Michel-Ange est coproduit par des sociétés russes et italiennes, dont le Centre de production Andreï Kontchalovski et Jean Vigo Italia, et se présente comme un film russo-italien de genre dramatique et biographique (Source : Wikipédia, 2020). Le projet s’inscrit dans la continuité du travail de Kontchalovski, qui s’était déjà intéressé à la figure d’un peintre de la Renaissance en cosignant le scénario d’Andreï Roublev de Tarkovski dans les années 1960, et qui revient ici à un biopic historique après plusieurs films contemporains (Source : CinéDweller, 2020 ; Bande à part, 2020). Le film est tourné en décors naturels en Italie, notamment dans la carrière de marbre de Henraux à Monte Altissimo, choisie pour sa proximité avec les lieux exploités à l’époque de Michel-Ange, afin de restituer l’ampleur physique du travail d’extraction du marbre (Source : Bande à part, 2020). Kontchalovski indique avoir eu recours à des historiens pour approcher au plus près la réalité sociale, religieuse et politique de l’Italie du début du XVIe siècle, et la mise en scène s’attache à montrer l’organisation des chantiers, les mécanismes de patronage et les rapports de forces entre familles rivales (Source : CinéDweller, 2020). La durée du film, d’environ 130 à 134 minutes selon les sources, laisse place à de longs blocs narratifs centrés sur le processus créatif et les négociations avec les commanditaires, ce qui inscrit l’œuvre dans la tradition des fresques historiques à grande échelle (Source : Wikipédia, 2020 ; Télé Star, 2018).
Fiche artistique et technique
Le film est réalisé par Andreï Kontchalovski, qui cosigne également le scénario avec Elena Kiseleva, prolongeant ainsi une collaboration déjà engagée sur plusieurs de ses œuvres précédentes (Source : Wikipédia, 2020). La musique originale est composée par Edouard Artemiev, compositeur russe associé depuis longtemps au cinéma d’auteur et connu pour son travail auprès de Tarkovski et de Konchalovski, ce qui confère au film une continuité esthétique avec une certaine tradition du cinéma russe d’inspiration historique et métaphysique (Source : Wikipédia, 2020 ; CinéDweller, 2020). La direction de la photographie s’oriente vers une reconstitution picturale des ambiances de la Renaissance, avec une attention particulière portée aux visages et aux corps des ouvriers, souvent incarnés par des non-professionnels, afin de renforcer le caractère concret des scènes de chantier (Source : Bande à part, 2020). Sur le plan de l’interprétation, le rôle de Michel-Ange est confié à l’acteur italien Alberto Testone, tandis que Ioulia Vyssotskaïa, collaboratrice régulière de Kontchalovski, figure également au casting dans un rôle secondaire (Source : Wikipédia, 2020 ; CinéDweller, 2020). Le film, d’une durée d’un peu plus de deux heures, adopte un découpage qui alterne scènes de négociation, moments de solitude créatrice et visions intérieures, ce qui permet d’articuler la dimension biographique et l’exploration psychique du personnage (Source : Artistik Rezo, 2020 ; Maze, 2021). )
Intrigue, temporalité et ancrage historique
L’intrigue se situe principalement au début du XVIe siècle, à Florence et à Rome, dans un moment où Michelangelo Buonarroti vient d’achever le plafond de la chapelle Sixtine, commandé par le pape Jules II, et se retrouve au centre d’enjeux politiques et religieux complexes (Source : Bande à part, 2020 ; Le Monde, 2020). Après la mort de Jules II, dont il doit encore achever le tombeau monumental en marbre, l’artiste est sollicité par le nouveau pape Léon X pour travailler à la façade de la basilique San Lorenzo, ce qui l’oblige à composer avec une autre dynastie, les Médicis, rivale des Della Rovere (Source : Le Monde, 2020 ; Wikipédia, 2020). Cette rivalité structure une grande partie de la narration : Michel-Ange, dépendant financièrement de ses commanditaires, cherche à maintenir la confiance des deux familles, quitte à recourir au mensonge ou à multiplier les promesses contradictoires (Source : Artistik Rezo, 2020). Le film montre également la relation de l’artiste à la matière, en suivant les expéditions de marbre vers les carrières, la logistique du transport et les dangers physiques encourus par les ouvriers lors de l’acheminement des blocs, éléments qui ancrent le récit dans les réalités économiques de l’époque (Source : Bande à part, 2020 ; CinéDweller, 2020). Parallèlement, Kontchalovski intègre à cette trame historique les manifestations de la religiosité et des superstitions de la Renaissance, avec des épisodes d’hallucinations et de visions qui traduisent l’état d’âme d’un homme pris entre foi, culpabilité et ambition (Source : Artistik Rezo, 2020 ; Maze, 2021).
