Madrigal, réalisé par Fernando Pérez, explore les frontières entre réalité et fiction à travers deux récits entrelacés. Le premier suit Javier, un acteur de théâtre, dans une relation marquée par le mensonge et la quête de vérité auprès de Luisita, une jeune femme réservée. Le second se déroule dans un futur dystopique où le sexe est imposé, et où une rencontre amoureuse défie cet ordre contraignant. (Source : IMDb, 2007)
Synopsis détaillé
Javier, interprété par Carlos Enrique Almirante, mène une existence partagée entre les planches d'un théâtre stylisé et une liaison dénuée de passion avec une consœur. Fasciné par Luisita (Liety Chaviano), une femme timide attachée à l'authenticité, il promet la vérité absolue, mais succombe à de petits mensonges qui mènent à la rupture. Alors qu'il s'apprête à quitter La Havane avec sa troupe, un geste ambigu – une fenêtre ouverte – le plonge dans l'illusion du pardon, masquant une tragédie. (Source : IMDb, 2007)
La seconde partie transpose l'intrigue dans un avenir post-apocalyptique où une catastrophe rend obligatoire des relations sexuelles multiples pour tous. Une poignée de résistants aspire à un refuge mythique échappant à cette contrainte. Un homme y renonce à son billet de fuite pour l'amour d'une femme, inversant les thèmes de sacrifice et de mystère. Ce diptyque questionne l'intimité dans un monde saturé de simulacres. (Source : IMDb, 2007)
Durée de 112 minutes, le film est produit par l'Instituto Cubano del Arte e Industrias Cinematográficos (ICAIC), en coproduction avec l'Instituto de Crédito Oficial (ICO) et le Programa Ibermedia. Sorti en Espagne le 30 mars 2007, il est présenté en première allemande à la Berlinale le 15 février 2007. Langue originale : espagnol cubain. (Source : IMDb, 2007)
Équipe artistique
Fernando Pérez, né en 1949 à La Havane, dirige ce projet après des œuvres comme Suite Habana (2003) et La vida es silbar (1998). Co-scénariste avec Eduardo del Llano et Susana Maria, il infuse au récit une esthétique hybride mêlant théâtre et science-fiction. Raúl Pérez Ureta signe l'image, primée pour sa composition innovante. (Source : IMDb, 2007 ; Wikipédia, 2025)
Le casting réunit des acteurs cubains émergents. Carlos Enrique Almirante incarne Javier, Liety Chaviano donne corps à Luisita, tandis qu'Ana de Armas, alors débutante créditée comme Ana Celia de Armas, joue Stella Maris. Luis Alberto García, Carla Sánchez, Yailene Sierra et Anciano Arpa complètent la distribution. La musique originale souligne les transitions entre époques. (Source : IMDb, 2007)
- Réalisateur et co-scénariste : Fernando Pérez
- Scénaristes : Eduardo del Llano, Susana Maria
- Image : Raúl Pérez Ureta
- Direction artistique : Erick Grass
- Acteurs principaux : Carlos Enrique Almirante, Liety Chaviano, Ana de Armas
Le scénario puise dans une tradition théâtrale cubaine revisitée, avec des clins d'œil à des motifs classiques comme la fenêtre symbolique d'un film de Gérard Philipe. (Source : trigon-film.org, 2019)
Parcours festivalier et distinctions
Présenté en première mondiale à la Berlinale 2007 dans la section Panorama, Madrigal y suscite un intérêt pour son audace formelle. Au Festival du film de La Havane la même année, Fernando Pérez remporte le Prix spécial du jury, tandis qu'Erick Grass est distingué pour la meilleure direction artistique. Raúl Pérez Ureta obtient le Silver Dolphin de la meilleure photographie au Festróia - Tróia International Film Festival. (Source : IMDb Awards, 2007)
- Prix spécial du jury, Havana Film Festival (Fernando Pérez, 2007)
- Meilleure direction artistique, Havana Film Festival (Erick Grass, 2007)
- Silver Dolphin - Meilleure photographie, Festróia (Raúl Pérez Ureta, 2007)
Ces reconnaissances soulignent l'accueil favorable des instances festivalières pour un cinéma cubain expérimental. Le film totalise trois distinctions principales. Par ailleurs, il est projeté au Toulouse Latin America Film Festival le 18 mars 2007. (Source : IMDb, 2007)
Contexte de production
Produit sous l'égide de l'ICAIC, institution fondée en 1959 pour soutenir le cinéma cubain post-révolutionnaire, Madrigal bénéficie de financements ibériques via Ibermedia et l'ICO espagnol. Fernando Pérez, formé au sein de cette structure, y a réalisé ses premiers courts métrages dès 1975, comme Crónica de la victoria. Ce long métrage s'inscrit dans une phase mature de sa carrière, post-Suite Habana, documentaire muet salué internationalement. (Source : IMDb, 2007 ; Wikipédia, 2025)
Tourné à La Havane, le film capture une ville à la fois familière et onirique, avec des décors théâtraux contrastant l'urbanisme réel. En 2007, le cinéma cubain traverse une période de contraintes économiques, rendant ces coproductions essentielles. Le projet émerge dans un contexte où Pérez explore déjà les thèmes de l'identité et du désir, comme dans Madagascar (1994). (Source : trigon-film.org, 2019)
Réception critique
Sur IMDb, Madrigal affiche une note moyenne de 5,6/10 basée sur 183 votes utilisateurs. Les commentaires saluent son originalité stylistique, évoquant des parallèles avec David Lynch pour sa photographie et son montage labyrinthique. Un utilisateur vante la musique et l'ensemble technique, regrettant un score pénalisé par son exigence formelle. (Source : IMDb, 2007)
La critique professionnelle apprécie le jeu entre réel et artificiel. Christoph Schneider, dans Züritipp, qualifie de fascinant ce miroir entre rêve et réalité. Cinelatino note que Pérez échappe aux canons traditionnels du cinéma cubain en hybridant quotidien et culture caribéenne. Walter Ruggle évoque un labyrinthe filmique inspiré de Magritte transposé à La Havane moderne. (Source : trigon-film.org, 2019)
AlloCiné recense le film sans note détaillée, confirmant sa sortie en 2006-2007. L'accueil reste contrasté, entre fascination pour l'audace narrative et réserve face à son abstraction. Ce positionnement reflète la niche d'un cinéma cubain indépendant en Europe. (Source : AlloCiné, 2023)
Place dans la filmographie de Fernando Pérez
Madrigal s'intercale entre Suite Habana (2003), portrait muet de La Havane, et José Martí: El ojo del canario (2010), biopic historique. Pérez consolide ici son style poétique, initié avec Clandestinos (1987) et Hello Hemingway (1990). Ses œuvres postérieures, comme Últimos días en La Habana (2016), prolongent l'exploration de l'exil intérieur. (Source : Wikipédia, 2025 ; AlloCiné, 2023)
Le réalisateur, invité en 2016 comme professeur Friedrich Dürrenmatt à l'Université de Berne, incarne une voix singulière du cinéma cubain contemporain. Madrigal marque un tournant vers la dystopie allégorique, loin des documentaires urbains initiaux. Sa filmographie compte une vingtaine de titres, mêlant fiction et essai. (Source : Wikipédia, 2025)
Critique sur Madrigal
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Madrigal figurent Javier, interprété par Carlos Enrique Almirante, Luisita, interprété par Liety Chaviano et Stella Maris, interprété par Ana de Armas. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




