Mario Martone: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mario Martone en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
70
œuvres recensées
70 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1982
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 20 novembre 1959, Mario Martone naît à Naples. Réalisateur, scénariste et metteur en scène italien, il travaille pour le cinéma, le théâtre et l’opéra. En 1992, « Mort d’un mathématicien napolitain » ouvre une série de films où Naples reste un point d’appui constant.
Naples au centre des films
En 1995, Mario Martone signe « L’Amour meurtri », puis « Théâtre de guerre » en 1998 et « L’Odeur du sang » en 2004. Ces titres installent une attention durable aux tensions sociales, à la mémoire urbaine et aux récits traversés par l’histoire napolitaine. Le choix de sujets comme la fin de vie de Renato Caccioppoli ou l’adaptation de L’amore molesto montre une prédilection pour des matériaux littéraires et historiques.
En 1993, « Rasoi » et « Veglia » paraissent dans sa filmographie, tandis que le moyen métrage documentaire « Lucio Amelio / Terrae motus » inscrit son travail dans un rapport direct à l’art et à son époque. « Una disperata vitalità », en 1999, prolonge cette présence du documentaire, avec une pratique qui ne sépare pas strictement fiction et observation. Cette ligne reste visible dans « Capri-Revolution » en 2018 et « Nostalgia » en 2022.
Le théâtre et l’opéra
En juin 2008, Mario Martone met en scène « Falstaff » de Verdi au Théâtre des Champs-Élysées. Quelques mois plus tard, en janvier 2011, il dirige « Cavalleria rusticana » et « Pagliacci » à la Scala de Milan. Ces engagements donnent une place précise à l’opéra dans une activité qui ne se limite pas au cinéma et placent Martone dans des institutions de premier plan.
Le travail de scène dialogue chez lui avec celui du plateau de tournage. La présence de la musique, la construction dramatique et l’attention aux corps y circulent d’un médium à l’autre sans séparation apparente. Martone intervient aussi comme metteur en scène de théâtre, dans une pratique où la direction des voix et le découpage des espaces comptent autant que le récit lui-même.
« Frères d’Italie » et l’écriture
En 2010, Mario Martone réalise « Frères d’Italie », dont il signe aussi le scénario, les dialogues, le co-écriture et le script editing. L’ampleur de cette intervention place l’écriture au cœur du projet. Le film compte parmi les jalons les plus nets de sa filmographie, avec une articulation serrée entre la mise en scène et le travail de texte.
Cette même année, il apparaît dans les fonctions rattachées au script de « Frères d’Italie », ce qui confirme une pratique où la forme écrite ne reste pas extérieure à la réalisation. Plus tard, en 2025, « Fuori » le retrouve à la fois à la réalisation et à l’écriture, signe d’une continuité nette dans cette double activité. La place accordée à l’écriture reste visible dans plusieurs films où l’adaptation et la réécriture comptent autant que le geste de mise en scène.
Récompenses et reconnaissance
En 1993, Mario Martone reçoit le David di Donatello du meilleur réalisateur débutant. Cette distinction accompagne une reconnaissance précoce de son travail de cinéaste. Elle intervient alors que ses premiers films ont déjà fixé un intérêt marqué pour Naples et ses zones de fracture.
En 2018, « Capri: Batterie » est sélectionné à la Mostra de Venise. Le film rejoint une série de réalisations présentées dans des cadres internationaux où Martone revient régulièrement avec des œuvres liées au territoire italien, à la littérature ou à l’histoire culturelle. Cette circulation entre cinéma, opéra et théâtre reste l’un des traits les plus lisibles de son activité.
Des fictions aux formes mixtes
En 2014, « Leopardi: Il giovane favoloso » prend pour sujet Giacomo Leopardi. Le film inscrit Martone dans une veine biographique et littéraire qui prolonge son intérêt pour des figures italiennes liées à la pensée, à la poésie et au drame historique. La même logique apparaît dans « Il sindaco del Rione Sanità » en 2019 et « Qui rido io » en 2021, deux titres qui prolongent son attention aux auteurs et aux formes dramatiques.
En 2022, « Nostalgia » revient vers un matériau romanesque et un espace napolitain déjà central dans son travail. En 2025, « Fuori » prolonge cette présence dans sa filmographie la plus récente. Entre fiction, documentaire et scène lyrique, Mario Martone maintient une activité où chaque œuvre paraît articuler un territoire, une mémoire et une forme précise.
Films et séries réalisés par Mario Martone
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.









































