Hjördis Petterson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hjördis Petterson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
134
œuvres recensées
134 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1922
- Dernière année recensée
- 1985
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1933, Hjördis Petterson apparaît dans « Kanske en diktare », de Lorens Marmstedt. Née le 17 octobre 1908 à Visby, morte le 27 mai 1988 à Stockholm, elle mène une carrière suédoise au cinéma qui traverse plus de 140 films. Les années suivantes la voient passer d’un titre à l’autre, sans rupture spectaculaire, mais avec une présence régulière dans des œuvres signées par plusieurs cinéastes du pays.
Des années 1930 à la guerre
En 1934, elle figure dans « Anderssonskans Kalle » de Sigurd Wallén puis dans « Sången till henne » d’Ivar Johansson. La décennie la place vite dans des distributions variées, entre comédie populaire et drame. En 1936, elle joue dans « Familjens hemlighet », puis revient en 1939 avec « Landstormens lilla Lotta », où elle interprète Mrs Fredriksson.
À cette époque, sa filmographie s’installe dans une continuité qui ne repose pas sur un seul cinéaste. Elle travaille avec Gunnar Olsson en 1941 dans « Lasse-Maja », où elle tient le rôle de Miss Hedberg dans « Lärarinna på vift » la même année. Les titres retenus de cette période dessinent une actrice présente dans des productions diverses, sans qu’un seul registre vienne la fixer durablement.
La guerre passée, elle reste visible dans les films suédois des années 1940. En 1947, Ingmar Bergman la dirige dans « L’Éternel Mirage ». Deux ans plus tard, elle apparaît dans « Sjösalavår », où elle joue la mère d’Elvira. Cette même année, son nom circule déjà dans une série de distributions qui témoignent d’une activité suivie.
Les années Gustaf Molander
En 1951, Gustaf Molander la retrouve dans « Frånskild ». L’année suivante, il la dirige de nouveau dans « Trots ». Cette proximité avec Molander compte dans son itinéraire professionnel, car elle la place au cœur d’un cinéma suédois qui s’appuie sur des interprètes de troupe et sur des présences constantes. Petterson ne s’y réduit pas à un type de rôle; elle occupe des places diverses, souvent au sein de films où les seconds plans structurent la fiction.
En 1953, elle joue dans « I dimma dold » de Lars-Eric Kjellgren. Trois ans plus tard, elle apparaît dans « Lille Fridolf och jag » de Torgny Anderberg, puis dans « Une maison de poupée » d’Anders Henrikson. La même année, elle tourne « Egen ingång », où elle interprète Mrs. Gabrielsson. Ce passage d’un film à l’autre, dans des univers distincts, laisse voir une actrice très sollicitée par le cinéma suédois des années 1950.
En 1957, elle se retrouve dans « Mästerdetektiven lever farligt », sous le nom de Mrs. Karlsson. L’année suivante, elle joue dans « Mademoiselle Avril » de Göran Gentele, puis en 1959 dans « Face of Fire » d’Albert Band. Ces titres, placés côte à côte, signalent une circulation entre productions locales et films plus ouverts aux distributions internationales.
Bergman, puis les années 1960
En 1965, elle figure au générique de « Kattorna » de Henning Carlsen. Quatre ans plus tard, Ingmar Bergman la retrouve dans « Une passion », où elle est créditée comme la sœur de Johan. Son nom réapparaît dans un des films les plus connus de Bergman, sans que cela n’efface les étapes intermédiaires d’une carrière déjà dense depuis les années 1930.
La fin des années 1960 confirme sa présence dans des productions de premier plan du cinéma suédois. L’écart entre « Face of Fire » et « Une passion » montre moins une montée qu’une persistance, celle d’une actrice qui traverse plusieurs périodes du cinéma national. Elle tient souvent des rôles de mère, de sœur, de femme mariée ou de voisine, figures de récit qui structurent la vie quotidienne des films sans attirer seules l’attention de l’intrigue.
Dans cette même logique, son travail des années 1950 et 1960 repose sur une mobilité constante d’un décor à l’autre. Un film de Gustaf Molander, un autre de Bergman, puis un titre signé par Göran Gentele ou Henning Carlsen: la suite dessine une filmographie étendue, où chaque apparition vient inscrire un visage familier dans des ensembles très différents.
Les apparitions tardives
En 1973, elle joue dans « Anderssonskans Kalle i busform » sous le nom de Mrs. Nilsson. Cinq ans plus tard, elle apparaît dans « Les Folles Aventures de Picasso » de Tage Danielsson. La décennie la retrouve encore active dans le cinéma suédois, avec des rôles que le montage des génériques garde souvent à distance, mais qui prolongent une présence commencée quarante ans plus tôt.
En 1980, elle figure dans « Barnens ö » de Kay Pollak, où elle interprète Olga. Ce film se place parmi ses dernières apparitions connues. Il donne une idée de la durée réelle de son activité, qui s’étend des débuts du parlant suédois jusqu’aux années 1980. Son dernier passage relevé vient ensuite sous forme d’archives dans « Minns ni? », sorti en 1993.
La fin de sa présence à l’écran n’appelle pas de césure spectaculaire. Elle se retire du cadre public à la manière dont elle l’avait occupé, par retours discrets et interventions régulières. À travers les films conservés dans sa filmographie, le cinéma suédois garde la trace d’une interprète appelée sur plusieurs générations de productions, du premier tiers du XXe siècle jusqu’aux seuils des années 1980.
Films et séries avec Hjördis Petterson
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