Christopher Reeve: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Christopher Reeve en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
69
œuvres recensées
60 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1974
- Dernière année recensée
- 2004
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1978, « Superman » place Christopher Reeve au centre d’un studio qui mise gros sur un personnage de comics. L’acteur a 24 ans, vient de la Juilliard School et tourne encore entre théâtre et télévision lorsque Richard Donner lui confie le rôle-titre. Le film impose aussi Clark Kent comme second visage d’un même personnage.
De Cornell à la Juilliard School
En septembre 1952, Christopher D'Olier Reeve naît à New York. Il grandit ensuite dans le New Jersey avec son frère Benjamin, après le divorce de ses parents à l’âge de 4 ans. Son père enseigne et écrit des poèmes, sa mère travaille comme journaliste.
À l’issue de ses études secondaires, il rejoint l’université Cornell puis intègre la Juilliard School de New York, sélectionné avec Robin Williams parmi deux étudiants admis cette année-là. Il suit les cours de John Houseman et cherche déjà à gagner sa vie par le jeu.
En 1968, à 15 ans, il entre au Williamstown Theatre Festival dans le Massachusetts. Quelques années plus tard, il signe au San Diego Shakespeare Festival et y joue des rôles plus exposés, dont le roi Édouard dans « Richard III ». Pour financer sa formation, il obtient aussi un rôle dans la série « Love of Life » pendant ses études.
À Glasgow puis à Paris, il poursuit son apprentissage du métier. Entre 1973 et 1975, il se produit dans plusieurs pièces à Broadway, à un rythme physique éprouvant qui l’épuise et le fragilise. Le théâtre lui donne alors une visibilité concrète, avant que le cinéma ne l’attrape.
Le cycle Superman
En 1977, il fait partie d’environ 200 acteurs auditionnés pour le rôle principal de « Superman ». Le film de Richard Donner réunit autour de lui une production massive, bâtie d’après les comics de Jerry Siegel et Joe Shuster. Reeve refuse le costume à faux muscles, travaille avec David Prowse et prend près de 20 kilos.
Sorti en 1978, « Superman » rapporte plus de 300 millions de dollars. Reeve y combine la stature de l’homme d’acier et la réserve de Clark Kent, ce qui suffit à installer son nom dans la culture populaire nord-américaine. Il utilise alors cette notoriété pour visiter des hôpitaux d’enfants.
En 1980, 1983 puis 1987, il reprend le rôle dans « Superman II », « Superman III » et « Superman IV - The Quest for Peace ». La série se dégrade film après film, mais le personnage reste lié à son interprète. La musique de John Williams joue aussi un rôle durable dans cette association.
Par ailleurs, Reeve remonte sur scène dans « Fifth of July », où il joue un vétéran du Viêt Nam infirme. Ce retour au théâtre intervient pendant que l’image de Superman continue de lui coller à la peau, sans l’empêcher d’aller chercher d’autres films.
Des films plus intimes
En 1980, Jeannot Szwarc le dirige dans « Quelque part dans le temps », aux côtés de Jane Seymour. Le film lui donne un rôle romantique qui s’éloigne franchement du costume rouge et bleu. Deux ans plus tard, Sidney Lumet le retrouve dans « Piège mortel », face à Michael Caine.
Dans les années 1980, il tourne encore dans plusieurs films, puis rejoint George Trumbull Miller pour « Vol d'enfer » en 1985. Son goût pour l’aviation le rapproche d’un groupe d’aviateurs vétérans de la Royal Air Force, lien qui attire l’attention du réalisateur. Il présente aussi le documentaire télévisé « Dinosaur! » la même année.
En 1985, une image le montre à l’ouverture de « Marriage of Figaro », signe d’un passage constant entre plateau, scène et télévision. Cette circulation se retrouve dans son travail de présentateur, puis dans ses rôles de fin de décennie. Le théâtre et l’écran ne forment jamais chez lui deux mondes séparés.
En 1993, James Ivory lui confie Jack Lewis dans « Les Vestiges du jour ». Le film l’éloigne encore des superproductions de sa décennie précédente. En 1995, « Le Village des damnés » de John Carpenter devient son dernier film avant l’accident de cheval survenu la même année.
Après l’accident, le combat public
En mai 1995, une chute de cheval le laisse tétraplégique après deux vertèbres cervicales brisées et une moelle épinière sectionnée. Il ne reprend conscience que 5 jours plus tard. Dans les jours qui suivent, il traverse un épisode de delirium et pense au suicide, tandis que Dana Morosini l’encourage à tenir.
Depuis son domicile près de New York, du personnel médical l’aide pour les gestes les plus simples. Robin Williams lui rend visite à l’hôpital et improvise une scène absurde en se présentant comme proctologue russe, moment qui devient pour Reeve le premier rire depuis l’accident. Ce souvenir revient comme un basculement intime dans sa vie paralysée.
Il fonde avec Dana la Christopher and Dana Reeve Paralysis Resource Center pour soutenir la recherche sur la réparation de la moelle épinière. Son engagement porte aussi sur les droits des personnes handicapées et sur les cellules souches. En mars 2003, il apparaît au MIT pour parler des bénéfices possibles de cette recherche.
En 1998, il joue à la télévision dans le remake de « Fenêtre sur cour ». Il apparaît aussi dans plusieurs épisodes de « Smallville », dans le rôle du docteur Virgil Swann, aux côtés de Tom Welling. Vers la fin des années 1990, le rôle de Lincoln Rhyme dans « Bone Collector » lui échappe, les heures de tournage étant jugées trop lourdes.
Réalisations, télévision et héritage
En 1997, Christopher Reeve signe l’histoire de « The Practice : Bobby Donnell & Associés » et passe aussi à la réalisation avec « In the Gloaming ». Il n’abandonne donc ni l’écriture ni la mise en scène, même après le tournant de 1995. Son travail s’étend alors au-delà des rôles qui l’ont rendu célèbre.
En 1982, il apparaît dans « Wogan » en tant que lui-même et dans « Faerie Tale Theatre » comme Prince Charming / My Son, the Prince. Ces incursions télévisées accompagnent ses années les plus exposées, sans l’enfermer dans le seul personnage de Superman. À la même époque, il partage ses apparitions entre divertissement et promotion.
Le 10 octobre 2004, il meurt à Mount Kisco, dans l’État de New York. En 2024, le documentaire « Super/Man: L'Histoire de Christopher Reeve » revient sur sa vie et sur son combat contre la paralysie. Son visage reste associé à Superman, mais aussi à une volonté tenace de rester présent après la chute.
- « Superman » (1978) — Clark Kent / Superman
- « Superman II » (1980) — Superman / Clark Kent
- « Quelque part dans le temps » (1980) — rôle principal
- « Piège mortel » (1982) — rôle principal
- « Superman III » (1983) — Clark Kent / Superman
- « Vol d'enfer » (1985) — rôle principal
- « Superman IV - The Quest for Peace » (1987) — Clark Kent / Superman
- « Les Vestiges du jour » (1993) — Jack Lewis
- « Le Village des damnés » (1995) — rôle principal
- « In the Gloaming » (1997) — réalisation
Films et séries avec Christopher Reeve
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Christopher Reeve
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Christopher Reeve
6 photos affichées sur 8 disponibles. Ouvrez une photo pour parcourir toute la galerie.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.








































