“Là où le Nil se divise, la grande aventure en Cinerama commence!”
Khartoum est réalisé par le cinéaste britannique Basil Dearden, sur un scénario écrit par le dramaturge et scénariste américain Robert Ardrey, et produit par Julian Blaustein sous la bannière Julian Blaustein Productions, société basée au Royaume-Uni (Source : Wikipédia, 2005). Le film appartient à la tradition du cinéma historique et de guerre britannique des années 1960, mêlant reconstitution militaire, enjeux géopolitiques et scènes de dialogue entre figures politiques, avec une durée de 134 minutes qui lui permet de déployer un récit en deux actes distincts (Source : Wikipédia, 2007). Tourné en format épique, il mobilise d’importants moyens de figuration pour représenter les combats et la topographie du siège, tout en réservant une place significative aux séquences se déroulant dans les cercles du pouvoir londonien, autour du Premier ministre William Ewart Gladstone (Source : Wikipédia, 2005). La direction de la photographie est confiée à Edward Scaife, tandis que la musique est composée par Frank Cordell, contribuant à une mise en scène qui s’inscrit dans le modèle des superproductions historiques britanniques de l’époque (Source : TV Guide, 2018). Par ailleurs, la structure en deux grands mouvements – préparation et confrontation – répond à une volonté de juxtaposer la dimension stratégiquement politique et la dimension militaire du conflit soudanais (Source : Wikipédia, 2007).
Intrigue et cadre historique
L’action de Khartoum se déroule au Soudan, en 1884-1885, durant la guerre des mahdistes, lorsque Muhammad Ahmad, présenté comme le Mahdi, déclenche une insurrection contre l’occupant égyptien soutenu par la Grande-Bretagne (Source : Wikipédia, 2007). Face à la progression de l’armée mahdite et à la menace qui pèse sur les troupes et civils présents à Khartoum, le gouvernement britannique envoie le général Charles Gordon – ancien gouverneur du Soudan – avec pour mission officielle d’organiser l’évacuation des ressortissants et de stabiliser la situation (Source : Wikipédia, 2007). Le film montre le général, décrit comme profondément religieux, affrontant la perspective d’un siège prolongé, alors que les forces anglo-égyptiennes se retrouvent encerclées et que la population de la ville se trouve prise au piège entre pressions militaires extérieures et décisions politiques venues de Londres (Source : IMDb, 2020). En parallèle, les scènes à Londres suivent le Premier ministre William Ewart Gladstone, les débats au sein du gouvernement et les hésitations autour de l’envoi d’une expédition de secours commandée par Lord Wolseley, soulignant la dimension diplomatique de la crise (Source : Wikipédia, 2005). Le récit s’appuie sur des événements historiques, notamment la défense de Khartoum par Gordon et l’avancée de l’armée mahdite, tout en les adaptant à la dramaturgie du film, selon une chronologie resserrée autour du siège lui-même (Source : Wikipédia, 2005).
Distribution et personnages
Le rôle principal de Khartoum est tenu par Charlton Heston, qui incarne le général Charles Gordon, présenté comme gouverneur militaire du Soudan, ingénieur de formation et officier expérimenté chargé de la défense de la ville (Source : IMDb, 2020 ; Wikipédia, 2005). Face à lui, Laurence Olivier interprète Muhammad Ahmad, le Mahdi, chef religieux dont les partisans le reconnaissent comme l’« Attendu », et chef militaire de l’insurrection contre la domination égyptienne et britannique (Source : Wikipédia, 2005). Le film donne une place importante au personnage du Premier ministre britannique William Ewart Gladstone, joué par Ralph Richardson, qui incarne le pouvoir politique confronté aux conséquences intérieures et extérieures de la campagne soudanaise (Source : Wikipédia, 2005). Autour de ce trio, Richard Johnson interprète le colonel John Stewart, aide de camp de Gordon, tandis qu’Alexander Knox joue Sir Evelyn Baring, consul général d’Égypte, et Michael Hordern Lord Granville, ministre des Affaires étrangères (Source : IMDb, 2020 ; Wikipédia, 2005). La distribution comprend également Johnny Sekka dans le rôle de Khaleel, Nigel Green dans celui de Lord Wolseley, Zia Mohyeddin en Zobeir Pasha, Douglas Wilmer en Khalifa Abdullah, Edward Underdown en William Hicks, Hugh Williams en Lord Hartington et Ralph Michael en Charles Dilke, dessinant un réseau de personnages représentant à la fois les acteurs militaires, politiques et locaux du conflit (Source : IMDb, 2020 ; Wikipédia, 2005).
