“Se battre pour sa famille.”
L’Un des nôtres est le titre français du long métrage américain Let Him Go, réalisé et scénarisé par Thomas Bezucha, d’après le roman homonyme de Larry Watson publié en 2013 (Source : Wikipédia, 2020 ; Source : Focus Features, 2020). Le film est produit par la société indépendante The Mazur/Kaplan Company et distribué en Amérique du Nord par Focus Features, filiale d’Universal spécialisée dans le cinéma d’auteur et les productions de milieu de gamme (Source : Focus Features, 2020 ; Source : IMDb, 2021). Classé dans le registre du drame avec éléments de suspense, le long métrage adopte un format de 1 h 54 (115 minutes), tourné principalement en Alberta, au Canada, pour figurer les paysages du Montana et du Dakota du Nord des années 1960 (Source : Focus Features, 2020 ; Source : IMDb, 2021). La photographie exploite les espaces ruraux et la lumière des grands espaces nord-américains, dans une approche visuelle souvent rapprochée du western moderne par la critique (Source : Mondociné, 2021). Le film bénéficie d’une classification R aux États-Unis, en raison notamment de scènes de violence et de tension prolongée qui structurent son dernier acte (Source : Focus Features, 2020).
Le projet s’inscrit dans la continuité du travail de Thomas Bezucha, qui avait déjà exploré les dynamiques familiales dans des films précédents, bien que dans des registres plus légers comme The Family Stone (2005) (Source : IMDb, 2021). Avec Let Him Go, le cinéaste se tourne vers un matériau plus sombre, en adaptant le roman de Larry Watson qui mêle drame domestique et violence rurale dans le contexte du Midwest américain des années 1960 (Source : Wikipédia, 2020). L’écriture et la réalisation se concentrent sur la relation du couple au cœur du récit, tout en structurant le film en trois actes distincts qui conduisent progressivement vers l’affrontement avec la famille Weboy, selon plusieurs analyses critiques françaises (Source : Mondociné, 2021). Le film est présenté par son distributeur comme une œuvre à la croisée du drame et du thriller, portée par un duo d’interprètes expérimentés, Kevin Costner et Diane Lane, déjà réunis dans un cadre très différent dans le film de super-héros Man of Steel de Zack Snyder (2013) (Source : Focus Features, 2020 ; Source : IMDb, 2021). Cette continuité de casting est régulièrement mentionnée dans les articles de presse comme un élément de marketing et de reconnaissance auprès du public (Source : Mondociné, 2021).
Intrigue, thèmes et ancrage historique
L’action se déroule au début des années 1960, principalement dans le Montana et le Dakota du Nord, dans une Amérique rurale encore marquée par des structures familiales patriarcales et par l’éloignement géographique des communautés (Source : Focus Features, 2020 ; Source : Wikipédia, 2020). Margaret et George Blackledge, qui vivent sur un ranch du Montana, voient leur équilibre rompu par la mort accidentelle de leur fils adulte, puis par le remariage de leur belle-fille Lorna avec Donnie Weboy, membre d’une famille réputée dangereuse (Source : IMDb – Synopsis, 2025 ; Source : Focus Features, 2020). Lorsque Margaret assiste à une scène de maltraitance impliquant Donnie, Lorna et le petit Jimmy, puis constate la disparition soudaine du foyer, elle décide de partir à la recherche de l’enfant, entraînant George dans ce voyage vers le Dakota (Source : IMDb – Synopsis, 2025). Sur place, le couple se heurte à la famille Weboy, installée dans une ferme isolée et dirigée par Blanche, matriarche qui contrôle ses fils adultes et refuse tout compromis concernant le petit-fils (Source : Focus Features, 2020 ; Source : Wikipédia, 2020). L’intrigue fait progresser cette confrontation par paliers, depuis les premiers échanges polis jusqu’à une escalade de menaces et de violences physiques, en s’appuyant sur une tension dramatique croissante relevée par plusieurs critiques (Source : Abus de Ciné, 2021 ; Source : Mondociné, 2021).
