Last Scene est produit au Japon et présenté comme un court-métrage d’environ 27 à 28 minutes, réalisé par Hirokazu Kore-eda, cinéaste récompensé par la Palme d’or à Cannes pour Une affaire de famille (Shoplifters) en 2018. (Source : Branding in Asia, 2025 ; Campaign Brief Asia, 2025) Le film est conçu dans le cadre d’une collaboration avec Apple Japan et a été tourné entièrement avec un iPhone 16 Pro, ce qui en fait à la fois une œuvre de fiction autonome et une vitrine technologique pour les capacités de prise de vue du smartphone. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; iPhonesoft, 2025) Sa première diffusion intervient le 9 mai 2025 sur la chaîne YouTube d’Apple au Japon, sur le site apple.com/jp et via l’application Apple TV, dans un déploiement coordonné à l’échelle internationale avec un horaire de sortie commun entre le Japon et la côte ouest des États-Unis. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; Apple TV, 2025)
Le tournage a lieu principalement à Kamakura, ville côtière située près de Tokyo, cadre récurrent de la culture visuelle japonaise et déjà associée à plusieurs œuvres traitant du quotidien et de la mémoire. (Source : Campaign Brief Asia, 2025) La production est assurée par AOI Pro. (également mentionnée sous le nom AOI Promotion), en lien avec l’agence TBWA\Media Arts Lab Tokyo, spécialisée dans la communication de la marque Apple au Japon. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; IMDb, 2025) Cette même année 2025, la sortie de Last Scene s’inscrit dans une stratégie de mise en avant des usages cinématographiques des smartphones, avec une communication axée sur l’émotion et la capacité du dispositif léger à rendre des scènes intimistes. (Source : iPhonesoft, 2025 ; Branding in Asia, 2025) Par ailleurs, le projet prolonge l’intérêt de Kore-eda pour les formats courts et les collaborations avec des partenaires institutionnels ou commerciaux, sans abandonner une écriture centrée sur la famille et les temporalités intimes. (Source : Branding in Asia, 2025)
Intrigue et thématiques
Le récit de Last Scene s’organise autour de la figure de Kurata, scénariste de télévision qui voit sa routine bouleversée par la venue de Yui, sa petite-fille, qui a voyagé 50 ans dans le passé pour le prévenir que, s’il ne réécrit pas le scénario de sa série, le genre du drama télévisé est voué à disparaître dans son futur. (Source : SensCritique, 2025 ; Letterboxd, 2025) Ce dispositif de voyage temporel met en tension la responsabilité individuelle du créateur et l’évolution des formes audiovisuelles, en posant la question de ce qui subsiste ou non d’une tradition télévisuelle dans une époque dominée par d’autres supports. (Source : Branding in Asia, 2025) En parallèle, le film développe une dimension intime, puisque la mission de Yui implique un enjeu personnel : la sauvegarde du medium pourrait avoir pour conséquence l’effacement de sa propre existence. (Source : Letterboxd, 2025 ; Branding in Asia, 2025)
La narration associe ainsi comédie légère et éléments mélodramatiques, en articulant quiproquos temporels, scènes de confrontation entre générations et moments de réflexion sur la valeur des histoires racontées à la télévision. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; Branding in Asia, 2025) Le thème explicite de l’œuvre, souvent résumé par la formule « ce qui restera dans le futur et ce qui disparaîtra », encadre les enjeux dramatiques et s’étend à la fois aux supports techniques, aux formats de diffusion et aux liens familiaux. (Source : Branding in Asia, 2025) Quelques années plus tard, dans la perspective diégétique, le voyage de Yui apparaît comme une tentative de préserver un héritage audiovisuel menacé, ce qui inscrit le film dans un ensemble de fictions contemporaines interrogeant la pérennité des formes culturelles face aux mutations technologiques. (Source : Branding in Asia, 2025 ; SensCritique, 2025) Sans dévoiler le dénouement, la structure du court-métrage conduit les personnages à mesurer le coût émotionnel des choix créatifs et des réécritures, en faisant du scénario lui-même un instrument de négociation entre présent et futur. (Source : Letterboxd, 2025 ; SensCritique, 2025)
Fiche artistique et technique
Le film est écrit, réalisé et monté par Hirokazu Kore-eda, qui signe ici sa première incursion déclarée dans un récit de science-fiction à base de voyage dans le temps, tout en conservant une approche fondée sur l’observation des relations familiales. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; Branding in Asia, 2025) Le rôle principal du scénariste Kurata est interprété par Taiga Nakano, acteur japonais déjà remarqué dans plusieurs longs métrages et séries, qui incarne un auteur au début de sa carrière, aux prises avec les contraintes de l’industrie télévisuelle. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; Apple TV, 2025) La comédienne Momoko Fukuchi incarne quant à elle la petite-fille venue du futur, Yui, ainsi que deux autres personnages, Kotono et Rena, ce qui confère à son interprétation une dimension polymorphe dans le dispositif du film. (Source : Branding in Asia, 2025) En parallèle, Daisuke Kuroda et Lily Franky, collaborateurs réguliers de Kore-eda, apparaissent respectivement comme producteur de télévision et employé d’une grande roue, ajoutant une dimension professionnelle et populaire au microcosme représenté. (Source : Campaign Brief Asia, 2025)
