« Déserts » est réalisé et écrit par Faouzi Bensaïdi, cinéaste marocain né en 1967, qui signe ici un film de 2 h 5 min mêlant comédie et drame, produit dans le contexte du cinéma marocain contemporain et présenté en 2023. (Source : IMDb, 2023) (Source : UniFrance, 2024) Le film met en scène Fehd Benchemsi et Abdelhadi Talbi dans les rôles principaux de Mehdi et Hamid, deux salariés d’une agence de recouvrement basée à Casablanca, croisant notamment Rabii Benjhaile et Hajar Graigaa dans des seconds rôles. (Source : IMDb, 2023) (Source : IMDb, 2024) Le long métrage est coproduit à l’échelle internationale (France, Maroc et partenaires européens) dans le cadre d’un réseau de financement qui accompagne régulièrement les œuvres d’auteur issues du Maghreb, même si la liste complète des coproducteurs n’est pas détaillée dans les bases consultées. (Source : UniFrance, 2024)
Le film appartient au registre de la comédie dramatique, avec une forte composante de satire sociale, ce que confirment plusieurs publications critiques qui insistent sur son ancrage burlesque et son intérêt pour les rapports de pouvoir liés à l’argent. (Source : ARTE, 2025) (Source : ICS Film, 2023) La durée de 120 à 125 minutes selon les sources souligne le choix d’un récit ample, structuré en deux mouvements contrastés : une première partie centrée sur les missions de recouvrement et leurs effets, une seconde où l’irruption du « fugitif » modifie la dynamique narrative. (Source : Cineuropa, 2023) (Source : ARTE, 2025) Tourné dans l’arrière-pays marocain, le film exploite largement les paysages désertiques du grand sud, qui ne sont pas seulement un décor mais un élément structurant de la mise en scène et du propos, en soulignant l’enfermement social des protagonistes. (Source : Cineuropa, 2023) (Source : ARTE, 2025)
Intrigue et enjeux narratifs
Mehdi et Hamid travaillent pour une agence de recouvrement à Casablanca et sont chargés de parcourir des villages isolés du sud marocain pour récupérer de petites créances auprès de familles en difficulté, mission qu’ils détournent partiellement en conservant pour eux une partie de l’argent collecté, estimant que leur salaire est insuffisant. (Source : ARTE, 2025) (Source : Cinemadecons, 2023) Leur hiérarchie, mécontente de leurs résultats, les envoie dans une zone plus reculée, où les distances, la chaleur et la pauvreté renforcent la dimension absurde de leur tâche et rendent chaque interaction plus tendue. (Source : UniFrance, 2024) (Source : Cineuropa, 2023) Dans cette première partie, la narration repose sur une succession de situations où les deux hommes négocient, pressurisent ou rusent pour obtenir quelques billets, sur fond de rapports de force inégaux avec des débiteurs surendettés. (Source : ARTE, 2025) (Source : Cinemadecons, 2023)
Le récit prend un tournant lorsqu’ils croisent, dans une station-service en plein désert, une moto sur laquelle un homme menaçant, présenté comme un fugitif, est menotté au porte-bagages, figure qui introduit une dimension plus énigmatique dans l’histoire. (Source : UniFrance, 2024) Ce personnage, qualifié de « highwayman » dans certaines sources anglophones, fait basculer le film vers un voyage imprévisible où la question de la dette se déplace du champ strictement économique vers des enjeux plus existentiels. (Source : IMDb, 2023) (Source : ICS Film, 2023) Sans dévoiler les développements précis, les critiques évoquent une progression vers une odyssée plus métaphysique, où le parcours des protagonistes les confronte à leurs propres limites, à leur vulnérabilité et à la possibilité d’un « cycle » de dettes et de violence symboliquement interrompu. (Source : Cineuropa, 2023) (Source : Cinemadecons, 2023)
Thèmes et motifs
« Déserts » place au centre de son dispositif la question de l’argent, de sa circulation et de la dette, en décrivant un monde où les échanges monétaires ne résolvent jamais durablement les problèmes mais les déplacent, créant une forme de boucle sans fin. (Source : Cinemadecons, 2023) Les deux protagonistes, petits employés d’une structure de recouvrement, sont à la fois relais d’un système de pression financière et eux-mêmes pris dans la précarité, ce qui contribue à brouiller la frontière entre victimes et acteurs de l’exploitation. (Source : ARTE, 2025) (Source : Cinemadecons, 2023) Plusieurs analyses critiques soulignent que cette ambivalence nourrit une satire sociale, où les « escrocs à peine escrocs » apparaissent comme des figures intermédiaires dans une chaîne de dépendances économiques plus large. (Source : Cinemadecons, 2023)
Le film mobilise également le motif du désert à plusieurs niveaux : le paysage aride du sud marocain, filmé comme un espace vaste et presque abstrait, mais aussi la vacuité éprouvée par les personnages, confrontés à l’absurdité de leurs trajectoires professionnelles et personnelles. (Source : Cineuropa, 2023) (Source : Cinemadecons, 2023) Ce double registre, topographique et symbolique, est relevé par les commentateurs qui évoquent l’idée de « déserts » au pluriel, associant la géographie à une forme de vide social ou moral. (Source : Cinemadecons, 2023) Par ailleurs, l’évolution du récit, du burlesque vers une tonalité plus méditative, permet d’aborder des thèmes comme le déclassement social, la frustration et la quête d’une possible échappée, sans que le film ne propose de résolution simple à ces questions. (Source : ICS Film, 2023) (Source : Cineuropa, 2023)
Esthétique, mise en scène et dispositifs comiques
