Freddy Buache: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Freddy Buache en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
3
œuvres recensées
3 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1986
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Freddy Buache naît le 29 décembre 1924 à Lausanne, dans le canton de Vaud, où il suit une formation universitaire en lettres avant de s’orienter vers la critique et l’histoire du cinéma (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Il commence à écrire sur le cinéma au début des années 1950 et s’impose rapidement comme journaliste spécialisé, tenant la rubrique « Cinéma » de la Nouvelle Revue de Lausanne à partir de 1952 (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). En 1959, il rejoint la Tribune de Lausanne, futur quotidien Le Matin, où il poursuit cette activité de critique, s’inscrivant dans le paysage de la presse romande sur la durée (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Parallèlement, il développe une réflexion théorique et historique sur le septième art, qui le conduit à prendre part à la création d’institutions de conservation et de diffusion des films (Source : Kids.kiddle, 2019). Cette double position, à la fois critique de presse et acteur de la politique cinématographique suisse, caractérise l’ensemble de sa trajectoire professionnelle (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011).
Cinémathèque suisse : fondation et direction
En 1950, Freddy Buache fait partie des dix cofondateurs de la Cinémathèque suisse, créée comme fondation dédiée à la conservation et à l’étude des films et de la cinématographie (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Il en devient directeur en 1951, succédant à Claude Emery, et occupe cette fonction jusqu’en 1996, soit quarante-cinq ans de direction continue (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Sous son impulsion, la Cinémathèque suisse se dote progressivement d’importantes collections, qui atteignent environ 65 000 copies de films au moment où il quitte la direction (Source : Kids.kiddle, 2019). Durant son mandat, l’institution installe son siège au Casino de Montbenon à Lausanne et amorce la constitution d’un centre d’archivage à Penthaz, destiné à rassembler des fonds dispersés et à accueillir notamment les archives de la Suisse Filmwochenschau (Source : SRF Kultur, 2019). Après 1996, Buache demeure lié à la Cinémathèque en devenant président de son conseil, tandis que la direction opérationnelle est reprise par l’historien du cinéma Hervé Dumont (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011).
Engagement dans les festivals et institutions internationales
À partir de la fin des années 1960, Freddy Buache élargit son champ d’action à la scène festivalière internationale, tout en restant attaché à la Cinémathèque suisse (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). De 1967 à 1970, il assure la codirection du Festival international du film de Locarno aux côtés de Sandro Bianconi, période durant laquelle il contribue à la définition d’une ligne de programmation attentive au cinéma d’auteur (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). En 1973, il est appelé à occuper la fonction de second président du jury à la Berlinale, ce qui confirme sa reconnaissance au sein du réseau des grandes manifestations européennes (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Par ailleurs, il intervient comme privatdozent à l’Université de Lausanne, où il dispense des enseignements en histoire et esthétique du cinéma, renforçant le lien entre pratique archivistique, critique et réflexion académique (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Ces responsabilités croisées lui permettent de situer la Cinémathèque suisse dans un dialogue constant avec la Fédération internationale des archives du film et avec d’autres cinémathèques, notamment celle de Paris, fondée par Henri Langlois et Georges Franju, qu’il fréquente régulièrement (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011).
Travail critique, collections éditoriales et ouvrages
Parallèlement à ses activités institutionnelles, Freddy Buache mène un travail soutenu de critique et d’historien, ancré dans la presse écrite et dans l’édition spécialisée (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). À partir des années 1950, il publie des textes dans plusieurs revues, dont Clartés en 1955, et développe une réflexion sur les cinémas nationaux et les enjeux politiques des images (Source : Kids.kiddle, 2019). Il dirige chez L’Âge d’Homme deux collections, « Cinéma vivant » et « Histoire du cinéma », qui accueillent des études consacrées à des cinéastes, des périodes ou des mouvements, contribuant à structurer un corpus de référence en langue française (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Parmi ses ouvrages, figure notamment The Cinema of Luis Buñuel, publié en anglais dans la collection International Film Guide Series, qui propose une synthèse sur l’œuvre du cinéaste espagnol et est traduit à partir d’un texte original français (Source : Kids.kiddle, 2019). Il signe également des essais et monographies, dont 25 ans de cinéma français, 1979‑2003, Michel Mitrani, une bio-filmographie et Sous tant de paupières, parus chez L’Âge d’Homme au cours des années 2000 et 2010 (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011).
