Nrmagazine
Paradis - Image de fond
Paradis (2016) - Affiche
Langue originale
Russian
Titre original
Рай
Budget
5 444 966,00 $
Revenus
945 991,00 $
Pays d’origine
RU
Sorties en France
  • Cinéma : 15/11/2017
Sociétés de production
Audio
Pусский
Pays producteurs
Mots-clés

Paradis(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

01/09/2016
•
2heure 10min
7.1 / 10

Paradis est réalisé par Andreï Kontchalovski, cinéaste russe né en 1937, qui signe également le scénario avec Elena Kisseliova, confirmant une collaboration déjà éprouvée sur ses projets précédents. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; Wikipédia EN, 2016) Le film a pour titre original « Raï » (Рай), littéralement « Paradis », et s’inscrit dans une coproduction majoritairement russe, avec des partenaires allemands, pour un genre classé comme drame de guerre. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; Screen Daily, 2016) Au casting, Ioulia Vyssotskaïa interprète Olga, l’aristocrate russe de la Résistance, aux côtés de Philippe Duquesne dans le rôle de Jules, le policier français collaborateur, et de Christian Clauß dans celui d’Helmut, officier SS chargé d’inspections dans les camps. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; AlloCiné, 2017) La version internationale du générique fait également apparaître Yuliya Vysotskaya, Peter Kurth et Jakob Diehl parmi les interprètes, confirmant une distribution polyglotte adaptée à un récit circulant entre France et Allemagne. (Source : IMDb, 2017 ; Film Movement, 2017)

Kontchalovski revendique ici un dispositif à la fois narratif et formel centré sur les confessions des personnages, qui prennent la parole face à la caméra dans un cadre dépouillé, comme lors d’un interrogatoire ou d’une déposition. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; Indie-Cinema, 2017) Cette construction, qui alterne flashbacks et séquences de témoignage, structure le film en chapitres et permet de croiser les points de vue de la résistante, du fonctionnaire français et de l’officier allemand. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; Wikipédia EN, 2016) Le film affiche une durée d’environ 130 minutes et s’inscrit dans la filmographie tardive du cinéaste, après notamment The Postman’s White Nights, déjà récompensé à Venise deux ans plus tôt. (Source : IMDb, 2017 ; Screen Daily, 2016) Paradis prolonge ainsi le travail de Kontchalovski sur les conflits du XXe siècle et les choix moraux de personnages pris dans des structures de pouvoir rigides. (Source : Wikipedia EN, 2016 ; Indie-Cinema, 2017)

Intrigue, personnages et construction narrative

L’intrigue de Paradis s’ouvre sur Olga, aristocrate russe exilée en France, arrêtée à Paris pour avoir caché des enfants juifs, ce qui la conduit dans les geôles de l’Occupation puis sur la route de la déportation. (Source : AlloCiné, 2017 ; RFE/RL, 2016) En parallèle, le spectateur découvre Jules, policier français et père de famille, qui coopère avec les autorités nazies et incarne le versant administratif de la collaboration, pris entre sa position professionnelle et l’évolution de la situation politique. (Source : AlloCiné, 2017 ; Wikipédia FR, 2016) Le troisième axe narratif suit Helmut, membre de la noblesse allemande converti à l’idéologie nationale-socialiste, devenu officier SS chargé d’inspecter les camps de concentration, dont la mission l’amène à observer de près le fonctionnement du système concentrationnaire. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; Wikipédia EN, 2016) Le récit se déploie ainsi à travers ces trois trajectoires, qui finissent par se croiser dans l’espace du camp, où se rejouent des liens passés, notamment entre Olga et Helmut. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; RFE/RL, 2016)

