(titre original : « Xun long jue ») est produit notamment par Beijing Enlight Pictures, CKF Pictures et le studio hongkongais Golden Harvest, pour un budget estimé à 37 millions de dollars américains (Source : IMDb, 2015 ; chinesemovies.com.fr, 2015). Le film est réalisé par Wuershan, cinéaste chinois déjà associé à des productions de genre à grand spectacle comme Painted Skin: The Resurrection, ce qui inscrit cette œuvre dans une stratégie industrielle visant à développer un cinéma de divertissement à effets visuels destiné au marché intérieur et à l’exportation (Source : Wikipedia, 2015 ; chinesemovies.com.fr, 2015). Le scénario est adapté du cycle romanesque Ghost Blows Out the Light de Zhang Muye, un phénomène éditorial en Chine, et s’intéresse plus particulièrement à la trajectoire des personnages de Hu Bayi, Wang Kaixuan et Shirley Yang, déjà populaires auprès des lecteurs (Source : Wikipedia, 2015). Par ailleurs, la production s’inscrit dans un moment où l’industrie chinoise multiplie les films d’aventure inspirés de franchises littéraires locales afin de proposer une alternative aux grands récits hollywoodiens, en particulier dans le registre des « treasure hunt movies » rappelant des modèles comme Indiana Jones ou The Mummy (Source : chinesemovies.com.fr, 2015). Le tournage implique des décors en Mongolie intérieure et des scènes tournées à New York, ce qui traduit la volonté d’inscrire les personnages dans un espace transnational tout en ancrant l’imaginaire dans des paysages associés à la steppe et aux tombes impériales (Source : IMDb, 2015 ; Wikipedia, 2015).
Intrigue et univers narratif
L’intrigue de Mojin : The Lost Legend s’ouvre dans les années 1990, alors que Hu Bayi, Wang Kaixuan et Shirley Yang, célèbres anciens « Mojin » – terme désignant une école traditionnelle de pilleurs de tombes – ont officiellement pris leur retraite et se sont installés à Manhattan, aux États-Unis (Source : Wikipedia, 2015 ; IMDb, 2015). Hu Bayi est hanté par des cauchemars récurrents liés à Ding Sitian, son premier amour, morte vingt ans plus tôt lors d’une expédition souterraine en Mongolie, et ces visions viennent fissurer l’illusion d’un exil apaisé (Source : Wikipedia, 2015). En parallèle, Wang Kaixuan se laisse embarquer dans un nouveau projet lorsque la femme d’affaires et cheffe de secte Ying Caihong lui propose une forte rémunération pour retrouver un tombier ancien abritant la tombe d’une princesse mongole et un artefact surnommé « Equinox Flower », censé posséder le pouvoir de ressusciter les morts (Source : Wikipedia, 2015 ; chinesemovies.com.fr, 2015). Peu après, Hu Bayi et Shirley sont eux aussi ramenés vers leur ancien métier et rejoignent l’expédition, ce qui déclenche une série de flashbacks renvoyant à la période de la Révolution culturelle, où les protagonistes, alors jeunes « zhiqing », participaient à un groupe de jeunesse envoyé dans les régions reculées, avant de découvrir les tombeaux souterrains (Source : chinesemovies.com.fr, 2015). Le récit articule ainsi deux lignes temporelles : le présent, dominé par la mission imposée par Ying Caihong et l’exploration de la tombe de la princesse, et le passé, centré sur la première expédition et le destin de Ding Sitian, ce qui permet de lier enjeux sentimentaux, mémoire politique et motifs fantastiques comme les pièges mortels, les créatures surnaturelles et les rituels occultes (Source : Wikipedia, 2015 ; chinesemovies.com.fr, 2015).
