Aaron consacre sa vie à son fils Uri depuis la séparation d'avec Tamara, la mère. Tous deux mènent une existence recluse, rythmée par des routines précises adaptées aux besoins d'Uri. Par ailleurs, ce dernier manifeste de nouveaux désirs, signe d'une transition vers l'âge adulte qui déstabilise le père. Alors qu'ils roulent vers l'institut spécialisé, Aaron plaque tout et entame un voyage à travers Israël, mêlant doutes, rires et confrontations. Le film explore cette fuite comme un acte de résistance à la séparation inévitable. (Source : Dulac Distribution, 2021)
Uri, fan inconditionnel de Charlie Chaplin, visionne Le Kid en boucle, un détail qui colore leur quotidien. Aaron argumente rationnellement face aux angoisses de son fils, comme la peur d'écraser des escargots lors de leurs marches. Tamara, convaincue de la nécessité d'une institution, incarne le point de vue pragmatique. Ce road movie haletant révèle les limites d'une éducation solitaire. La bienveillance du récit évite les clichés sur l'autisme, privilégiant l'authenticité des interactions. (Source : Handicap.fr, 2021)
Fiche technique
Réalisation : Nir Bergman. Ce cinéaste israélien signe ici un drame intime après des œuvres comme Broken Branches. Scénario : Dana Idisis, qui excelle dans les portraits familiaux nuancés. Photographie : Shai Goldman capture les paysages israéliens avec une sobriété adaptée au ton contemplatif. (Source : Wikipédia, consulté en 2026)
Montage : Ayala Bengad assure un rythme fluide entre intimité et mouvement. Musique : Matteo Curallo opte pour une partition minimaliste. Production : Spiro Films, avec Eitan Mansuri et Jonathan Doweck aux manettes. Durée : 94 minutes. Format : couleur, 2,35:1. Langue : hébreu. Pays : Israël, Italie. (Source : IMDb, 2022)
- Date de sortie Israël : 2020, lors du festival de Jérusalem.
- Sortie France : 22 décembre 2021.
- Visa CNC : 154.454.
- Distributeur français : Sophie Dulac Distribution.
Le budget reste modeste, avec un recettes mondiales estimées à 40 919 dollars. Ce film indépendant s'inscrit dans une veine réaliste propre au cinéma israélien contemporain. (Source : IMDb, 2022)
Distribution
Shai Avivi incarne Aharon, un père dévoué naviguant entre amour et déni. Noam Imber prête ses traits à Uri, capturant avec finesse les nuances d'un jeune adulte autiste. Smadi Wolfman joue Tamara, l'ex-femme pragmatique qui pousse à l'institutionnalisation. Efrat Ben-Zur est Effi, amie d'enfance ravivant des souvenirs. (Source : Wikipédia, consulté en 2026)
- Amir Feldman : Amir, frère d'Aharon.
- Sharon Zelikovsky : Sharona, compagne d'Amir.
- Uri Klauzner : Noni, ami d'Aharon.
- Natalia Faust : Natalia, contrôleuse sociale.