Portrait de Michel-Ange et axes thématiques
Le film propose un portrait de Michel-Ange comme figure à la fois admirée et isolée, présenté par ses contemporains comme un génie, mais vivant néanmoins dans une relative pauvreté après le chantier de la chapelle Sixtine (Source : Artistik Rezo, 2020). Kontchalovski s’intéresse à la manière dont l’artiste se débat avec des dilemmes moraux, pris entre le désir d’accomplir son œuvre, la nécessité d’honorer des contrats et la pression constante des commanditaires, ce qui conduit à une représentation d’un créateur souvent au bord de l’épuisement physique et mental (Source : Le Monde, 2020 ; Maze, 2021). Les scènes d’introspection font apparaître un homme traversé par la peur de l’échec, la conscience de la mort et la hantise de ne pas être à la hauteur de la tâche, ce qui inscrit le film dans une réflexion plus large sur la condition de l’artiste à la Renaissance (Source : Artistik Rezo, 2020 ; CinéDweller, 2020). Par ailleurs, le récit insiste sur le rapport de Michel-Ange aux puissants, qu’il s’agisse des papes ou des grandes familles florentines, montrant un équilibre fragile entre admiration, dépendance et défiance (Source : Wikipédia, 2020 ; Le Monde, 2020). La dimension spirituelle se trouve également au cœur de l’œuvre : le film est conçu, selon les propos du réalisateur, comme une « vision » inspirée d’un genre littéraire médiéval, à la manière de la Divine Comédie, ce qui donne à la trajectoire du personnage une tonalité à la fois mystique et introspective (Source : Artistik Rezo, 2020).
Esthétique visuelle et mise en scène
Sur le plan formel, Michel-Ange se caractérise par un travail visuel qui puise dans l’iconographie de la Renaissance, en composant des plans qui rappellent par moments la structure de tableaux religieux ou de scènes de genre de l’époque (Source : Le Monde, 2020 ; Bande à part, 2020). La mise en scène accorde une place importante aux paysages de Toscane, aux rues étroites de Florence, ainsi qu’aux espaces intérieurs sombres, souvent éclairés par des sources naturelles, ce qui contribue à ancrer les personnages dans une matérialité quotidienne plutôt que dans une représentation idéalisée (Source : Bande à part, 2020 ; CinéDweller, 2020). Les séquences montrant le travail des carriers et le déplacement des blocs de marbre adoptent une dimension presque documentaire, en s’attardant sur les gestes, les outils et les efforts collectifs, ce qui met en avant la dimension artisanale et collective de la création artistique à cette époque (Source : Bande à part, 2020). La caméra suit de près le visage d’Alberto Testone, souvent filmé en contre-plongée ou dans des espaces resserrés, afin de rendre perceptible la tension intérieure du personnage et son obsession pour la matière sculptée (Source : Le Monde, 2020 ; Maze, 2021). Enfin, la musique d’Edouard Artemiev et le montage, qui alterne vision subjective et fresque historique, participent à l’équilibre entre une approche introspective du personnage et la description d’un monde traversé par les luttes de pouvoir, les croyances et les contradictions de la Renaissance italienne (Source : Wikipédia, 2020 ; Artistik Rezo, 2020).
Réception critique et diffusion
Michel-Ange connaît une sortie en salles en Italie et en Russie en 2019, avant d’être distribué en France à partir du 21 octobre 2020, notamment par UFO Distribution, qui en assure la promotion à travers une campagne centrée sur la figure du « génie tourmenté » (Source : Bande annonce UFO, 2020 ; Le Monde, 2020). La critique française souligne généralement l’ambition du projet et la richesse de la reconstitution historique, tout en relevant parfois un certain académisme dans la forme, comme le mentionne le quotidien Le Monde, qui insiste sur la beauté plastique des tableaux composés par Kontchalovski (Source : Le Monde, 2020). Le magazine en ligne Bande à part évoque quant à lui une œuvre qui « tient du miracle », insistant sur la puissance des scènes de carrières et la direction des visages, tandis que Maze souligne l’importance accordée au doute, à la folie et aux dilemmes moraux du personnage (Source : Bande à part, 2020 ; Maze, 2021). D’autres médias spécialisés, comme CinéDweller ou Artistik Rezo, replacent le film dans le parcours du réalisateur, en rappelant sa longue carrière et son intérêt pour les figures historiques complexes, et insistent sur l’effort de documentation historique qui sous-tend le scénario (Source : CinéDweller, 2020 ; Artistik Rezo, 2020). Le film s’inscrit ainsi dans un ensemble de biopics d’artistes de la Renaissance, tout en se distinguant par son angle resserré sur une période précise et par sa volonté de lier étroitement conditions matérielles de la création et exploration intérieure de l’artiste (Source : Wikipédia, 2020 ; CinéDweller, 2020).
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Critique sur Michel-Ange
Où regarder en streaming Michel-Ange
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Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Michel-Ange figurent Michelangelo Buonarroti, interprété par Alberto Testone, Marchese Malaspina, interprété par Umberto Orsini et Lorenzo de Medici duca d'Urbino, interprété par Nicola Adobati. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



