La structure du film repose sur des confessions filmées de manière frontale, les personnages s’adressant à une instance hors champ qui demeure volontairement indéterminée, tout en commentant leurs choix et leurs souvenirs. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; Wikipédia EN, 2016) Ces séquences dialoguent avec des flashbacks en noir et blanc, qui montrent les rafles, les interrogatoires, la vie quotidienne dans les camps et les interactions entre détenus et autorités, sans chercher à reconstituer l’ensemble du conflit mais en se concentrant sur quelques situations précises. (Source : IMDb, 2017 ; AlloCiné, 2017) La progression dramatique s’appuie sur la confrontation entre l’idéal proclamé par Helmut, la rationalisation de Jules et l’expérience directe d’Olga, confrontée à la faim, à la violence et aux arbitrages de survie. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; RFE/RL, 2016) Le titre Paradis renvoie à la fois à une promesse idéologique formulée par le régime nazi et à une aspiration individuelle à une forme de salut, constamment mise en tension par la réalité des camps. (Source : Wikipédia EN, 2016 ; Indie-Cinema, 2017)

Contexte historique, esthétique visuelle et choix formels

Paradis se situe explicitement pendant la Seconde Guerre mondiale et met en scène les politiques antisémites de l’Occupation, les pratiques de la police française lors des rafles et l’organisation des camps de concentration allemands. (Source : Wikipédia FR, 2016 ; AlloCiné, 2017) Le film adopte un noir et blanc contrasté, avec un format d’image resserré, qui évoque à la fois les archives et un certain héritage du cinéma européen d’auteur, tout en renforçant l’impression de claustration des personnages. (Source : IMDb, 2017 ; Indie-Cinema, 2017) Ce choix esthétique s’accompagne d’un montage qui alterne les temporalités, les confessions étant tournées comme des pièces séparées où chaque protagoniste revient sur son parcours avec une distance variable. (Source : Wikipédia EN, 2016 ; Wikipédia FR, 2016) L’absence de musique extradiégétique envahissante et le recours à des plans fixes prolongés participent d’une approche qui privilégie la parole, les visages et la matérialité des lieux – cellules, couloirs, baraquements. (Source : Indie-Cinema, 2017 ; IMDb, 2017)

Dans ce cadre, le contexte culturel est celui d’un retour régulier, dans le cinéma européen contemporain, à la Seconde Guerre mondiale comme espace de réflexion sur la mémoire et les responsabilités nationales, en particulier autour de la Collaboration et de la Shoah. (Source : Indie-Cinema, 2017 ; Screen Daily, 2016) Paradis s’inscrit dans cette tendance, tout en adoptant un point de vue russe sur un pan de l’histoire française et allemande, ce qui reflète les circulations de production et de financement entre Russie et Europe occidentale au milieu des années 2010. (Source : Screen Daily, 2016 ; Wikipédia EN, 2016) Cette même année, le film est présenté à Venise aux côtés d’autres œuvres interrogeant les conflits passés et les crises contemporaines, ce qui le place dans un environnement festivalier où la question de la mémoire historique occupe une place centrale. (Source : Screen Daily, 2016) Le travail de Kontchalovski sur la spatialisation des camps et la mise en scène des inspections d’Helmut illustre une volonté de montrer les rouages administratifs du système concentrationnaire autant que ses effets sur les corps. (Source : RFE/RL, 2016 ; Indie-Cinema, 2017)

Production, diffusion internationale et parcours en festivals

Paradis est produit par une équipe majoritairement russe, avec Andreï Kontchalovski et le magnat Alisher Usmanov crédités à la production, dans le cadre d’une coproduction russo-allemande. (Source : Wikipédia EN, 2016 ; Wikipédia FR, 2016) Le film est sélectionné en compétition officielle à la 73e édition de la Mostra de Venise, où il concourt pour le Lion d’or, marquant la cinquième participation du cinéaste à la compétition du festival italien. (Source : Screen Daily, 2016 ; Wikipédia EN, 2016) À Venise, Kontchalovski reçoit le Lion d’argent du meilleur réalisateur pour Paradis, prix annoncé le 10 septembre 2016 par un jury présidé par Sam Mendes, confirmant l’ancrage du film dans le circuit des grands festivals internationaux. (Source : RFE/RL, 2016 ; New East, 2016) Cette distinction prolonge une relation déjà établie avec Venise, où The Postman’s White Nights avait obtenu un Lion d’argent deux ans plus tôt. (Source : Screen Daily, 2016 ; Indie-Cinema, 2017)