Le film aborde plusieurs thèmes liés à la famille, au deuil et à la transmission, en questionnant le lien entre la génération des grands-parents et celle du petit-fils dans un contexte de recomposition familiale (Source : Wikipédia, 2020). Le passé de George comme shérif à la retraite et la détermination de Margaret structurent deux rapports différents à la loi et à la justice : l’un marqué par la prudence et l’expérience, l’autre par l’instinct et la volonté de protection à tout prix (Source : IMDb – Synopsis, 2025 ; Source : Mondociné, 2021). Par ailleurs, la mise en scène inscrit la violence dans un cadre domestique, avec des repas de famille et des intérieurs ruraux qui basculent progressivement vers le huis clos menaçant, ce que plusieurs articles décrivent comme une tension « âpre » ou « méthodiquement construite » (Source : Abus de Ciné, 2021 ; Source : Mondociné, 2021). Le sous-texte évoque aussi la marginalisation de certaines communautés rurales et la difficulté des institutions à intervenir dans des zones isolées, même si le film reste centré sur le point de vue des Blackledge (Source : Focus Features, 2020). En parallèle, la présence d’un personnage amérindien rencontré en chemin, mentionnée par la critique comme une piste narrative peu développée, introduit brièvement la question des minorités dans ces territoires, sans devenir un axe central du récit (Source : Abus de Ciné, 2021 ; Source : Mondociné, 2021).
Distribution artistique et technique
Le film repose principalement sur le duo formé par Diane Lane et Kevin Costner, qui interprètent respectivement Margaret et George Blackledge, un couple de grands-parents confronté à la perte et à la menace envers leur petit-fils (Source : IMDb, 2021 ; Source : Wikipédia, 2020). Diane Lane, actrice américaine dont la carrière s’étend du cinéma indépendant aux productions de studios, est régulièrement saluée dans la presse pour la dimension intérieure et obstinée de son personnage, figure centrale de la narration (Source : Mondociné, 2021 ; Source : Abus de Ciné, 2021). Kevin Costner, associé depuis les années 1990 à des rôles liés au western et au cinéma américain classique, incarne un shérif à la retraite marqué par son passé professionnel et par la volonté de protéger sa famille, dans un registre plus retenu (Source : IMDb, 2021 ; Source : Mondociné, 2021). La distribution comprend également Lesley Manville dans le rôle de Blanche Weboy, matriarche de la famille antagoniste, interprétation décrite comme déterminante pour installer l’atmosphère de menace au sein du foyer Weboy (Source : IMDb, 2021 ; Source : Wikipédia, 2020). Kayli Carter incarne Lorna, la belle-fille prise entre la loyauté envers sa nouvelle famille et le souci de protéger son fils, tandis que Will Brittain interprète Donnie Weboy, figure de la violence domestique au cœur du conflit (Source : IMDb, 2021).
Sur le plan technique, la musique originale est signée Michael Giacchino, compositeur américain notamment connu pour ses travaux sur des franchises de studios, qui adopte ici une approche plus discrète et mélodique pour accompagner le drame familial et les moments de tension (Source : Wikipédia, 2020 ; Source : IMDb, 2021). La photographie, confiée à Guy Godfree, met en valeur les paysages de prairies, les routes désertes et les intérieurs modestes, contribuant à l’ancrage réaliste et à l’atmosphère de western contemporain relevée par plusieurs critiques (Source : Wikipédia, 2020 ; Source : Mondociné, 2021). Le montage, attribué à Jeffrey Ford, articule les temps de calme et les scènes de confrontation dans une progression qui privilégie la montée progressive de la menace plutôt que l’accumulation de séquences d’action (Source : IMDb, 2021 ; Source : Mondociné, 2021). Le film est produit par Paula Mazur et Mitchell Kaplan pour The Mazur/Kaplan Company, structure spécialisée dans l’adaptation de romans pour le cinéma (Source : IMDb, 2021 ; Source : Focus Features, 2020). L’ensemble du dispositif artistique et technique s’inscrit dans une logique de film de studio de taille moyenne, privilégiant le travail sur les personnages et l’atmosphère à une approche spectaculaire (Source : Focus Features, 2020 ; Source : Mondociné, 2021).
Carrière en salles, diffusion et accueil critique
Let Him Go sort en salles aux États-Unis le 6 novembre 2020, dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19 qui affecte fortement la fréquentation et le nombre de films proposés (Source : Focus Features, 2020 ; Source : IMDb, 2021). Le long métrage prend néanmoins la tête du box-office nord-américain lors de son premier week-end d’exploitation avec environ 4 millions de dollars de recettes, selon les données rapportées par la presse spécialisée (Source : Wikipédia, 2020). Sur l’ensemble de sa carrière en salles, il engrange un peu plus de 9,3 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, pour un total mondial dépassant 10,8 millions de dollars, sur la base d’un budget estimé à 21 millions de dollars (Source : IMDb, 2021). En France, le film sort le 16 juin 2021 sous le titre L’Un des nôtres, après plusieurs mois de reports liés aux fermetures de salles, dans un marché marqué par une reprise progressive des sorties américaines (Source : IMDb, 2021 ; Source : AlloCiné, 2021). Il bénéficie d’une distribution soutenue par Universal Pictures France, avec une communication centrée sur le duo d’acteurs et sur le mélange entre drame familial et tension proche du thriller (Source : AlloCiné, 2021).
L’accueil critique est globalement favorable, avec des nuances selon les supports et les sensibilités des rédactions. Aux États-Unis, le film obtient des critiques majoritairement positives, qui soulignent la solidité du jeu des interprètes principaux et la capacité de la mise en scène à faire monter la tension sans recourir à un rythme explosif, même si certains commentateurs évoquent un scénario jugé prévisible (Source : Wikipédia, 2020). En France, plusieurs médias spécialisés insistent sur le caractère « à l’ancienne » du film, en référence à une narration linéaire, centrée sur les personnages, et à une approche du western transposée au drame familial contemporain (Source : Abus de Ciné, 2021 ; Source : Mondociné, 2021). Sur la plateforme AlloCiné, la moyenne des avis spectateurs se situe autour de 3,2 sur 5, témoignant d’un accueil public mesuré mais plutôt positif (Source : AlloCiné, 2021). Des critiques comme celles de Mondociné ou Abus de Ciné soulignent à la fois la maîtrise de la direction d’acteurs et certaines limites de rythme ou de sous-intrigues, notamment autour de personnages secondaires qui restent en retrait (Source : Mondociné, 2021 ; Source : Abus de Ciné, 2021). Le film s’inscrit ainsi dans la catégorie des œuvres de studio à ambition modérée, repérées pour la qualité de leur interprétation et leur ancrage dans un registre dramatique classique (Source : Mondociné, 2021 ; Source : Wikipédia, 2020).
Place de l’œuvre dans les parcours des auteurs et interprètes
Dans la filmographie de Thomas Bezucha, Let Him Go occupe une place particulière, marquant un déplacement vers un ton plus sombre et une forme plus tendue que ses précédentes réalisations, souvent associées à la comédie dramatique ou au film choral (Source : IMDb, 2021 ; Source : Wikipédia, 2020). Le cinéaste poursuit pourtant une constante : l’exploration des dynamiques familiales, qu’il s’agisse ici d’un couple de grands-parents ou, auparavant, de familles élargies confrontées à des conflits internes (Source : IMDb, 2021). Le choix d’adapter un roman de Larry Watson lui permet de s’inscrire dans une tradition de récits américains situés dans les grands espaces ruraux, où la famille et la violence se déploient loin des grandes villes, dans des communautés resserrées (Source : Wikipédia, 2020). Pour Michael Giacchino, compositeur prolifique dans le cinéma de genre et les franchises, ce projet représente une incursion dans un registre plus intimiste, où la musique accompagne la progression émotionnelle plutôt que l’action spectaculaire (Source : Wikipédia, 2020 ; Source : IMDb, 2021). L’ensemble du projet illustre ainsi une rencontre entre un matériau littéraire, un cinéaste intéressé par les liens familiaux et des collaborateurs habitués à des productions de plus grande envergure, réunis ici autour d’un drame rural concentré (Source : Focus Features, 2020 ; Source : Mondociné, 2021).
Pour Kevin Costner, le film prolonge une trajectoire qui associe fortement son image à l’Ouest américain, au western et aux récits de territoires, depuis des œuvres comme Danse avec les loups (1990) jusqu’à des séries plus récentes comme Yellowstone, même si cette dernière appartient au champ télévisuel (Source : IMDb, 2021). En interprétant un shérif à la retraite confronté à la violence dans un cadre rural, l’acteur renoue avec des figures d’autorité marquées par le doute et la retenue, dimension fréquemment relevée par la critique (Source : Mondociné, 2021). Diane Lane, de son côté, trouve dans le personnage de Margaret un rôle central, construit sur la détermination et la douleur, qui s’inscrit dans une filmographie où la figure maternelle ou parentale occupe une place importante depuis plusieurs années (Source : IMDb, 2021 ; Source : Abus de Ciné, 2021). La réunion de Lane et Costner, après leur collaboration dans Man of Steel, est souvent mise en avant dans les dossiers de presse comme un argument de reconnaissance pour le public, tout en s’inscrivant dans un registre radicalement différent du cinéma de super-héros (Source : Focus Features, 2020 ; Source : IMDb, 2021). Dans son ensemble, L’Un des nôtres apparaît ainsi, dans les parcours des interprètes et du réalisateur, comme une œuvre intermédiaire mais significative, qui réactive des motifs classiques du cinéma américain en les appliquant à un drame familial resserré (Source : Mondociné, 2021 ; Source : Wikipédia, 2020).
- Titre original : Let Him Go (Source : Wikipédia, 2020)
- Titre français : L’Un des nôtres (Source : Wikipédia, 2020)
- Réalisation et scénario : Thomas Bezucha (Source : Wikipédia, 2020)
- Origine : États-Unis (Source : Wikipédia, 2020)
- Genre : drame, suspense (Source : Focus Features, 2020)
- Durée : 115 minutes (Source : Wikipédia, 2020)
- Sortie États-Unis : 6 novembre 2020 (Source : Focus Features, 2020)
- Sortie France : 16 juin 2021 (Source : IMDb, 2021)
- Distribution principale : Kevin Costner (George Blackledge), Diane Lane (Margaret Blackledge), Lesley Manville (Blanche Weboy), Kayli Carter (Lorna Blackledge), Will Brittain (Donnie Weboy) (Source : IMDb, 2021 ; Source : Wikipédia, 2020)
- Musique : Michael Giacchino (Source : Wikipédia, 2020)
- Photographie : Guy Godfree (Source : Wikipédia, 2020)
- Montage : Jeffrey Ford (Source : IMDb, 2021)
- Production : The Mazur/Kaplan Company (Source : IMDb, 2021)
- Budget estimé : 21 millions de dollars (Source : IMDb, 2021)
- Recettes mondiales : environ 10,8 millions de dollars (Source : IMDb, 2021)
Critique sur L'Un des nôtres
Où regarder en streaming L'Un des nôtres
L'Un des nôtres est disponible en streaming par abonnement sur Netflix et Netflix Standard with Ads, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de L'Un des nôtres figurent Margaret Blackledge, interprété par Diane Lane, George Blackledge, interprété par Kevin Costner et Lorna Blackledge, interprété par Kayli Carter. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




