Les performances, saluées pour leur naturel, reposent sur une préparation approfondie avec des familles concernées par l'autisme. Le casting mixe acteurs confirmés et talents émergents, typique des productions Spiro Films. Cette distribution renforce l'authenticité du propos. (Source : La Croix, 2021)
Contexte de production
Nir Bergman réalise My Kid en 2020, dans un Israël marqué par les débats sur l'inclusion des personnes autistes. Le scénario de Dana Idisis s'inspire de témoignages réels, sans verser dans le sensationnalisme. Spiro Films, producteur clé du cinéma indépendant israélien, coproduit avec l'Italie pour une diffusion élargie. Les tournages ont eu lieu en Israël, capturant routes et paysages quotidiens. (Source : Dulac Distribution, 2021)
Quelques années plus tôt, Bergman explorait déjà les thèmes familiaux dans ses courts métrages. Ce long métrage bénéficie du soutien de festivals comme Toronto et Zurich, où il est présenté en première. En France, Sophie Dulac Distribution le programme en salles fin 2021, aligné sur une programmation sensible aux droits du handicap. Le contexte culturel souligne les défis de la transition adulte pour les autistes en Israël. (Source : Wikipédia, consulté en 2026)
La pandémie retarde certaines sorties, mais renforce l'actualité du thème de l'isolement familial. Producteurs et équipe technique insistent sur une approche consultative avec associations. Cette préparation garantit une représentation nuancée, loin des stéréotypes. (Source : Handicap.fr, 2021)
Accueil critique et festivals
Le film recueille 7,1/10 sur IMDb, basé sur des critiques élogieuses pour sa tendresse. Les festivals de Toronto, Zurich et Jérusalem l'accueillent favorablement, notant sa délicatesse face à l'autisme. En France, La Croix évoque un "film d’une grande délicatesse" sur le refus paternel de l'institution. (Source : IMDb, 2022)
Handicap.fr le qualifie d'"authentique et tendre", soulignant le road trip parsemé de rires et doutes. Les Cahiers du Cinéma ou Libération n'offrent pas encore de recensions détaillées vérifiables, mais l'accueil général valorise son humanité. Aucune distinction majeure n'est recensée à ce jour. Ce positionnement festivalier cible un public sensible aux drames intimistes. (Source : La Croix, 2021)
- Festival de Toronto : Première nord-américaine, 2020.
- Festival de Zurich : Sélection officielle.
- Festival de Jérusalem : Sortie nationale.
Thèmes et contexte culturel
My Kid interroge la fusion parent-enfant face à l'autisme adulte, un sujet peu exploré au cinéma. En Israël, où les institutions spécialisées peinent à absorber la demande, le film reflète des tensions sociétales réelles. Aaron incarne le père protecteur, risquant l'étouffement par excès d'amour. Uri, en quête d'autonomie, exprime ses passions comme Chaplin via des rituels. (Source : Handicap.fr, 2021)
Ce road movie s'inscrit dans une tradition israélienne des récits nomades, comme chez Amos Gitaï. Parallèlement, il aborde l'errance diagnostique et éducative, écho aux militantismes associatifs. La mère Tamara symbolise la nécessité collective face à l'individualisme paternel. En 2020, le contexte de la pandémie accentue ces réflexions sur l'isolement. (Source : La Croix, 2021)
Le film évite les pathos excessifs, optant pour un humour discret dans les interactions. Il contribue au débat sur l'accompagnement lifelong des autistes, aligné sur des initiatives comme celles d'Autisme France. Cette neutralité factuelle renforce son impact documentaire. Sans jugement, il documente une réalité familiale complexe. (Source : Dulac Distribution, 2021)
Carrière de Nir Bergman
Nir Bergman, né en Israël, débute par des courts métrages remarqués aux festivals. Son premier long, Shadows in Eden, explore déjà les dynamiques familiales. My Kid marque une maturité dans le traitement des handicaps invisibles. Il collabore régulièrement avec Spiro Films pour des projets intimistes. (Source : IMDb, 2022)
En parallèle, Bergman enseigne la réalisation, influençant la nouvelle vague israélienne. Ses œuvres circulent en Europe via MK2 International. Aucune biographie exhaustive n'est disponible, mais son style sobre s'affine au fil des ans. Ce film consolide sa réputation de conteur humain. (Source : Wikipédia, consulté en 2026)
Quelques années plus tard, il poursuit avec des projets similaires, restant fidèle au drame social. Son approche documentaire infuse réalisme dans la fiction. (Source : Allociné, via ressources liées)
Critique sur My Kid
Où regarder en streaming My Kid
My Kid est disponible à la location sur Amazon Video, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de My Kid figurent Aharon, interprété par Shai Avivi, Uri, interprété par Noam Imber et Effi, interprété par Efrat Ben-Zur. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.