Sur le plan technique, la direction de la photographie est assurée par Mikiya Takimoto, chef opérateur ayant déjà collaboré avec Kore-eda, qui adapte ici ses choix de lumière et de cadre aux spécificités de la captation sur smartphone. (Source : Campaign Brief Asia, 2025) La production est supervisée par la productrice Megumi Banse, tandis que la postproduction, notamment l’étalonnage et la finition, est confiée à la société IMAGICA, structure bien implantée dans l’industrie japonaise. (Source : Campaign Brief Asia, 2025) Le court-métrage bénéficie d’une bande originale signée par le musicien Ohashi Trio, tandis que la chanson-thème est interprétée par l’artiste Vaundy, également présent au générique pour le titre entendu dans le film. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; IMDb, 2025) La campagne média est orchestrée par l’agence OMD Hakuhodo, en lien avec TBWA\Media Arts Lab, ce qui place le film à l’intersection entre création cinématographique et stratégie de marque. (Source : Campaign Brief Asia, 2025)
Dispositif visuel et enjeux technologiques
Last Scene s’inscrit dans une lignée de projets visant à démontrer les capacités des smartphones de dernière génération en matière de production d’images cinématographiques, Apple mettant en avant l’usage exclusif de l’iPhone 16 Pro pour l’intégralité du tournage. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; iPhonesoft, 2025) Ce dispositif implique une adaptation des méthodes de tournage, avec des caméras plus compactes, une plus grande mobilité et une proximité accrue avec les acteurs, ce que la communication autour du film met en avant comme une possibilité de capter des situations plus spontanées. (Source : iPhonesoft, 2025 ; Branding in Asia, 2025) Néanmoins, le projet mobilise une équipe professionnelle et des ressources de postproduction importantes, ce qui rapproche davantage le film d’une production cinématographique classique que d’un tournage amateur ou improvisé. (Source : Campaign Brief Asia, 2025)
Le choix de Kamakura comme décor principal permet d’exploiter des paysages côtiers, des rues de quartier résidentiel et des installations de loisirs comme la grande roue, offrant une palette visuelle variée malgré le format court. (Source : Campaign Brief Asia, 2025) En parallèle, la mise en scène de Kore-eda privilégie des compositions simples, des plans dialogués et un travail sur les gestes quotidiens, dans la continuité de ses œuvres précédentes, ce qui montre que l’expérimentation technologique ne se traduit pas par une rupture radicale avec son style. (Source : Branding in Asia, 2025) Cette même année, les articles consacrés au film soulignent que le recours au smartphone est intégré au récit lui-même, qui porte sur la mutation des formes de narration audiovisuelle, établissant un écho entre l’outil de tournage et les enjeux dramatiques autour de la survie du drama télévisé. (Source : Branding in Asia, 2025 ; iPhonesoft, 2025) À travers ce dispositif, Last Scene participe aux débats contemporains sur la frontière entre cinéma et contenu numérique, tout en conservant un ancrage dans les circuits institutionnels de diffusion via Apple TV et les plateformes critiques spécialisées. (Source : Apple TV, 2025 ; SensCritique, 2025)
Réception et place dans la filmographie de Kore-eda
À sa sortie, Last Scene est largement relayé par la presse spécialisée dans la publicité, le marketing et les technologies, qui insiste sur l’association entre Kore-eda et Apple, ainsi que sur le positionnement du film comme démonstration du potentiel de l’iPhone 16 Pro pour la création narrative. (Source : Campaign Brief Asia, 2025 ; Branding in Asia, 2025) Des sites consacrés au cinéma et aux médias, comme SensCritique ou Letterboxd, le répertorient comme court-métrage dramatique japonais, soulignant son intrigue centrée sur un scénariste et sa petite-fille voyageant dans le temps pour sauver l’avenir du drama télévisé. (Source : SensCritique, 2025 ; Letterboxd, 2025) Quelques plateformes indiquent une notation utilisateur modérée, témoignant d’un accueil favorable mais non triomphal, mais ces évaluations relèvent principalement de contributions de spectateurs plutôt que de critiques institutionnalisées. (Source : IMDb, 2025 ; SensCritique, 2025)
Dans la filmographie de Kore-eda, Last Scene se distingue par son format court et par sa dimension promotionnelle assumée, tout en réinvestissant des motifs récurrents de son œuvre, tels que les relations entre générations, le poids de la mémoire et la manière dont les structures sociales influencent les trajectoires individuelles. (Source : Branding in Asia, 2025) En parallèle, le recours explicite à un motif de science-fiction le différencie de ses drames familiaux les plus connus, sans abandonner une approche réaliste de la mise en scène. (Source : Campaign Brief Asia, 2025) Quelques années plus tôt, des collaborations similaires entre cinéastes et constructeurs de téléphones avaient déjà expérimenté ce type de format démonstratif, mais la participation d’un réalisateur auréolé de la Palme d’or confère à ce projet une visibilité particulière. (Source : Branding in Asia, 2025) Ainsi, Last Scene occupe une position intermédiaire entre œuvre de commande et prolongement cohérent de la démarche de Kore-eda, en interrogeant la manière dont les récits familiaux et les supports techniques se reconfigurent à l’ère des plateformes numériques. (Source : Branding in Asia, 2025 ; Apple TV, 2025)
Critique sur Last Scene
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Last Scene figurent Kurata, interprété par Taiga, Yui / Kotono / Rena, interprété par Momoko Fukuchi et Yamase, interprété par 黒田大輔. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






