Vittorio Caprioli: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Vittorio Caprioli en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
107
œuvres recensées
106 films · 1 série
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1988
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 15 août 1921, Vittorio Caprioli naît à Naples, en Campanie. Formé à l’Académie nationale d’art dramatique Silvio-D’Amico, il sort diplômé et rejoint la scène en 1942 dans une pièce de William Saroyan jouée aux côtés de Vittorio De Sica, Nino Bezossi et Vivi Gioi. La même période fixe un tempérament de jeu fait d’ironie et d’une forme d’amertume, traits que ses apparitions suivantes ne gommeront pas.
La scène napolitaine et le Piccolo Teatro
En 1948, Caprioli travaille avec le Piccolo Teatro de Milan sous la direction de Giorgio Strehler dans « La tempête », puis en 1949 dans « Il corvo » de Carlo Gozzi. Il passe aussi par les revues et les comédies musicales, avant de fonder en 1950 avec Alberto Bonnucci et Franca Valeri le Teatro dei Gobbi.
Cette troupe propose des spectacles satiriques, sans texte écrit, nourris de gags et de répliques acérées. Caprioli y trouve un terrain qui épouse son goût du trait mordant, tout en faisant dialoguer jeu d’acteur, écriture scénique et adresse directe au public.
Zazie, Dassin et les rôles français
Au cinéma, il apparaît dès 1946 dans « O sole mio » de Giacomo Gentilomo, puis entre véritablement dans le flux des tournages avec « Les Feux du music-hall » en 1950, réalisé par Alberto Lattuada et Federico Fellini. Il y tient un numéro comique dans un night-club, sous le nom de Caprioli.
En 1951, il figure dans « Atoll K » de Léo Joannon, ultime film du duo Laurel et Hardy, puis traverse les années 1950 avec des apparitions dans « La Loi » de Jules Dassin, où il joue Attilio, et « Le Général Della Rovere » de Roberto Rossellini. En 1960, Louis Malle le choisit pour « Zazie dans le métro », où il interprète Trouscaillon.
Caprioli tourne aussi pour Jacques Becker dans « La Belle Équipe »? Non, ce titre ne figure pas ici et doit être écarté. Restent des travaux précis, souvent brefs, qui le placent chez des cinéastes très différents sans l’enfermer dans une seule manière de jouer.
Le passage à la réalisation
En 1961, Caprioli réalise « Leoni al sole », où il se met lui-même en scène dans une satire du vide mondain italien. Le scénario s’appuie sur une écriture qui préfère la morsure à l’ampleur, avec des figures de vacanciers désœuvrés et l’ombre d’un monde disparu.
En parallèle, il joue dans « En attendant Godot » et signe « La Catacombe », sur un scénario écrit par Franca Valeri. Il revient à la réalisation en 1970 avec « Splendori e miserie di Madame Royal », film centré sur le milieu homosexuel petit-bourgeois de Rome. Sa mise en scène s’oriente alors vers des formes de satire sociale qui restent liées à une écriture d’acteur, attentive aux inflexions de la parole et aux manies des corps.
Les années 1970 et les seconds rôles
Les années 1970 le voient passer par des comédies italiennes plus légères, parfois érotiques, dans des films de Sergio Martino et Nando Cicero. En 1973, il apparaît dans « Le Magnifique » de Philippe de Broca, où il joue Georges Charron et le colonel Karpov, puis dans « La moutarde me monte au nez » de Gérard Oury l’année suivante, en metteur en scène.
La même décennie, il tient Fefe Mottola dans « La prof donne des leçons particulières » en 1975, puis Vincenzo Niscemi dans « La Belle et le Puceau » en 1974. En 1976, il joue Vittorio dans « L’Aile ou la Cuisse », face à Louis de Funès, avant de revenir en 1978 dans « Avoir vingt ans » sous le nom de Nazariota. Ces rôles français lui donnent souvent des personnages italiens marqués, mais le relief vient moins du cliché que de la façon dont il durcit ou desserre la phrase, dans un temps très court.
En 1980, Gérard Oury le rappelle pour « Le Coup du parapluie », où il est Don Barberini, mafioso italien. Puis, en 1987, il joue Don Vincenzo dans « Vices et Caprices ». Caprioli meurt le 2 octobre 1989 à Naples, ville de sa naissance, après une activité qui a mêlé scène, écran et réalisation.
- 1946: « O sole mio » de Giacomo Gentilomo
- 1950: « Les Feux du music-hall » d’Alberto Lattuada et Federico Fellini
- 1951: « Atoll K » de Léo Joannon
- 1959: « La Loi » de Jules Dassin
- 1960: « Zazie dans le métro » de Louis Malle
- 1961: réalisation de « Leoni al sole »
- 1973: « Le Magnifique » de Philippe de Broca
- 1974: « La moutarde me monte au nez » de Gérard Oury
- 1976: « L’Aile ou la Cuisse » de Claude Zidi
- 1980: « Le Coup du parapluie » de Gérard Oury
- 1987: « Vices et Caprices »
Films et séries avec Vittorio Caprioli
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