Les descriptions critiques insistent sur l’usage d’un humour tranchant, parfois qualifié de burlesque ou de farce sociale, pour traiter de sujets liés à la dette, à la pauvreté et à la violence économique, créant un contraste entre la gravité des enjeux et la dimension ludique de certaines situations. (Source : ARTE, 2025) (Source : ICS Film, 2023) Les deux personnages principaux sont présentés comme des figures de « pieds nickelés », maladroits, opportunistes mais également vulnérables, ce qui alimente des scènes de comédie tout en conservant une distance réflexive sur leur condition. (Source : ARTE, 2025) (Source : Cinemadecons, 2023) L’écriture privilégie des situations où le comique naît de l’absurdité des procédures, des négociations de quelques dirhams ou de l’écart entre discours officiel et réalité des pratiques. (Source : Cinemadecons, 2023)
Sur le plan visuel, le film est décrit comme un road movie qui exploite les grands espaces désertiques du sud marocain, la mise en scène jouant sur l’ampleur des décors pour accentuer la solitude des personnages et la disproportion entre leur mission et l’environnement qu’ils traversent. (Source : Cineuropa, 2023) La critique souligne une évolution vers une atmosphère plus onirique et « métaphysique », où la lumière, les cadres et certains choix narratifs contribuent à faire glisser le film d’une comédie noire vers une fable plus abstraite. (Source : ICS Film, 2023) Cette tension entre farce et gravité, entre précision sociale et stylisation, est régulièrement relevée comme l’un des traits marquants de la mise en scène de Faouzi Bensaïdi dans ce long métrage. (Source : Cineuropa, 2023) (Source : ICS Film, 2023)
Contexte de production, diffusion et accueil critique
« Déserts » a été sélectionné à la Quinzaine des cinéastes (ancienne Quinzaine des réalisateurs) du Festival de Cannes 2023, section parallèle consacrée au cinéma d’auteur, ce qui a contribué à sa visibilité internationale lors de sa présentation. (Source : YouTube – Dulac Distribution, 2023) (Source : Cineuropa, 2023) Cette sélection confirme l’inscription du film dans un circuit de festivals européens attentifs aux œuvres qui articulent enjeux sociaux et propositions formelles singulières. (Source : Cineuropa, 2023) En France, le film est distribué par Dulac Distribution, avec une sortie annoncée au 20 septembre 2023 et une durée affichée de 2 heures, ce qui correspond aux données fournies par les plateformes de vidéo et les supports promotionnels. (Source : Dulac Distribution, 2023) (Source : ARTE, 2025)
L’accueil critique s’avère globalement favorable dans la presse spécialisée et sur les sites de cinéma, plusieurs textes mettant en avant l’ambition formelle du film et sa manière d’aborder la question de la dette à travers le prisme de la comédie. (Source : Cineuropa, 2023) (Source : ICS Film, 2023) Des analyses francophones insistent sur la pertinence de son regard sur la société marocaine, en particulier sur les mécanismes d’endettement et de recouvrement dans les zones rurales, tout en soulignant le recours à un humour acide et à une dimension de parabole. (Source : Cinemadecons, 2023) Le film recueille des notes moyennes à positives sur les bases de données grand public, ce qui témoigne d’un accueil partagé mais attentif, typique d’un film d’auteur qui s’adresse à un public curieux des cinématographies nationales du Maghreb. (Source : IMDb, 2023) (Source : IMDb, 2024)
Le film dans le parcours de Faouzi Bensaïdi
Faouzi Bensaïdi s’inscrit depuis plusieurs années comme l’une des figures marquantes du cinéma marocain contemporain, avec des films présentés régulièrement dans les festivals internationaux, même si la filmographie détaillée n’est pas entièrement rappelée dans les sources consultées. (Source : UniFrance, 2024) « Déserts » s’inscrit dans une continuité thématique, en prolongeant l’intérêt du cinéaste pour les personnages en marge, les espaces périphériques et les tensions entre modernité économique et réalités locales. (Source : Cineuropa, 2023) La dimension de road movie, l’usage du burlesque et l’attention portée aux paysages s’accordent avec une démarche qui combine observation sociale et recherche formelle. (Source : Cineuropa, 2023) (Source : ARTE, 2025)
Le film confirme également la place de Bensaïdi dans un mouvement plus large du cinéma d’auteur maghrébin qui interroge les effets de la mondialisation économique sur les trajectoires individuelles, en privilégiant des récits de circulation, de déplacement et d’errance. (Source : Cineuropa, 2023) Plusieurs critiques rapprochent « Déserts » d’un certain cinéma européen de la farce sociale, tout en rappelant que le film reste ancré dans un contexte marocain précis, celui des zones rurales frappées par l’endettement et la fragilité économique. (Source : ARTE, 2025) (Source : ICS Film, 2023) À ce titre, le film occupe une place identifiable dans la production récente, comme une œuvre qui articule enjeux nationaux et circulation internationale, portée par un auteur déjà identifié dans les réseaux de festivals. (Source : UniFrance, 2024) (Source : Cineuropa, 2023)
Critique sur Déserts
Où regarder en streaming Déserts
Déserts est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Déserts figurent Mehdi Attaf, interprété par Fehd Benchemsi, Hamid Dergoune, interprété par Abdelhadi Talbi et L'évadé, interprété par Rabii Benjhaile. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
























