Bruno Mattei: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bruno Mattei en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
92
œuvres recensées
91 films · 1 série
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1980, « Virus cannibale » place Bruno Mattei au centre d’un cinéma d’exploitation qui aime brouiller les pistes. Le réalisateur romain, né le 30 juillet 1931 à Rome et mort le 21 mai 2007, y utilise le pseudonyme Vincent Dawn. Ce masque n’est pas un détail de générique: il accompagne une manière de travailler fondée sur les signatures multiples, les tournages rapides et les emboîtements de genres.
Des débuts dans le montage
Bruno Mattei commence dans le cinéma comme monteur, à la suite de son père, dont il reprend la société de montage dans les années 1950. Il monte plus de 100 films et travaille pour des cinéastes comme Sergio Sollima et Jesus Franco. Cette activité se poursuit en parallèle de sa mise en scène, sans qu’un domaine efface l’autre.
Le passage à la réalisation intervient dans les années 1970. Il signe alors des films érotiques de commande sous divers pseudonymes, avec une attention marquée pour le women in prison et la nazisploitation. En 1975, il coréalise « Emmanuelle et Françoise » avec Joe D'Amato, puis poursuit avec « Cuginetta... amore mio! » en 1976 et « Hôtel du plaisir pour SS » en 1977.
La même année, « Camp de femmes 119 » et « Le notti porno del mondo », coréalisé avec Joe D'Amato, prolongent cette séquence. En 1979, « Cicciolina amore mio », coréalisé avec Amasi Damiani et Riccardo Schicchi, s’inscrit dans cette même veine. La mise en scène y repose déjà sur une pratique de l’assemblage, entre productions à signatures croisées et usages souples des identités de crédit.
L’époque Vincent Dawn
« Virus cannibale » marque l’usage du pseudonyme Vincent Dawn, choisi en hommage à Dawn of the dead. Mattei l’emploie pour des films qui circulent d’un genre à l’autre: « Les Rats de Manhattan » en 1984, « Cibles à abattre » en 1987, puis « Strike Commando: Section d'assaut » la même année. Le nom de façade lui permet de signer des objets qui jouent avec les codes du post-apocalyptique, du policier et du film de guerre.
Dans cette période, il travaille souvent avec Claudio Fragasso. Les deux hommes coréalisent « L'Autre enfer » en 1981, « Les Sept Gladiateurs » en 1983 et « Les Rats de Manhattan » en 1984. Fragasso apparaît aussi sur « Bianco Apache » en 1986, puis sur « Cibles à abattre » et « Scalps » en 1987. Cette répétition des collaborations dessine une méthode de travail où les fonctions se chevauchent et où le crédit lui-même devient un espace mobile.
Mattei passe aussi par le péplum avec « Caligula et Messaline » en 1981 et « Les Aventures sexuelles de Néron et de Poppée » en 1982, coréalisé avec Antonio Passalia. Il signe encore « Pénitencier de femmes » en 1982 puis « Révolte au pénitencier de filles » en 1983, où il figure aussi comme production manager. Son nom reste lié à une fabrication où la mise en scène côtoie l’organisation matérielle du tournage.
Genres en série, signatures mouvantes
Au milieu des années 1980, Bruno Mattei change de décor sans quitter les logiques du cinéma bis. En 1987, il réalise le feuilleton TV « Appuntamento a Trieste », puis enchaîne la même année avec « Cibles à abattre », « Scalps » et « Strike Commando: Section d'assaut ». Ces titres prennent place dans des genres différents, du western au film de guerre, sans que la variété des étiquettes change le mode de production.
Les pseudonymes se multiplient dans les crédits: Andy Lamar, Bob Hunter, David Graham, David Hunt, Erik Montgomery, Frank Klox, George Smith, Gilbert Roussel. Chez lui, le nom n’a rien d’accessoire. Il sert à déployer des identités de travail différentes selon les productions, les marchés et les contraintes de circulation des films.
À cette époque, il use aussi du montage d’images d’archives pour brouiller le lieu de l’action. Cette pratique accompagne des films pensés comme des faux prolongements de titres américains, à commencer par « Shocking dark - Spectres à Venise » en 1990, sorti après avoir porté le titre « Terminator II ». Il réalise encore « Cruel Jaws », né d’un projet de Jaws V avant de changer de titre à la suite de problèmes judiciaires.
Les dernières années
Quand la production italienne s’essouffle dans les années 1990, Bruno Mattei se tourne vers la télévision et réalise quelques téléfilms érotiques. Il revient ensuite à des tournages en vidéo qui le ramènent aux Philippines, avec « Snuff killer - La morte in diretta », « Horror Cannibal », « Horror Cannibal 2 » et « La tomba », titre aussi diffusé sous « Non aprite quella tomba ».
Il retrouve Mike Monty puis Jim Gaines pour « L'Île des morts-vivants » et « Anime perse ». « The Jail: the women's hell », en 2006, figure parmi ses derniers films comme réalisateur. « Zombie: La Création » est encore proposé au marché du film de Cannes quand il meurt le 21 mai 2007, à Rome, à 75 ans.
Les films de Mattei s’étendent sur plus de 50 titres et traversent la comédie érotique, le film de zombies, le mondo, le film de cannibales, le western spaghetti et le film de guerre. Cette circulation constante d’un genre à l’autre tient moins du grand écart que d’un système de production où le montage, la coréalisation, les pseudonymes et les tournages rapides forment un même outil de travail.
Films et séries réalisés par Bruno Mattei
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Bruno Mattei
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

















































