Rafaela Aparicio: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rafaela Aparicio en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
137
œuvres recensées
137 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1983, Víctor Erice choisit Rafaela Aparicio pour Milagros dans « Le Sud ». À 77 ans, l’actrice espagnole née à Marbella le 9 avril 1906 apparaît alors dans un film appelé à compter parmi ses titres les plus commentés.
Marbella, Madrid, puis le cinéma espagnol
Née à Marbella en 1906, Rafaela Aparicio meurt à Madrid en 1996. Son nom complet, Rafaela Díaz Valiente, figure dans les notices qui accompagnent sa filmographie et ses distinctions. L’actrice traverse plusieurs décennies du cinéma espagnol avec des rôles souvent inscrits dans la comédie, et l’on retrouve aussi son nom associé à Florinda Chico dans plusieurs œuvres signalées par les sources.
Les premières apparitions mentionnées datent de 1957, avec « Valencia (El último cuplé) » de Juan de Orduña, où elle tient un rôle de chanteuse. Quelques années plus tard, José María Forqué lui confie Doña Vicenta dans « Atraco a las tres » en 1962, puis Fernando Fernán Gómez la dirige dans « El extraño viaje » en 1964, dans le rôle de Paquita Vidal.
En 1967, Pedro Lazaga la distribue dans « Sor Citroën ». L’année suivante, elle joue Nicolasa dans « La que arman las mujeres » de 1969, avant d’apparaître en 1970 dans « Los extremeños se tocan » comme Fausta. Le cinéma espagnol de ces années-là la voit souvent dans des personnages de domestiques, de mères ou de femmes du quotidien, sans que ces rôles se ressemblent d’un film à l’autre.
Les années Carlos Saura et Fernando Fernán Gómez
En 1972, elle apparaît dans « El padre de la criatura » en Doña Catalina, puis dans « Anna et les Loups » de Carlos Saura en 1973, où elle joue la mère. Ce même film lui vaut une Médaille du Círculo de Escritores Cinematográficos en 1974.
La décennie suivante s’ouvre sur « País S. A. » en 1975, avec un rôle d’Asistenta. Elle retrouve Fernando Fernán Gómez dans « Mauricio, mon amour » en 1976, sous les traits de Doña Engracia, puis joue la mère de Mercedes dans « Estoy hecho un chaval » en 1977. En 1979, Carlos Saura lui confie encore la mère dans « Maman a cent ans », et la même année le Círculo de Escritores Cinematográficos lui attribue une nouvelle Médaille.
En 1980, elle reçoit le Prix Sant Jordi de la meilleure actrice pour « Maman a cent ans ». Cette distinction accompagne une présence qui demeure recherchée par des cinéastes très différents, de Saura à Erice en passant par Fernán Gómez. Le répertoire que les films lui attribuent garde souvent le contact avec des personnages populaires, sans se réduire à une seule formule.
De Le Sud à El pico 2
En 1982, Rafaela Aparicio joue Micaela dans « En busca del huevo perdido ». Quelques mois plus tard, Víctor Erice lui donne Milagros dans « Le Sud », en 1983, rôle qui place son visage au cœur d’un film devenu l’un des plus étudiés de la période. La même année, l’œuvre consolide son association à une actrice déjà identifiée par le cinéma espagnol comme une présence familière des comédies et des récits de mères, de voisines ou de femmes de service.
En 1984, elle apparaît dans « El pico 2 » en Abuela, puis dans « El año de las luces » de Fernando Trueba en 1986, où elle joue Rafaela. Ces rôles tardifs ne relèvent pas d’un simple retour décoratif à l’écran. Ils montrent une actrice encore sollicitée par des réalisateurs au regard très différent, du cinéma de Fernando Trueba à celui de Víctor Erice.
En 1986, une nouvelle reconnaissance tombe avec le Goya d’honneur. Deux ans plus tard, le Fotogramas de Plata d’honneur s’ajoute au palmarès, avant la Médaille d’or du mérite des beaux-arts en 1989. En 1990, elle obtient le Goya de la meilleure actrice pour « El mar y el tiempo », encore dirigé par Fernando Fernán Gómez. L’année suivante, le Prix National de Cinéma du ministère espagnol de la Culture vient couronner l’ensemble.
Récompenses et reconnaissance publique
Le palmarès de Rafaela Aparicio aligne plusieurs distinctions majeures du cinéma espagnol. En 1974 puis en 1979, elle reçoit la Médaille du Círculo de Escritores Cinematográficos. Le Prix Sant Jordi de la meilleure actrice lui est attribué en 1980 pour « Maman a cent ans ». En 1987, le Fotogramas de Plata d’honneur marque une autre forme de reconnaissance, plus large, qui accompagne sa présence durable dans le paysage cinématographique.
Le Goya d’honneur arrive en 1988, suivi de la Médaille d’or du mérite des beaux-arts en 1989. En 1990, le Goya de la meilleure actrice récompense « El mar y el tiempo », puis le Prix National de Cinéma du ministère espagnol de la Culture lui est décerné en 1991. Parmi les actrices citées pour cette distinction, son nom figure aux côtés de Carmen Maura, María Luisa Ponte, Marisa Paredes, Mercedes Sampietro, Maribel Verdú et Ángela Molina.
Ce faisceau de prix ne transforme pas seulement une filmographie en liste honorifique. Il atteste la place qu’elle occupe dans le cinéma espagnol de la seconde moitié du 20e siècle, depuis les comédies des années 1960 jusqu’aux films de Saura, Trueba et Fernán Gómez. Rafaela Aparicio meurt à Madrid le 9 juin 1996.
Filmographie sélective
- « Valencia (El último cuplé) » de Juan de Orduña (1957) — chanteuse
- « Atraco a las tres » de José María Forqué (1962) — Doña Vicenta
- « El extraño viaje » de Fernando Fernán Gómez (1964) — Paquita Vidal
- « Sor Citroën » de Pedro Lazaga (1967)
- « La que arman las mujeres » (1969) — Nicolasa
- « Los extremeños se tocan » (1970) — Fausta
- « El padre de la criatura » (1972) — Doña Catalina
- « Anna et les Loups » de Carlos Saura (1973) — la mère
- « País S. A. » (1975) — Asistenta
- « Mauricio, mon amour » (1976) — Doña Engracia
- « Estoy hecho un chaval » (1977) — Madre de Mercedes
- « Maman a cent ans » de Carlos Saura (1979) — la mère
- « Unos granujas decentes » (1980) — Rosalía « La Pingajos »
- « En busca del huevo perdido » (1982) — Micaela
- « Le Sud » de Víctor Erice (1983) — Milagros
- « El pico 2 » (1984) — Abuela
- « El año de las luces » de Fernando Trueba (1986) — Rafaela
Films et séries avec Rafaela Aparicio
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