Positionnement intellectuel et controverses critiques
Dans la Suisse des années 1950 et 1960, marquée par un contexte politique conservateur, les prises de position de Freddy Buache en faveur de certains cinémas, notamment ceux issus des pays socialistes, suscitent des réactions contrastées (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Ses comptes rendus de films est-allemands lors du festival de Karlovy Vary en 1964 lui valent des attaques dans des journaux de droite, comme le Bulletin National d’Information, qui l’accusent de parti pris idéologique (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Dans un entretien réalisé en 1987, il déclare espérer demeurer fidèle à des convictions situées à gauche, ce qui situe son engagement critique dans un horizon politique assumé (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). En 1955, ses collaborations à la revue Clartés et son soutien au mouvement pour l’indépendance de l’Algérie, notamment par la projection de films du gouvernement provisoire algérien à la Cinémathèque, témoignent d’une articulation entre programmation et question coloniale (Source : Kids.kiddle, 2019). Ces éléments contribuent à définir un profil de critique pour qui les enjeux esthétiques et politiques du cinéma restent étroitement liés (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011).
Présence à l’écran et collaborations cinématographiques
Au-delà de ses fonctions d’archiviste et de critique, Freddy Buache apparaît ponctuellement comme intervenant ou interprète dans des films, généralement en lien avec des cinéastes proches de la Cinémathèque suisse (Source : Kids.kiddle, 2019). En 1982, Jean-Luc Godard lui consacre le court métrage Lettre à Freddy Buache, tourné à Lausanne, qui prend la forme d’un essai filmé sur l’héritage de la Nouvelle Vague et la relation au paysage (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Quelques années plus tard, Godard lui confie un petit rôle non crédité dans King Lear, sorti en 1987, où Buache joue un professeur nommé Kozintsev, souvent identifié à tort sous le nom de « Professeur Quentin » dans certaines sources (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). En 1990, il apparaît encore dans À la recherche du lieu de ma naissance, film-essai du réalisateur Boris Lehman, qui mêle autobiographie et réflexion sur la mémoire et les origines (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Ces participations demeurent limitées mais dessinent une collaboration suivie avec des cinéastes attentifs à l’histoire du cinéma et aux institutions qui la portent (Source : Kids.kiddle, 2019).
Distinctions, reconnaissance et héritage professionnel
La carrière de Freddy Buache fait l’objet de plusieurs distinctions qui soulignent l’importance de son rôle dans la conservation et la diffusion du cinéma en Suisse et au-delà (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). En 1985, il reçoit le Prix de la Ville de Lausanne, récompense locale distinguant sa contribution à la vie culturelle de la cité (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). En 1996, l’année de son départ de la direction de la Cinémathèque suisse, il est honoré par le Prix Maurice Bessy au Festival de Cannes, remis à des personnalités ayant œuvré de manière significative pour la mémoire du cinéma (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). Deux ans plus tard, en 1998, le Festival de Locarno lui décerne le Léopard d’honneur, soulignant à la fois son engagement passé au sein de la manifestation et son action plus large en faveur du cinéma (Source : Freddy Buache, Wikipédia, 2011). En 2019, au moment de son décès à 94 ans, plusieurs institutions, dont la Cinémathèque suisse et le Festival de Locarno, rappellent publiquement le rôle pionnier qu’il a joué dans la constitution d’un patrimoine filmique national et dans la reconnaissance internationale de cette institution (Source : Cinémathèque suisse, 2019; Locarno Film Festival, 2019).
Films et séries avec Freddy Buache
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Personnalités en relation
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