Distribution artistique et personnages
La distribution réunit plusieurs acteurs majeurs du cinéma commercial chinois du début des années 2010. Chen Kun incarne Hu Bayi, leader du groupe de pilleurs de tombes, personnage partagé entre un sens aigu de la responsabilité et un passé traumatique lié à la mort de Ding Sitian (Source : IMDb, 2015; MyDramaList, 2025). Huang Bo interprète Wang Kaixuan, compagnon de longue date de Hu, dont la dimension plus expansive et parfois comique crée un contraste avec le tempérament plus retenu de son partenaire (Source : IMDb, 2015; MyDramaList, 2025). Shu Qi joue Shirley Yang, experte sino-américaine associée aux expéditions, qui partage un lien sentimental avec Hu Bayi et apporte une dimension internationale au trio (Source : IMDb, 2015; MyDramaList, 2025). Angelababy prête ses traits à Ding Sitian, figure centrale des flashbacks, dont la disparition dans la tombe mongole constitue le traumatisme fondateur du récit (Source : IMDb, 2015; SensCritique, 2015). Autour de ce quatuor, Xia Yu incarne « Big Gold Tooth », un personnage intermédiaire lié au milieu des pilleurs de tombes, tandis que Liu Xiaoqing joue Ying Caihong, cheffe de culte et commanditaire de l’expédition, conférant à l’ensemble une dimension de confrontation idéologique autour de la manipulation des croyances et des morts (Source : Wikipedia, 2015; MyDramaList, 2025). Le reste du casting comprend notamment Cherry Ngan dans le rôle de Yoko, subordonnée de Ying Caihong, ainsi que divers seconds rôles associés aux membres du groupe de jeunesse pendant la Révolution culturelle, aux disciples du culte et aux adversaires rencontrés dans la tombe (Source : MyDramaList, 2025; IMDb, 2015). Cette distribution, combinant vedettes établies et seconds rôles issus de différentes régions, inscrit clairement le film dans la dynamique des superproductions de marché domestique qui misent sur des têtes d’affiche reconnues pour attirer un large public (Source : IMDb, 2015; Wikipedia, 2015).
Esthétique visuelle, genres et influences
se situe à la croisée de plusieurs genres : film d’aventure, fantasy, thriller et film de tomb-raiding, avec un recours massif aux effets spéciaux numériques pour représenter les environnements souterrains, les pièges, les armées de guerriers zombies et les phénomènes surnaturels liés à l’artefact « Equinox Flower » (Source : Wikipedia, 2015; chinesemovies.com.fr, 2015). La mise en scène de Wuershan s’appuie sur des décors naturels de Mongolie intérieure – notamment dans la région de Hulunbuir – auxquels se superposent des constructions de plateau et des environnements générés par ordinateur, afin de composer des mausolées labyrinthiques et des paysages de steppe marqués par l’imaginaire de la frontière (Source : IMDb, 2015; chinesemovies.com.fr, 2015). En parallèle, les scènes se déroulant à New York, même brèves, participent à la structuration du récit autour d’un va-et-vient entre espace occidental urbain et espace chinois rural ou semi-désertique, et soulignent la trajectoire migratoire des protagonistes (Source : IMDb, 2015; Wikipedia, 2015). Sur le plan des influences, plusieurs analyses critiques ont relevé la proximité du dispositif narratif et visuel avec des franchises comme Indiana Jones ou Tomb Raider, notamment à travers l’association entre énigmes archéologiques, pièges mécaniques et séquences d’action dans des temples en ruine (Source : chinesemovies.com.fr, 2015). Le film s’inscrit également dans une tendance du cinéma chinois contemporain à réinvestir les mythes, superstitions et imaginaires liés aux tombes anciennes et à la nécromancie, en les articulant à une relecture de la Révolution culturelle et de ses campagnes d’envoi des jeunes instruits à la campagne (Source : chinesemovies.com.fr, 2015; Wikipedia, 2015). Cette tension entre spectaculaire fantastique et arrière-plan historique contribue à différencier l’œuvre des simples copies de modèles hollywoodiens, en l’ancrant dans des références spécifiques au contexte chinois (Source : chinesemovies.com.fr, 2015).
