannes Hirsch et Diemo Kemmesies, en coproduction avec Jost Hering Filme et Salzgeber, deux structures allemandes actives dans le cinéma d’auteur et les films LGBTQ (Source : Site officiel Hannes Hirsch, 2022 ; IMDb News, 2025). Salzgeber & Co. Medien assure par ailleurs les ventes internationales du film, ce qui accompagne sa circulation en festivals et sur différents territoires, notamment anglophones (Source : Berlinale, 2023 ; Site officiel Hannes Hirsch, 2022). En France, le film est exploité sous le titre Suis-moi, notamment en vidéo à la demande et en DVD, via des plateformes spécialisées comme QueerScreen et des éditeurs orientés vers le cinéma LGBTQ+ (Source : Planète CSAT, 2024 ; Optimale, 2024 ; TikTok/QueerScreen, 2025). Le titre original Drifter met l’accent sur l’errance et la mobilité du personnage principal, tandis que le titre français insiste sur le geste de suivre, qui renvoie à la fois à une relation amoureuse et à un parcours initiatique (Source : FilmAffinity, 2024 ; Planète CSAT, 2024).

Intrigue et thématiques

Le récit commence avec l’arrivée de Moritz à Berlin, venu s’installer auprès de son petit ami Jonas, photographe déjà familiarisé avec le mode de vie urbain et les codes de la scène queer locale (Source : Berlinale, 2023 ; Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). Très vite, la relation se brise lorsque Jonas met fin à leur histoire et pousse Moritz à trouver un autre lieu où loger, ce qui le laisse désorienté dans une ville qu’il connaît à peine et sans véritable plan d’étude ou de travail, même si une inscription en histoire de l’art est évoquée comme une possibilité floue (Source : Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). À partir de cette rupture, le film suit l’errance du jeune homme, d’un canapé à l’autre, entre de nouveaux amis issus de milieux artistiques ou nocturnes, et la fréquentation de clubs, de fêtes et de réseaux de sociabilité où se mêlent drogues, sexualité et recherche d’un équilibre affectif (Source : Berlinale, 2023 ; Planète CSAT, 2024 ; Teddy Award, 2023).

Les thématiques centrales du film se déploient autour de la construction de soi, des représentations de la masculinité et des normes du couple dans un contexte de liberté sexuelle revendiquée (Source : Berlinale, 2023 ; Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). Le personnage de Moritz est confronté à des conceptions non exclusives de la relation, notamment à travers le désir de Jonas de préserver une forme de disponibilité et d’exploration, ce qui met à l’épreuve ses attentes plus romantiques ou stables (Source : Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). Le film aborde également la question du corps et de son inscription dans l’espace urbain, en suivant le protagoniste dans un parcours qui passe par une première visite à la salle de sport, par des transformations de son style vestimentaire et par des expériences sexuelles diversifiées, y compris une incursion dans des pratiques BDSM (Source : Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). En filigrane, la narration interroge la frontière entre émancipation et vulnérabilité, les moments d’euphorie nocturne coexistant avec une fragilité affective régulièrement mise en avant par la mise en scène (Source : Berlinale, 2023 ; Planète CSAT, 2024 ; Teddy Award, 2023).

Personnages, interprètes et direction d’acteurs

Moritz est incarné par Lorenz Hochhuth, acteur principal dont la performance constitue le point d’ancrage du film, présent à l’écran dans la quasi-totalité des scènes et chargé de traduire les oscillations entre naïveté, désarroi et adaptation progressive au milieu berlinois (Source : Berlinale, 2023 ; IMDb, 2024 ; Site officiel Hannes Hirsch, 2022). Autour de lui gravitent plusieurs figures masculines, à commencer par Jonas, interprété par Gustav Schmidt, qui représente la porte d’entrée initiale du protagoniste dans la ville, puis par Noah, joué par Cino Djavid, ainsi que par Stefan, Daniel, Kasi ou Ron, rencontrés au fil des nuits et des fêtes (Source : Berlinale, 2023 ; IMDb, 2024 ; Site officiel Hannes Hirsch, 2022). D’autres personnages, comme Eleftheria (Marie Tragousti), Anna (Rabea Egg) ou Clara (Elaine Cameron), participent à la constitution d’un réseau d’amis et de connaissances qui oscillent entre soutien, complicité et distance, suivant les fluctuations de la vie de groupe et des désirs (Source : Berlinale, 2023 ; IMDb Full Credits, 2025 ; Site officiel Hannes Hirsch, 2022).