Par la suite, Paradis est choisi pour représenter la Russie dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère aux 89e Oscars, avant de figurer parmi la liste restreinte de neuf films présélectionnés en décembre 2016. (Source : Wikipédia EN, 2016) Le film est également récompensé dans le circuit national russe, avec plusieurs prix aux Golden Eagle Awards 2016, dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur pour Kontchalovski et de la meilleure actrice pour Ioulia Vyssotskaïa. (Source : Wikipédia EN, 2016) Il reçoit aussi le prix du meilleur film aux Nika Awards 2017, contribuant à confirmer sa visibilité dans le paysage cinématographique russe. (Source : Wikipédia EN, 2016) La distribution internationale s’appuie sur des sorties en salles et des projections festivalieres en Europe et en Amérique du Nord, notamment via des distributeurs indépendants comme Film Movement qui en assure la diffusion sur certains territoires anglophones. (Source : IMDb, 2017 ; Film Movement, 2017)

Réception critique et place dans la filmographie de Kontchalovski

La réception critique de Paradis se concentre largement sur le dispositif formel du film, plusieurs critiques soulignant l’usage du noir et blanc et des confessions frontales comme éléments distinctifs dans le traitement de la Seconde Guerre mondiale. (Source : Indie-Cinema, 2017 ; Abus de Ciné, 2016) Des publications spécialisées notent également la manière dont le film juxtapose humanité et horreur, en s’attachant à des gestes quotidiens et à des interactions concrètes au sein du camp, sans éluder la violence structurelle du système nazi. (Source : Abus de Ciné, 2016 ; Indie-Cinema, 2017) Dans la presse internationale, la récompense du Lion d’argent est souvent mise en avant comme un signe de reconnaissance de la mise en scène de Kontchalovski, plutôt que comme une consécration d’un discours particulier sur l’histoire. (Source : RFE/RL, 2016 ; New East, 2016) Les commentaires insistent sur le fait que le film s’inscrit dans une tradition de cinéma de festival européen, privilégiant la densité dramaturgique et la rigueur formelle. (Source : Indie-Cinema, 2017 ; Screen Daily, 2016)

Dans la filmographie d’Andreï Kontchalovski, Paradis arrive à un moment où le cinéaste alterne entre projets plus intimistes et fresques historiques, prolongeant une trajectoire entamée dès les années 1960 avec des collaborations aux côtés d’Andreï Tarkovski. (Source : Screen Daily, 2016 ; Wikipédia EN, 2016) Ce film confirme sa présence récurrente à Venise et sa place dans le cinéma d’auteur international, tout en dialoguant avec des œuvres contemporaines portant sur les mémoires de la guerre et des totalitarismes. (Source : Screen Daily, 2016 ; Indie-Cinema, 2017) La reconnaissance institutionnelle, via les prix russes et européens, contribue à installer Paradis comme l’un des titres marquants de sa période récente, souvent cité aux côtés de The Postman’s White Nights dans les bilans critiques. (Source : Wikipédia EN, 2016 ; Indie-Cinema, 2017) Le film occupe ainsi une position charnière, reliant le travail du réalisateur sur la Russie contemporaine et ses relectures de l’histoire européenne à travers une mise en scène épurée et fortement structurée. (Source : Wikipédia EN, 2016 ; Screen Daily, 2016)

Critique sur Paradis

7.1 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Où regarder en streaming Paradis

Paradis est disponible à la location sur Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Paradis figurent Olga, interprété par Yulia Visotskaia, Zhyul, interprété par Philippe Duquesne et Genrikh Gimmler, interprété par Victor Sukhorukov. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes