Die Windrose, connu en français sous le titre La Rose des vents, est un docu-drama omnibus produit en 1957 par la DEFA en Allemagne de l'Est. Commandité par la Fédération démocratique internationale des femmes, le film explore à travers cinq sketches la condition des ouvrières dans cinq pays : Italie, Brésil, Union soviétique, France et Chine. Réalisé collectivement, il mêle influences néoréalistes et engagement politique, avec des contributions notables de personnalités comme Joris Ivens et Simone Signoret. (Source : Wikipédia, 2020 ; Wikipedia, 2006)
Contexte de production
Le film émerge dans le contexte de la Guerre froide, financé par la DEFA, studio public est-allemand dédié aux documentaires et actualités. Commandé par la Fédération démocratique internationale des femmes, il vise à documenter les luttes ouvrières féminines à l'échelle mondiale. Joris Ivens supervise le projet, tandis qu'Alberto Cavalcanti assure une direction artistique partagée avec d'autres cinéastes internationaux.
Parallèlement, des figures comme Simone Signoret, Yves Montand et Helene Weigel, épouse de Bertolt Brecht, apportent leur soutien artistique. La production s'inscrit dans une tradition de cinéma engagé, influencée par le néoréalisme italien et le cinéma vérité. Sorti en 1957, il dure 104 minutes en noir et blanc, format 35 mm mono. (Source : Wikipedia, 2006 ; Wikipédia, 2020 )
Cette même année, le film participe au Festival de Cannes sans remporter de prix majeur, au milieu d'une sélection marquée par des œuvres comme Le Septième Sceau d'Ingmar Bergman. Le scénario réunit des plumes comme Jorge Amado pour le Brésil et Vladimir Pozner pour la France. La musique est signée Enrico Simonetti et Wolfgang Hohensee.
Réalisateurs et équipe
Alberto Cavalcanti dirige globalement, avec Joris Ivens en coordinateur clé, connu pour ses documentaires militants comme Regen ou La Terre espagnole. Yannick Bellon signe le segment français, Gillo Pontecorvo celui italien – avant La Bataille d'Alger –, Sergueï Guerassimov pour l'URSS, Alex Viany le Brésil et Wu Kuo-yin la Chine. Cette collaboration multinationale reflète l'ambition internationale du projet.
Au montage, Enzo Alfonzi travaille sur le sketch italien, assisté par José Cañizares et Ella Ensink. La photographie est assurée par H.E. Fowle, le son par Mário de Luca. Les costumes pour l'Italie viennent d'Elena Mannini, Italo Jacques assistant à la réalisation. (Source : Wikipédia, 2020 ; Ciné-club de Caen )
- Scénaristes : Jorge Amado, Alberto Cavalcanti, Vladimir Pozner, Franco Solinas, José Hipolito, Trigueirinho Neto, Henry Magnan.
- Producteurs : Joris Ivens, Mário Audrá.
En parallèle, la Société de production Cinematográfica Maristela intervient pour les tournages brésiliens.
Structure narrative
Composé de cinq sketches indépendants reliés par un prologue, le film adopte un style docu-drama. En Italie, focus sur une grève d'ouvrières ; au Brésil, les conditions dans les usines ; en URSS, les avancées socialistes ; en Chine, la reconstruction post-révolutionnaire ; en France, une institutrice stagiaire défend des familles expulsées dans une banlieue parisienne, dix ans après la guerre.
Le segment français montre Janine Alix pétitionnant contre l'expulsion de relogement, alertant les autorités avant sa mutation. Tous les épisodes mettent en scène des femmes comme pionnières d'un avenir meilleur. Tourné dans chaque pays concerné, il intègre acteurs locaux et non-professionnels. (Source : Wikipédia, 2020 ; Wikipedia, 2006 )
Ce découpage thématique par nation permet une comparaison implicite des luttes prolétariennes féminines.
Distribution et casting
Simone Signoret et Yves Montand participent aux voix et apparitions, Helene Weigel aussi. Armida Gianassi incarne Giovanna en Italie, Zinaida Kirienko pour l'URSS, Yen Mei-yi en Chine. Au Brésil : Aracy Cardoso, Valdo César, Marlene França, Vanja Orico, Aurélio Teixeira, Miguel Torres.
- Autres : Angela Brunner (voix), Carla Pozzi, Miguel Torres de Andrade.
La distribution mêle professionnels et amateurs, renforçant le réalisme documentaire. (Source : Wikipedia, 2006 ; Wikipédia, 2020 )
Quelques années plus tard, plusieurs contributeurs comme Pontecorvo gagnent en notoriété mondiale.
Accueil et héritage
Présenté à Cannes 1957, Die Windrose n'obtient pas de distinction dans une compétition dominée par William Wyler et Bergman. L'accueil critique reste discret, aligné sur son caractère militant. Il s'inscrit dans l'héritage du cinéma est-allemand engagé et des documentaires féministes précoces.
Par ailleurs, il préfigure des œuvres comme celles de Bellon sur les femmes au travail. Disponible via IMDb et bases cinématographiques, il reste un témoignage de la propagande progressiste des années 1950. Neutralité journalistique impose de noter son contexte idéologique sans évaluation. (Source : Festival de Cannes 1957, Wikipédia ; Wikipedia, 2006 )
Aujourd'hui, il illustre les collaborations transfrontalières en pleine Guerre froide.
Critique sur Die Windrose
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Die Windrose figurent Yves (archive footage), interprété par Yves Montand, Jeanine (archive footage), interprété par Simone Signoret et Ana (Brazilian Segment) (archive footage), interprété par Vanja Orico. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.