Exploitation, box-office et diffusion internationale
Le film sort en Chine le 18 décembre 2015, distribué comme un événement majeur de la saison de fin d’année, avec un dispositif important de copies en 3D et en IMAX (Source : Wikipedia, 2015; chinesemovies.com.fr, 2015). Dès son premier jour d’exploitation, il réalise un box-office de 168 millions de yuans, soit environ 26,4 millions de dollars américains, ce qui en fait alors la meilleure première journée pour un film chinois en 3D, incluant 1,34 million de dollars pour les seules séances de minuit (Source : Global Times, 2015; Wikipedia, 2015). Au cours de son premier week-end, il atteint environ 85 à 92 millions de dollars de recettes selon les sources, se plaçant en tête du box-office chinois et en deuxième position mondiale derrière Star Wars: The Force Awakens (Source : Wikipedia, 2015; China.org.cn, 2015). En dix jours, il devient le deuxième film local le plus lucratif en format IMAX en Chine, avant de dépasser Monster Hunt pour s’imposer comme le film chinois de langue locale ayant généré le plus de recettes sur ce format, avec 27,1 millions de dollars d’entrées IMAX (Source : Wikipedia, 2015). Au total, Mojin : The Lost Legend cumule environ 259,3 millions de dollars de recettes mondiales, dont environ 1,24 million de dollars en Amérique du Nord, le reste provenant essentiellement du marché chinois et d’autres territoires asiatiques (Source : Box Office Mojo, 2015; IMDb, 2015). La distribution internationale est assurée par Well Go USA Entertainment en Amérique du Nord, accompagnée d’une promotion reposant notamment sur des bandes-annonces mettant en avant la dimension spectaculaire et l’appartenance du film à une série de romans à succès (Source : YouTube – Well Go USA, 2015). Cette circulation illustre la stratégie croissante de diffusion mondiale des blockbusters chinois, qui cherchent à conquérir un public diasporique et amateur de cinéma de genre tout en restant ancrés dans des références culturelles nationales (Source : Box Office Mojo, 2015; China.org.cn, 2015).
Accueil critique et place dans le paysage cinématographique
L’accueil critique de Mojin : The Lost Legend apparaît contrasté, oscillant entre reconnaissance de l’ambition visuelle et réserves quant à la densité du récit. En Chine, plusieurs articles soulignent la performance commerciale du film et la capacité de l’industrie locale à produire des œuvres d’aventure au niveau technique comparable aux standards internationaux, tout en notant la forte dépendance aux effets numériques (Source : Global Times, 2015; China.org.cn, 2015). Des analyses spécialisées, en particulier sur des sites consacrés au cinéma chinois, insistent sur la manière dont le film réactive l’attrait pour le cycle Ghost Blows Out the Light et consolide le sous-genre des films de « pilleurs de tombes », déjà exploré par d’autres adaptations et séries (Source : chinesemovies.com.fr, 2015). Sur les plateformes internationales de notation comme IMDb ou Rotten Tomatoes, les évaluations des spectateurs reflètent une réception mitigée, certaines critiques appréciant le mélange d’action, de fantasy et d’humour, tandis que d’autres pointent le caractère parfois confus de la narration et l’accumulation de sous-intrigues (Source : IMDb, 2015; Wikipedia, 2015). Dans le paysage du cinéma chinois des années 2010, le film occupe une place significative comme exemple d’appropriation locale de codes du blockbuster d’aventure, articulés à une mémoire spécifique de la Révolution culturelle et à un imaginaire funéraire issu de la littérature populaire en ligne (Source : chinesemovies.com.fr, 2015; Wikipedia, 2015). Il témoigne en ce sens de l’évolution d’un secteur qui cherche à conjuguer formats spectaculaires, exploitation de propriétés intellectuelles nationales et visibilité accrue sur les marchés internationaux (Source : China.org.cn, 2015; Box Office Mojo, 2015).
Critique sur Mojin : La légende perdue
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Mojin : La légende perdue figurent Hu Baiyi, interprété par Kun Chen, Wang Kaixuan, interprété par 黄渤 et Shirley Yang, interprété par Shu Qi. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
















