Bong Joon-ho: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bong Joon-ho en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
50
œuvres recensées
47 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1992
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2003, Memories of Murder attire plus de 5 000 000 de spectateurs en Corée du Sud et installe Bong Joon-ho dans une autre échelle. Le film suit un tueur en série réel, et son auteur l’écrit comme il le réalise, après un premier long métrage passé presque inaperçu au box-office local. Cette progression passe par un passage à l’université Yonsei, puis par la Korean Academy of Film Arts, où il tourne Incoherence en 1995.
Des études à la première caméra
Bong Joon-ho naît le 14 septembre 1969 à Daegu. Il suit un cursus à l’université Yonsei entre 1988 et 1995, où la sociologie occupe sa formation, avant de quitter ce cadre avec un court métrage de 16 mm, White Man, distingué au Shin-young Youth Movie Festival en 1995. La même année, il sort de la Korean Academy of Film Arts après Incoherence, une comédie noire qui attaque la société coréenne.
Le premier long métrage arrive en 2000 avec Barking Dog. Le film trouve peu de spectateurs en Corée du Sud, mais reçoit un prix au festival de Hongkong. À cette période, le cinéaste avance sans appareil critique autour de lui, avec une méthode déjà nette: écrire, tourner, signer ses images et leurs structures narratives. Son travail se fixe très vite sur des récits où le quotidien dérape sans prévenir.
Le virage des années 2000
En 2003, Memories of Murder s’appuie sur une affaire criminelle réelle et trouve un large public en Corée du Sud. Le film reçoit des prix à Tokyo, Turin et Saint-Sébastien. Bong Joon-ho travaille déjà à partir d’un matériau documentaire, mais il le déplace vers un récit qui mêle enquête, tension policière et regard social.
The Host, sorti en 2006, prend pour point de départ un incident survenu en Corée du Sud à la fin des années 1980. Le film entre dans le top 10 des Cahiers du cinéma pour 2006 et obtient des distinctions à Catalogne, au Fantasporto et au festival international du film de Busan. En 2008, le réalisateur rejoint Leos Carax et Michel Gondry dans Tokyo! avec le court métrage Shaking Tokyo, centré sur un hikikomori. Deux ans plus tard, Mother est présenté en compétition à Cannes 2009 et reçoit des prix à Mar del Plata et à Dubaï.
La bascule internationale
En 2013, Snowpiercer: Le Transperceneige ouvre une phase de coproduction internationale. L’adaptation de la bande dessinée française Le Transperceneige réunit une distribution majoritairement anglo-américaine menée par Chris Evans, avec Song Kang-ho et Go Ah-seong. Bong Joon-ho y signe encore le scénario, et ce choix l’installe dans une circulation plus large des productions, sans abandonner son écriture propre ni ses acteurs familiers.
En 2015, le festival international du film de Belfort Entrevues lui consacre une rétrospective. La reconnaissance institutionnelle accompagne alors une œuvre déjà passée par différents circuits: films coréens, projet collectif avec Tokyo!, coproduction de science-fiction, puis diffusion sur Netflix pour Okja en 2017. Cette dernière production se situe, selon ses propres mots rapportés par l’extrait, au croisement de The Host et Snowpiercer; Paul Dano et Tilda Swinton y côtoient Ahn Seo-hyeon.
« Parasite », le basculement des prix
En mai 2019, Parasite est présenté au festival de Cannes et remporte la Palme d’or à l’unanimité du jury. Le film devient le pivot d’une série de distinctions sans précédent pour Bong Joon-ho, qui reçoit d’abord le prix du meilleur film en langue étrangère aux Golden Globes en 2020. Viennent ensuite quatre Oscars pour le même film: meilleur scénario original, meilleur film international, meilleur réalisateur et meilleur film.
Le film ajoute le César du meilleur film étranger. Bong Joon-ho égale alors le record de Walt Disney, détenu depuis 1954, en remportant 4 Oscars la même soirée. L’extrait insiste sur cet alignement rare des prix, qui passe d’un festival français à Hollywood en moins d’un an. Le cinéaste rejoint aussi la liste des lauréats de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2016, avant la tempête de récompenses liées à Parasite.
Après « Parasite »
En février 2021, Bong Joon-ho dit travailler sur deux scripts, l’un en anglais et l’autre en coréen, après avoir terminé Parasite. Il précise que le film coréen se situe à Séoul et comporte des éléments d’horreur et d’action, tandis que le projet anglais part d’un événement réel survenu en 2016. Un autre film d’animation le mobilise depuis 2018, autour de créatures des grands fonds et d’humains.
Le 5 mars 2025 sort Mickey 17, adaptation du roman Mickey7 d’Edward Ashton, reçue sous forme de manuscrit préliminaire fin 2021. Le film est écrit et réalisé par Bong Joon-ho, distribué par Warner Bros. Pictures, avec Robert Pattinson en tête d’affiche. Les crédits connus de cette période ajoutent aussi une fonction de producteur, après celles de réalisateur, scénariste, auteur de l’histoire et producteur sur Parasite, puis de producteur exécutif et auteur de l’histoire originale sur Snowpiercer.
Films et séries réalisés par Bong Joon-ho
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Galerie photos de Bong Joon-ho
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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