Gori Muñoz: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Gori Muñoz en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
155
œuvres recensées
155 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1941
- Dernière année recensée
- 1973
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1943, « Juvenilia » inscrit le nom de Gori Muñoz au générique comme directeur artistique. Né en 1906 à Benicalap, dans la province de Valence, Gregorio Muñoz Montoro, dit Gori Muñoz, a d’abord circulé dans les milieux du dessin et de la caricature avant de trouver en Argentine un terrain d’activité plus large pour le théâtre et le cinéma.
De Benicalap à Buenos Aires
Muñoz naît le 26 juillet 1906 à Benicalap, dans la Communauté valencienne. Pendant la République espagnole, son nom circule d’abord comme dessinateur et caricaturiste. En 1934, il travaille avec la compositrice María Rodrigo et l’écrivaine Elena Fortún à l’illustration de Canciones infantiles. Cette activité le place déjà du côté des images, avec un goût pour la ligne et la composition qui précède son entrée dans les arts de scène.
L’engagement républicain de Muñoz pendant la guerre d’Espagne le conduit à l’exil lors de la Retirada. Il passe par le camp d’Argelès-sur-Mer, rejoint Paris, puis embarque en octobre 1939 à La Rochelle sur le paquebot Massilia. Le voyage l’emmène jusqu’à Buenos Aires. Dès lors, son activité prend un autre ancrage. En Argentine, il entre dans le théâtre et le cinéma argentins, sur recommandation du réalisateur Luis Saslavsky auprès de Gregorio Martínez Sierra.
Le travail de décor dans le cinéma argentin
À partir de 1941, Muñoz se consacre au cinéma en Argentine. Le premier crédit repéré ici, « Juvenilia » en 1943, le montre déjà dans une fonction de production design. Ce poste devient le centre de son activité filmique. Il y revient pour « Surcos de sangre » de 1950, « La indeseable » en 1951, puis « La simuladora » et « Mi marido y mi novio », toutes deux sorties en 1955.
Ces crédits dessinent une présence continue dans l’appareil visuel des films. Muñoz travaille sur « Juan Globo » en 1949, puis sur « Las tierras blancas » en 1959. La fonction de production design domine cette séquence, avec une attention portée à l’organisation des espaces et à l’apparence matérielle des œuvres. Le nom de Muñoz reste attaché à cette fabrication concrète des images, sans se limiter à un seul type de film ni à une période brève.
Des années 1960 aux derniers films
La décennie 1960 le voit passer à l’art direction sur « La murga » en 1963, puis sur « Los evadidos » en 1964. L’année suivante, il signe encore le production design de « Nadie oyó gritar a Cecilio Fuentes ». Le même mouvement se poursuit dans les années 1970 avec « La valija » en 1971, puis « Los padrinos » en 1973, où il apparaît comme responsable de la décoration des décors.
Ces œuvres montrent un professionnel appelé sur plusieurs types de productions, avec des fonctions proches mais distinctes selon les projets. Production design, art direction, set decoration: Muñoz circule dans tout ce champ technique. Son activité ne se réduit pas à une suite de mentions administratives. Elle s’inscrit dans la fabrication matérielle d’un cinéma argentin dont il accompagne plusieurs étapes entre les années 1940 et 1970.
Peintre, décorateur de théâtre, écrivain
Muñoz n’abandonne jamais le dessin ni la peinture. Les indications disponibles le désignent aussi comme peintre, décorateur de théâtre et écrivain. Cette pluralité de fonctions éclaire sa place dans le monde des images avant et après l’exil. Le théâtre et le cinéma argentins lui offrent un espace où ces pratiques peuvent se rejoindre sans disparaître les unes dans les autres.
Le rapprochement avec les arts graphiques reste net dans les premiers repères conservés autour de son nom. L’illustration de Canciones infantiles en 1934 et le passage à la scénographie après son arrivée en Argentine dessinent une continuité de métier. Muñoz travaille les formes, les surfaces et les cadres, que ce soit sur une page, sur une scène ou dans un film.
Mort à Buenos Aires
Muñoz meurt à Buenos Aires le 23 août 1978, à l’âge de 72 ans. Son nom de naissance, Gregorio Muñoz Montoro, reste lié à une activité menée entre l’Espagne et l’Argentine. La date de 1978 ferme une présence commencée dans les milieux du dessin républicain et poursuivie dans les métiers visuels du spectacle.
- « Juvenilia » (1943) — production design
- « Juan Globo » (1949) — production design
- « Surcos de sangre » (1950) — production design
- « La indeseable » (1951) — production design
- « La simuladora » (1955) — production design
- « Mi marido y mi novio » (1955) — production design
- « Las tierras blancas » (1959) — art direction
- « La murga » (1963) — art direction
- « Los evadidos » (1964) — production design
- « Nadie oyó gritar a Cecilio Fuentes » (1965) — production design
- « La valija » (1971) — production design
- « Los padrinos » (1973) — set decoration
Filmographie de Gori Muñoz
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Galerie photos de Gori Muñoz
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.



























