Sergio Montanari: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sergio Montanari en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
163
œuvres recensées
162 films · 1 série
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 1999
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, Sergio Montanari apparaît au générique de « Kapo » comme assistant monteur. Né à Rome le 22 octobre 1937, il travaille ensuite sur une longue série de films italiens, avec un nom qui revient dans les crédits de « Django » en 1966, de « Il Prof. Dott. Guido Tersilli primario della Clinica Villa Celeste convenzionata con la Mutua » en 1969, puis de « Malicia » en 1973. Il meurt à Rome le 23 mars 1999.
Les premières années au montage
Le premier crédit repéré dans sa carrière le situe sur « Kapo », en 1960, en tant qu’assistant monteur. Deux ans plus tard, il figure encore comme assistant sur « Divorce à l'italienne ». Ces mentions dessinent une entrée par l’atelier du montage, dans un cinéma italien alors traversé par des formes très diverses, du drame historique à la comédie de mœurs.
En 1964, il passe à l’assistanat de montage pour « Séduite et Abandonnée ». La même période le voit s’approcher d’une pratique plus autonome, puisque son nom commence à apparaître ensuite comme monteur sur plusieurs titres de 1966. Ce glissement de fonction se lit dans les crédits, sans commentaire appuyé, mais avec une continuité nette dans les années qui suivent.
Cette montée en responsabilité se confirme avec « Ces messieurs dames » et « Django », tous deux en 1966. Le montage devient alors son activité principale dans des films qui circulent largement dans le cinéma populaire italien. Montanari y occupe une place technique, au plus près du rythme des scènes et de leur enchaînement.
Les années 1960 et le cinéma populaire italien
Entre 1967 et 1969, son nom revient sur plusieurs montages, dont « Le Temps des vautours », « Cinq Gâchettes d'or », « L'Amour à cheval » et « Pas de pitié pour les salopards ». Il travaille aussi sur « L'amica » d’Alberto Lattuada en 1969. L’ensemble compose une activité régulière au sein d’un cinéma de genre et de comédie qui repose beaucoup sur la précision du découpage.
Le titre « Il Prof. Dott. Guido Tersilli primario della Clinica Villa Celeste convenzionata con la Mutua », en 1969, s’inscrit dans cette séquence. L’année suivante, il monte « Quando le donne avevano la coda » et « Nini Tirebouchon ». Ces films installent Montanari dans un espace où le montage doit suivre des rythmes changeants, du burlesque à la satire.
En 1971, « Ma femme est un violon » prolonge cette présence, puis « Le Diable dans la tête » en 1972 fait entrer son nom dans un autre registre de production italienne. Montanari passe d’un projet à l’autre sans rupture visible dans les crédits, avec une régularité qui s’étend sur toute la décennie.
Le temps des comédies des années 1970
En 1973, il monte « Malicia » et « Avril rouge ». L’année suivante, il signe le montage d’« Attention, on va s'fâcher! ». Puis viennent « Colère noire » en 1975 et, sur la même période, « Scandalo », « Le Bataillon en folie » et «...e tanta paura » en 1976. Les titres disent des registres variés, mais Montanari y conserve la même fonction centrale de montage.
En 1977, « Nenè » prolonge cette présence. L’année suivante, « La Fille » apparaît à son tour dans sa filmographie. Le monteur traverse ainsi une décennie dense en productions italiennes, avec des films qui vont de la comédie au drame, sans que ses crédits ne suggèrent une spécialisation unique.
La suite des années 1980 montre une continuité forte. « Plus il est con, plus il s'en donne l'air » en 1980, « Fracchia la belva umana » en 1981, « Rosa, chaste et pure » la même année, puis « Sogni mostruosamente proibiti » en 1982 prolongent cette activité. Montanari y travaille dans un espace où la mécanique du montage soutient des comédies fondées sur le tempo et la relance des scènes.
Les dernières années créditées
En 1983, il signe le montage de « Io, Chiara e lo Scuro » et de « Son contento ». Deux ans plus tard, « Fracchia contro Dracula », « La donna delle meraviglie », « L'Enchaîné » et « Les Aventures d'Hercule » ajoutent de nouveaux titres à son travail. Le nom de Montanari reste alors associé à des productions très différentes dans leur ton, du film populaire à la fantaisie.
L’année 1986 le retrouve sur « La bonne » et « Desiderando Giulia », tandis que « Superfantozzi » paraît la même année. En 1988, il monte « Fantozzi va in pensione », puis « Paganini Horror » en 1989. Le cycle se poursuit en 1990 avec « Fantozzi alla riscossa », en 1991 avec « Malicia 2000 », et en 1992 avec « Infelici e contenti » et « Sognando la California ».
Les derniers crédits mentionnés le placent encore sur « Fantozzi in paradiso » en 1993, « Fantozzi – Il ritorno » en 1996 et « Cucciolo » en 1998. Sergio Montanari meurt à Rome le 23 mars 1999, à 61 ans, après une activité dont les crédits attestent la durée et la régularité dans le cinéma italien.
- 1960: assistant monteur sur « Kapo »
- 1961: assistant sur « Divorce à l'italienne »
- 1964: assistant sur « Séduite et Abandonnée »
- 1966: montage de « Ces messieurs dames » et « Django »
- 1969: montage de « Il Prof. Dott. Guido Tersilli primario della Clinica Villa Celeste convenzionata con la Mutua »
- 1973: montage de « Malicia »
- 1974: montage de « Attention, on va s'fâcher! »
- 1986: montage de « La bonne » et « Desiderando Giulia »
- 1998: montage de « Cucciolo »
Filmographie de Sergio Montanari
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