Making Emilia Pérez est un court métrage documentaire de 28 minutes, classé dans le genre « Documentaries » par le British Board of Film Classification (BBFC) pour une exploitation en vidéo à la demande et en streaming (Source : BBFC, 2025). Le film est produit en 2025 et officiellement classifié le 27 janvier 2025, avant une sortie fixée au 28 janvier 2025 au Royaume-Uni, ce qui en fait un prolongement direct de la carrière internationale d’Emilia Pérez, sorti en salles en 2024 (Source : BBFC, 2025 ; Wikipédia, 2024). Netflix est mentionné comme distributeur, ce qui inscrit le documentaire dans une stratégie de valorisation de contenus making-of autour de films d’auteur mis en avant sur la plateforme (Source : BBFC, 2025). Du point de vue linguistique, le documentaire est annoncé comme tourné principalement en espagnol, dans la continuité du choix de Jacques Audiard de réaliser Emilia Pérez en langue espagnole, avec des incursions en anglais et en français pour le long métrage original (Source : BBFC, 2025 ; IMDb, 2025 ; Festival de Cannes, 2024).
Le film réunit devant la caméra plusieurs membres clés de l’équipe artistique et technique d’Emilia Pérez, parmi lesquels le cinéaste Jacques Audiard, la compositrice Camille, le chorégraphe Damien Jalet, le directeur de la photographie Paul Guilhaume, la costumière Virginie Montel, la monteuse Juliette Welfling, ainsi que les interprètes Karla Sofía Gascón, Zoe Saldaña, Selena Gomez et Adriana Paz (Source : BBFC, 2025). Cette réunion des principaux collaborateurs place le documentaire dans la tradition des films de coulisses centrés sur le travail collectif plutôt que sur une figure unique (Source : BBFC, 2025). L’inscription du projet dans l’écosystème de Netflix intervient alors qu’Emilia Pérez, film musical criminel hispanophone adapté d’un livret d’opéra écrit par Audiard, connaît une diffusion internationale et une forte exposition médiatique, notamment après sa sélection en compétition officielle au Festival de Cannes 2024 (Source : Wikipédia, 2023 ; Festival de Cannes, 2024). L’articulation entre la sortie du documentaire début 2025 et la trajectoire festivalière et commerciale du long métrage contribue à prolonger l’intérêt du public pour les choix esthétiques et thématiques du cinéaste (Source : IMDb, 2025 ; Reelgood, 2025).
Le film original « Emilia Pérez » comme matrice
Pour comprendre la nature de Making Emilia Pérez, il est nécessaire de rappeler les grandes lignes d’Emilia Pérez, long métrage français en langue espagnole réalisé par Jacques Audiard et présenté en compétition au 77e Festival de Cannes en 2024 (Source : Festival de Cannes, 2024 ; Wikipédia, 2024). Le film est décrit par le festival comme un « thriller musical » se déroulant dans l’« underworld » ultra-violent des narcotrafiquants mexicains, avec une approche mêlant fable contemporaine, crime et chansons originales (Source : Festival de Cannes, 2024). L’intrigue suit un chef de cartel mexicain qui organise la mise en scène de sa mort avant d’entreprendre une transition de genre pour devenir la femme qu’il a toujours souhaité être, ce qui le conduit à réinventer sa vie tout en assumant son passé criminel (Source : Wikipédia, 2024 ; Damien Jalet, 2024). Le film est inspiré d’un livret d’opéra écrit par Audiard lui-même, dérivé d’un chapitre du roman Écoute de Boris Razon, ce qui explique la forte présence du chant, de la chorégraphie et d’une structure proche de la comédie musicale (Source : Wikipédia, 2023).
La distribution réunit Karla Sofía Gascón dans le rôle-titre, Zoe Saldaña dans le rôle de l’avocate, Selena Gomez dans celui de l’ex-épouse et Adriana Paz dans un rôle central, l’ensemble étant présenté par Cannes comme un « line-up hispano-latino » au service de cette fable musicale criminelle (Source : Festival de Cannes, 2024 ; Wikipédia, 2024). La musique est composée par Camille, en collaboration avec Clément Ducol, et occupe une place structurante, les interprètes étant choisis aussi pour leurs capacités vocales (Source : Festival de Cannes, 2024). Le tournage, initialement envisagé au Mexique, s’est finalement déroulé principalement en studio en région parisienne, notamment aux studios de Bry-sur-Marne, avec la reconstitution d’un décor mexicain voulu « authentique » par Audiard, afin de maîtriser les séquences chantées et chorégraphiées (Source : Wikipédia, 2023). Cette dimension très construite du décor, du travail musical et chorégraphique constitue l’un des enjeux au cœur de Making Emilia Pérez, qui se propose de revenir sur les conditions concrètes de fabrication de cette œuvre hybride (Source : BBFC, 2025 ; Reelgood, 2025).