La direction d’acteurs se caractérise par un jeu souvent naturaliste, certains commentateurs rapprochant l’approche du film d’une sensibilité quasi documentaire dans la manière dont il observe les corps, les gestes et les interactions quotidiennes au sein de la scène gay berlinoise (Source : Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). La caméra accompagne Moritz dans des espaces variés – appartements partagés, rues, clubs, salles de sport – en laissant place à des moments de latence ou de silences, ce qui renforce l’impression d’un suivi au long cours plutôt que d’un récit strictement scénarisé par des rebondissements spectaculaires (Source : Berlinale, 2023 ; Teddy Award, 2023). Plusieurs critiques soulignent la manière dont le film donne à voir les négociations permanentes autour des normes de genre, de la virilité, de la disponibilité sexuelle et de la relation à son propre corps, en s’appuyant sur un ensemble de personnages aux statuts sociaux et affectifs contrastés (Source : Teddy Award, 2023 ; Planète CSAT, 2024 ; BFI Flare, 2023). Cette direction d’ensemble s’inscrit dans une tradition du cinéma queer européen attentif aux nuances de la psyché et aux micro‑décisions des personnages, plutôt qu’aux grands retournements dramatiques (Source : Berlinale, 2023 ; Teddy Award, 2023).

Mise en scène, esthétique et inscription dans Berlin

La mise en scène de Hannes Hirsch accorde une place centrale à Berlin, envisagée non seulement comme décor mais comme environnement social et sensoriel qui conditionne les trajectoires des personnages (Source : Planète CSAT, 2024 ; Berlinale, 2023). La ville est filmée à travers ses clubs, ses appartements, ses rues nocturnes et ses espaces intermédiaires, ce qui contribue à l’ancrer dans une tradition de représentations cinématographiques où la capitale allemande apparaît comme un lieu de circulation, de métamorphose et parfois de perte de repères (Source : Planète CSAT, 2024 ; BFI Flare, 2023). Le travail d’image d’Eli Börnicke explore les contrastes entre lumières artificielles, pénombre des intérieurs et éclats colorés des lieux de fête, tandis que le montage privilégie une continuité fluide entre les scènes de jour et de nuit, soulignant le glissement progressif de Moritz vers une existence principalement nocturne (Source : Berlinale, 2023 ; FilmAffinity, 2024).

Plusieurs présentations institutionnelles du film insistent sur la volonté de ne pas fétichiser la nuit berlinoise mais de la montrer comme un cadre où se rejouent des incertitudes, des fragilités et des rapports de pouvoir, au-delà des clichés de liberté illimitée associés à cette scène (Source : Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). La bande originale et le design sonore, confiés respectivement à Elie Gregory et à une équipe menée par Ilya Selikhov et Sum-Sum Shen, accompagnent cette approche en alternant ambiances électroniques, sons diégétiques de clubs et moments plus dépouillés qui mettent en avant la solitude du protagoniste (Source : Berlinale, 2023). Cette même année, le film s’inscrit dans un ensemble de productions européennes qui interrogent les politiques du corps et de la sexualité à l’ère des applications, des fêtes et des identités fluides, privilégiant une observation détaillée des interactions plutôt qu’un discours théorique explicité (Source : Berlinale, 2023 ; BFI Flare, 2023 ; Planète CSAT, 2024). L’esthétique générale reste attachée à une forme de réalisme contemporain, tout en ménageant des moments de suspension qui reflètent la perception subjective de Moritz au sein de la ville (Source : Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023).

Parcours en festivals, diffusion et réception critique

Drifter a connu sa première mondiale en 2023 dans la section Panorama du Festival international du film de Berlin, vitrine reconnue pour les œuvres explorant de nouvelles formes narratives et des sujets sociopolitiques contemporains (Source : Berlinale, 2023). Cette même année, le film est sélectionné comme séance de clôture du BFI Flare: London LGBTQIA+ Film Festival, l’un des principaux festivals britanniques consacrés aux cinémas queer, où il est présenté comme un portrait « rafraîchissant et authentique » de vies LGBTQ à Berlin (Source : BFI Flare, 2023 ; IMDb News, 2025). Le long métrage circule également dans plusieurs autres manifestations, parmi lesquelles Frameline à San Francisco, Pink Apple à Zurich, Molodist à Kiev (section Sunny Bunny) et divers rendez-vous européens dédiés aux nouveaux talents, parfois dans le cadre de sections compétitives (Source : Site officiel Hannes Hirsch, 2022 ; IMDb News, 2025).