Réception critique et enjeux historiographiques
À sa sortie en 1966, Khartoum s’inscrit dans une série de superproductions historiques qui connaissent un certain écho public, et le film obtient trois nominations majeures : une nomination à l’Oscar du meilleur scénario original pour Robert Ardrey lors de la 39e cérémonie des Academy Awards, ainsi que deux nominations aux BAFTA Awards, pour la meilleure direction artistique britannique en couleur et pour le meilleur acteur britannique, Ralph Richardson (Source : IMDb – Awards, 1967 ; FilmAffinity, 2019 ; Wikipédia, 2005). Ces distinctions signalent la reconnaissance institutionnelle du film, notamment pour son écriture et sa facture technique, dans le contexte du cinéma britannique de la fin des années 1960 (Source : FilmAffinity, 2019). Toutefois, certains commentateurs ultérieurs, notamment dans des analyses publiées sur des blogs et sites spécialisés, ont souligné la manière dont le film propose une vision très marquée par le point de vue britannique, en insistant sur la figure héroïque de Gordon et en simplifiant les enjeux soudanais, ce qui a suscité des lectures critiques sur la dimension impériale du récit (Source : Blog « The Imperialist Design of Khartoum », 2012). Dans la critique française contemporaine ou rétrospective, le film est parfois décrit comme un récit d’aventures historique spectaculaire centré sur la mise en scène du siège et la confrontation entre Gordon et le Mahdi, avec un intérêt renouvelé pour la façon dont l’œuvre met en images la politique coloniale de l’époque victorienne (Source : Cinéma de rien, 2019). Plus largement, son inscription dans la représentation cinématographique de l’histoire coloniale britannique en fait un objet régulièrement convoqué dans les débats sur la relecture des conflits du XIXe siècle à l’écran (Source : Cinéma de rien, 2019).
Place dans la carrière des auteurs et dans le cinéma britannique
Dans la filmographie de Basil Dearden, réalisateur issu du cinéma britannique d’après-guerre, Khartoum occupe une place singulière en tant que superproduction historique, se distinguant des films de genre plus urbains ou sociaux qu’il a également signés, tout en confirmant sa capacité à diriger de grandes distributions internationales (Source : Wikipédia – Basil Dearden, 2007). Pour Charlton Heston, déjà connu pour ses rôles dans des fresques historiques et religieuses comme Ben-Hur ou El Cid, ce film prolonge son association avec des personnages d’officiers et de leaders militaires, renforçant son image d’interprète de figures historiques ou politiques dans le cinéma anglo-saxon (Source : IMDb – Charlton Heston filmography, 2020). Laurence Olivier, pour sa part, ajoute avec le rôle du Mahdi une composition marquante à une carrière déjà largement associée au théâtre shakespearien et à des adaptations prestigieuses, démontrant une volonté de s’impliquer dans des productions internationales à large diffusion (Source : Wikipédia – Laurence Olivier, 2005). Sur le plan industriel, Khartoum s’inscrit dans un moment où le cinéma britannique cherche à rivaliser avec les grandes productions hollywoodiennes en investissant des sujets historiques d’envergure, tournés vers les marchés internationaux (Source : Wikipédia – Khartoum, 2005). Cette même année et dans les années proches, plusieurs autres films britanniques revendiquent une ambition similaire en matière de reconstitution historique, inscrivant Khartoum dans un mouvement plus large de mise en récit des épisodes clés de l’histoire impériale (Source : Wikipédia – Khartoum, 2005).
Critique sur Khartoum
Où regarder en streaming Khartoum
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Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Khartoum figurent Gen. Charles 'Chinese' Gordon, interprété par Charlton Heston, Mahdi, interprété par Laurence Olivier et Colonel Stewart, interprété par Richard Johnson. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.




