Structure et contenu du documentaire
Making Emilia Pérez se présente comme un « behind-the-scenes » centré sur le tournage, la préparation artistique et le dispositif musical d’Emilia Pérez, tel que le résume sa note de présentation : « Go behind the scenes of this Oscar-nominated, genre-defying film with director Jacques Audiard and stars Karla Sofía Gascón, Zoe Saldaña and Selena Gomez » (Source : Reelgood, 2025 ; BBFC, 2025). Le documentaire adopte le format court, avec une durée de 28 minutes, ce qui l’inscrit dans une logique de capsule complémentaire au film principal plutôt que dans une démarche d’essai documentaire autonome (Source : IMDb, 2025 ; Reelgood, 2025). Il alterne entre interventions des principaux collaborateurs et images de plateau, suivant un principe classique de montage pour ce type de production centrée sur la fabrication d’un film (Source : BBFC, 2025 ; IMDb, 2025). La mise en avant du statut « Oscar-nominated » d’Emilia Pérez dans les documents de présentation situe le documentaire dans l’après-coup du succès critique et des récompenses du long métrage, et participe à en consolider la visibilité internationale (Source : Reelgood, 2025).
Les participants mentionnés dans la fiche du BBFC – Audiard, Camille, Virginie Montel, Paul Guilhaume, Damien Jalet, Juliette Welfling, Karla Sofía Gascón, Zoe Saldaña, Selena Gomez et Adriana Paz – suggèrent une structure fondée sur une pluralité de points de vue, entre conception de la musique, du montage, de la chorégraphie, de l’image et de l’interprétation (Source : BBFC, 2025). Les éléments de synopsis fournis par Reelgood et la BBFC indiquent que le documentaire met explicitement l’accent sur le caractère « genre-defying » d’Emilia Pérez, c’est-à-dire sur son hybridation entre film criminel, fable, comédie musicale et récit de transition de genre (Source : Reelgood, 2025 ; Festival de Cannes, 2024). Cette focalisation sur le travail de coulisses se place dans une tradition déjà bien établie de documentaires de fabrication liés à de grands studios ou plateformes, mais ici appliquée à un film d’auteur français tourné en espagnol pour un public global (Source : BBFC, 2025 ; IMDb, 2025). La durée resserrée et la diffusion via Netflix suggèrent un format accessible destiné aussi bien aux spectateurs ayant déjà vu le long métrage qu’aux curieux intéressés par les enjeux de la création cinématographique contemporaine (Source : BBFC, 2025 ; Reelgood, 2025).
Équipe artistique et axes de création
L’une des particularités de Making Emilia Pérez tient à la place accordée à l’équipe artistique d’Emilia Pérez, qui apparaît ici dans son propre rôle, à commencer par Jacques Audiard, dont la filmographie comprend notamment Un prophète et Dheepan, Palme d’or 2015, avant ce détour par la comédie musicale criminelle en espagnol (Source : Festival de Cannes, 2024 ; Wikipédia, 2023). Le documentaire associe également la compositrice Camille et l’arrangeur Clément Ducol, qui ont conçu la partition originale du long métrage, décrite par Cannes comme un élément « protagoniste à part entière », ainsi que le chorégraphe Damien Jalet, impliqué depuis deux ans dans le développement des séquences dansées (Source : Festival de Cannes, 2024 ; Damien Jalet, 2024). La présence de la costumière Virginie Montel et du directeur de la photographie Paul Guilhaume permet d’aborder la construction visuelle d’un univers mexicain recréé en studio en Île-de-France, dimension déjà documentée dans les entretiens entourant le film principal (Source : Wikipédia, 2023 ; BBFC, 2025). La monteuse Juliette Welfling, collaboratrice régulière d’Audiard, intervient également, ce qui laisse entrevoir un éclairage sur la façon dont se structure un récit musical complexe à partir d’un matériau chanté et chorégraphié (Source : BBFC, 2025 ; Wikipédia, 2023).
