Armando Bó: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Armando Bó en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
68
œuvres recensées
68 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1939
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, « Carne » porte au premier plan la signature d’Armando Bó comme réalisateur, scénariste et producteur. Né le 3 mai 1914 à Buenos Aires, mort dans cette même ville le 8 octobre 1981, il mène aussi une activité d’acteur et de producteur de cinéma argentin.
Les premières années au cinéma
En 1939, « Chimbela » de José Ferreyra ouvre sa filmographie connue. Le nom apparaît encore dans « Melodías de América » en 1941, puis dans « La cabalgata del circo » de Mario Soffici en 1945. Ces apparitions s’inscrivent dans une activité commencée à la même époque, alors qu’il partage déjà son travail entre jeu, écriture et réalisation.
L’année 1948 le retrouve dans « Pelota de trapo » de Leopoldo Torres Ríos, puis « Fangio, el demonio de las pistas » de Román Viñoly Barreto en 1950. En 1953, « Honrarás a tu madre » de Carlos Orlando et « El hijo del crack » de Leopoldo Torre Nilsson complètent cette série d’apparitions. Armando Bó se situe alors dans un cinéma argentin où les fonctions de l’artiste se croisent souvent, sans séparation nette entre interprétation et fabrication des films.
Réalisateur, scénariste, producteur
« Sin familia » en 1954 figure parmi ses premières réalisations connues, suivi la même année par « Adios muchachos ». Avec « El Trueno entre las hojas » en 1956, puis « Sabaleros » en 1958, il occupe déjà les postes de réalisateur, scénariste et producteur. Cette triple fonction se maintient sur plusieurs titres, dessinant une méthode de travail où les responsabilités restent concentrées dans la même main.
La décennie suivante confirme cette cadence avec « Favela » et « India » en 1960, puis « Lujuria tropical » et « La Burrerita de Ypacarai » en 1962. « Pelota de cuero » et « La Diosa impura » suivent en 1963, avant « La Mujer de zapatero » et « La Leona » en 1964. Il travaille encore sur « Los Dias calientes » et « La Tentacion desnuda » en 1966, puis sur « La Senora del intendente » en 1967.
Ces titres révèlent une activité soutenue au milieu du siècle, avec des films où la réalisation ne se sépare pas de l’écriture ni de la production. Armando Bó garde la main sur le scénario et sur l’organisation matérielle de ses œuvres, ce qui installe une pratique cohérente sur plusieurs années.
« Carne » et la fin des années 1960
« Carne », sorti en 1968, concentre trois fonctions majeures dans sa filmographie: réalisateur, scénariste et producteur. Le film est suivi la même année par « La Mujer de mi padre ». Le nom d’Armando Bó reste associé à ces deux titres dans une période où il occupe une place de créateur total, maître du projet de bout en bout.
L’année 1969 prolonge cette activité avec « Extasis tropical », « Embrujada », « Desnuda en la arena » et « Fuego ». « Fiebre » arrive en 1970. Cette succession ne livre pas une évolution abstraite, mais une continuité de travail où les projets s’enchaînent sans rupture visible dans les fonctions tenues.
Dans ce même bloc d’années, Armando Bó conserve les mêmes responsabilités de réalisation, d’écriture et de production. Le centre de gravité de son travail reste alors le film lui-même, depuis sa conception jusqu’à sa mise en circulation.
Des années 1970 à « Insaciable »
« Furia infernal » paraît en 1973, où Armando Bó signe la réalisation, le scénario et la production, tout en tenant un rôle d’acteur identifié comme celui de Barbara's husband. L’année 1974 le retrouve avec « Intimidades de una cualquiera » puis « El Sexo y el amor ». Le travail se poursuit avec « Insaciable » en 1976, où il est crédité comme scénariste, producteur, réalisateur et interprète du personnage d’Alberto.
La fin de la décennie le conduit à « Una Mariposa en la noche » en 1977, puis à « El Ultimo amor en tierra del fuego » en 1979 et « Una Viuda descocada » en 1980. Ces titres placent encore les mêmes tâches au cœur de son activité, avec une présence régulière dans les fonctions d’auteur et de producteur.
Armando Bó meurt le 8 octobre 1981 à Buenos Aires, à 67 ans. Son nom est également associé à « Truman » en 2015 pour un remerciement au générique, signe d’une mémoire de travail qui dépasse sa propre période d’activité.
Acteur, auteur, producteur
Les crédits d’interprétation d’Armando Bó apparaissent sur une partie de ses films, sans détourner son activité principale de la réalisation. « Furia infernal » lui donne un rôle précis, puis « Insaciable » l’expose de nouveau en tant qu’acteur avec le personnage d’Alberto. Ces apparitions s’inscrivent dans une pratique où la frontière entre les fonctions reste poreuse.
Son travail d’écriture et de production accompagne presque toujours ses films les plus visibles. « Carne » et « Furia infernal » montrent cette emprise sur le projet entier, tandis que « Insaciable » confirme la même combinaison de responsabilités. Le cinéma d’Armando Bó se construit donc sur une maîtrise directe des étapes qui mènent du scénario à l’écran, sans délégation apparente des postes décisifs.
Le nom d’Armando Bó se lit aussi comme une présence durable dans le cinéma argentin des années 1940 à 1980. À Buenos Aires, son lieu de naissance et de mort, il laisse un ensemble de films où la réalisation tient le premier rang, portée par l’écriture et la production.
Films et séries réalisés par Armando Bó
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Armando Bó
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

