Le film obtient le First Step Award du meilleur premier long métrage, ce qui contribue à installer Hannes Hirsch comme nouvelle voix du cinéma allemand d’auteur, notamment sur les questions de représentation queer (Source : Site officiel Hannes Hirsch, 2022). Sur IMDb, Drifter recueille une note moyenne d’environ 5,5/10 sur plusieurs centaines de votes, indice d’une réception partagée mais significative pour un film d’auteur à diffusion limitée (Source : IMDb, 2023 ; IMDb, 2024). La critique spécialisée met en avant le traitement sensible de la vulnérabilité du protagoniste, ainsi que la capacité du film à regarder derrière la surface séduisante des fêtes et des clubs pour se concentrer sur les individus, leurs hésitations et leurs stratégies de survie émotionnelle (Source : Teddy Award, 2023 ; Planète CSAT, 2024 ; BFI Flare, 2023). En parallèle, certaines analyses soulignent la place du film dans une continuité de récits de jeunesse berlinois, tout en notant sa focalisation sur les questions de masculinité, d’image corporelle et de gestion du désir dans un environnement où les identités et les constellations sexuelles se recomposent constamment (Source : Berlinale, 2023 ; Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023).

Le réalisateur Hannes Hirsch et son inscription dans le cinéma queer contemporain

Né en Allemagne, Hannes Hirsch étudie la mise en scène à l’école de cinéma indépendante Filmarche à Berlin, puis suit le cours de film narratif de Thomas Arslan à l’Université des arts de Berlin, avant de se faire remarquer avec des courts et moyens métrages projetés dans divers festivals (Source : Berlinale, 2023). Son moyen métrage Beach Boy est sélectionné dans des manifestations telles que le festival Max Ophüls Preis et Achtung Berlin, où il remporte un prix du meilleur film de moyenne durée, ce qui contribue à asseoir sa visibilité dans le paysage du jeune cinéma allemand (Source : Berlinale, 2023). En 2009, il cofonde la société de production Milieufilm avec Diemo Kemmesies, structure qui produit ensuite Drifter et se positionne sur des projets indépendants souvent ancrés à Berlin (Source : Site officiel Hannes Hirsch, 2022).

Avec Drifter/Suis-moi, Hannes Hirsch signe un premier long métrage qui se situe au croisement du cinéma queer, du film de jeunesse et du portrait urbain, en privilégiant une observation attentive des dynamiques de groupe et des trajectoires individuelles plutôt qu’une intrigue spectaculaire (Source : Berlinale, 2023 ; Teddy Award, 2023 ; BFI Flare, 2023). Le film dialogue avec une tradition de représentations de Berlin comme espace de liberté mais aussi de fractures, tout en s’inscrivant dans une génération de cinéastes qui abordent les identités LGBTQ à partir des expériences quotidiennes, des micro‑décisions et des ajustements constants aux normes sociales (Source : BFI Flare, 2023 ; Planète CSAT, 2024). Par ailleurs, la reconnaissance obtenue par le First Step Award et la présence dans des festivals majeurs du cinéma queer laissent entrevoir la possibilité d’une poursuite de ce travail dans d’autres projets, ancrés dans des enjeux similaires de corps, de désir et de communauté (Source : Site officiel Hannes Hirsch, 2022 ; IMDb News, 2025). De cette manière, Suis-moi apparaît comme une entrée marquée dans un champ où la représentation des sexualités et des identités reste en constante redéfinition, à la croisée des circuits de festivals et des plateformes spécialisées (Source : Berlinale, 2023 ; BFI Flare, 2023 ; Planète CSAT, 2024).

Souhaitant approfondir un aspect précis du film, la priorité serait‑elle donnée aux thématiques queer, au contexte berlinois ou au parcours festivalier de Suis-moi ?

Critique sur Suis-Moi

5.2 / 10
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Où regarder en streaming Suis-Moi

Suis-Moi est disponible en streaming par abonnement sur SFR Play et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Suis-Moi figurent Moritz, interprété par Lorenz Hochhuth, Noah, interprété par Cino Djavid et Jonas, interprété par Gustav Schmidt. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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