Du côté des interprètes, Karla Sofía Gascón, Zoe Saldaña, Selena Gomez et Adriana Paz sont mentionnées comme participant au documentaire, dans la continuité de leurs rôles respectifs dans Emilia Pérez (Source : BBFC, 2025 ; Wikipédia, 2024). Le film original attribue à Karla Sofía Gascón le rôle central, qui implique de traverser différents états de genre et de statut social, tandis que Zoe Saldaña incarne l’avocate chargée d’organiser la transition, Selena Gomez l’ancienne épouse et Adriana Paz un personnage clé de l’entourage (Source : Festival de Cannes, 2024 ; Wikipédia, 2024). Dans le documentaire, ces interprètes apparaissent comme elles-mêmes et non comme leurs personnages, ce qui permet de documenter leur travail sur le chant, la danse et l’appropriation d’un sujet mêlant violence des cartels, questions d’identité et solidarité entre femmes (Source : BBFC, 2025 ; Reelgood, 2025). L’accent mis, dans les matériels promotionnels, sur la collaboration entre Audiard et ces actrices confirme que l’un des axes de Making Emilia Pérez réside dans la description d’un travail collectif au croisement du cinéma d’auteur et des codes du musical (Source : Reelgood, 2025 ; Festival de Cannes, 2024).
Diffusion, réception et enjeux culturels
Diffusé via Netflix et référencé sur des bases de données comme IMDb, Rotten Tomatoes ou Reelgood, Making Emilia Pérez s’inscrit dans un environnement de diffusion globalisé où les contenus de coulisses accompagnent désormais de manière systématique les films événementiels, qu’ils soient produits par des studios ou par des sociétés indépendantes associées aux plateformes (Source : IMDb, 2025 ; Reelgood, 2025 ; Rotten Tomatoes, 2025). La date de sortie de janvier 2025 intervient après la trajectoire festivalière d’Emilia Pérez et au moment où le film consolide sa visibilité internationale, y compris dans la perspective des récompenses, comme le suggère la mention d’une nomination aux Oscars dans les textes de présentation du documentaire (Source : Reelgood, 2025 ; New York Times, 2024). Le positionnement éditorial consiste ainsi à proposer un regard rétrospectif sur un projet déjà largement commenté, en revenant sur ses conditions de création plutôt que sur la controverse ou les débats que le film a pu susciter (Source : New York Times, 2024 ; Reelgood, 2025). Ce choix rejoint une tendance de la culture de plateforme à valoriser le récit de fabrication comme prolongement naturel de l’expérience de visionnage du film principal (Source : IMDb, 2025 ; BBFC, 2025).
Les sources consultées ne détaillent pas de manière exhaustive la réception critique spécifique de Making Emilia Pérez, mais la présence du titre sur des sites agrégateurs comme Rotten Tomatoes et sur des guides de streaming témoigne d’une intégration dans les circuits de recommandation habituels pour les documentaires courts (Source : Rotten Tomatoes, 2025 ; Reelgood, 2025). Par ailleurs, la mise en avant du processus créatif autour d’un film qui traite à la fois de narcotrafic, de transition de genre et de solidarité féminine s’inscrit dans un contexte culturel où les questions de représentation, de langage et de choix de point de vue ont fait l’objet de discussions, notamment après la sortie d’Emilia Pérez et les réactions qu’il a suscitées au Mexique (Source : Wikipédia, 2023 ; New York Times, 2024). Dans une interview donnée en mars 2025, Zoe Saldaña déclare que, pour elle, « le cœur de ce film n’était pas le Mexique » mais « l’histoire de quatre femmes » confrontées à des formes d’oppression systémique, ce qui éclaire la manière dont les membres de l’équipe conçoivent la portée thématique de l’œuvre (Source : Wikipédia, 2023). Dans cette perspective, Making Emilia Pérez apparaît comme un outil de contextualisation et de mise en récit de la fabrication d’un film qui articule enjeux politiques, questions d’identité et expérimentations formelles, à un moment où ces dimensions occupent une place centrale dans le débat public autour du cinéma d’auteur (Source : New York Times, 2024 ; Reelgood, 2025).
Critique sur Making Emilia Pérez
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Making Emilia Pérez figurent Self, interprété par Jacques Audiard, Self, interprété par Zoe Saldaña et Self, interprété par Karla Sofía Gascón. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.












