Balu Mahendra: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Balu Mahendra en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
50
œuvres recensées
50 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1977, « Kokila » ouvre sa filmographie de réalisateur, après des années passées comme cadreur et directeur de la photographie. Balu Mahendra, né le 20 mai 1939 à Batticaloa, dans l’ancienne Ceylan, travaille alors dans plusieurs langues du Sud de l’Inde et fait de la caméra un poste d’observation autant qu’un outil d’écriture. Sa carrière garde ensuite cette double adresse, avec des films qu’il met en scène, écrit, cadre ou monte lui-même.
Balu Mahendra, de Batticaloa au cinéma tamoul
Le nom de naissance est Balanathan Benjamin Mahendran. Il grandit dans une famille tamoule et développe très tôt un goût pour la photographie. Une projection de « Le Pont de la rivière Kwaï » de David Lean agit comme un déclencheur décisif, après quoi il se tourne vers la réalisation.
Il passe par l’Université de Londres et le Film and Television Institute of India. Cette formation alimente un rapport très concret aux métiers de l’image, visible dans la place qu’il accorde au cadre, au montage et au scénario. Dans les années 1970, il commence comme directeur de la photographie, puis devient réalisateur à la fin de la décennie.
Le texte biographique le présente comme l’un des cinéastes qui participent à la relance du cinéma tamoul. Son travail passe par plusieurs langues du cinéma du sud de l’Inde, avec des films en kannada, malayalam, telugu, hindi et tamoul. Cette circulation ne relève pas d’un simple éclectisme de production: elle installe d’emblée une pratique où les fonctions se superposent, sans séparation nette entre écriture, image et montage.
L’écriture des films et le contrôle de l’image
Dans « Kokila » en 1977, il assure la réalisation. « Azhiyadha Kolangal » suit en 1979, puis « Moodupani » en 1980. Le début des années 1980 installe une méthode de travail où la mise en scène ne se limite pas à un seul poste.
Avec « Moondram Pirai » en 1982, il écrit le scénario et signe la réalisation. La même année, il met en scène « Olangal » en malayalam. En 1983, « Sadma » réunit encore plusieurs fonctions: il en écrit l’histoire, le scénario, les dialogues, tout en assurant la réalisation et la direction de la photographie.
Cette manière de tenir plusieurs rôles revient dans « House » en 1988, où il signe la réalisation, le montage, les dialogues et le scénario. Le film devient un repère de sa façon de travailler, fondée sur la maîtrise technique du projet entier. « Sathi Leelaavathi », en 1995, prolonge cette logique avec un quadruple crédit: scénario, réalisation, montage et direction de la photographie.
Des films en plusieurs langues
« Yathra » paraît en 1985 en malayalam, tandis que « Nireekshana » sort l’année suivante en telugu. Il revient au tamoul avec « Neengal Kettavai » en 1984, puis « Un Kannil Neer Vazhindal » en 1985 et « Rettai Vaal Kuruvi » en 1987.
Au tournant des années 1990, il réalise « Veedu » en 1988, « Sandhya Raagam » en 1989 et « Vanna Vanna Pookkal » en 1992. « Marupadiyum » suit en 1993, puis « Aur Ek Prem Kahani » en 1996, en hindi. La même période voit aussi « Raman Abdullah » en 1997.
Plus tard viennent « Julie Ganapathi » en 2003, « Adhu Oru Kana Kaalam » en 2005 et « Thalaimuraigal » en 2013. Cette dernière date clôt la liste de ses films de réalisation mentionnés ici. Le mouvement n’obéit pas à une logique de rupture spectaculaire, mais à une continuité de travail qui traverse plus de 3 décennies et plusieurs industries régionales.
Caméra, montage, écriture
La photographie occupe une place constante dans ses crédits. En 1983, il assure l’image de « Pallavi Anu Pallavi » de Mani Ratnam. Le même type de présence technique apparaît dans « Sadma », où il combine direction de la photographie et mise en scène.
Le montage revient lui aussi dans plusieurs titres. « House » en porte la trace, tout comme « Sathi Leelaavathi » en 1995. Ces fonctions montrent un cinéaste qui intervient à plusieurs niveaux de fabrication du film, sans déléguer entièrement la structure de l’objet fini.
Le scénario, les dialogues et l’histoire forment l’autre versant de cette méthode. « Sadma » concentre ces écritures, « House » associe scénario et dialogues, et « Sathi Leelaavathi » ajoute encore le montage et la direction de la photographie. La même main circule donc entre l’idée, la forme et l’exécution, avec une place rarement séparée pour chaque métier.
Récompenses et fin de vie
Balu Mahendra reçoit 5 National Film Awards, dont 2 pour la cinématographie. Deux de ces distinctions concernent « Kokila » et « Moondram Pirai », respectivement en 1978 et 1983. Il obtient aussi 3 Filmfare Awards South.
Le palmarès mentionne encore des récompenses venues des gouvernements du Kerala, du Karnataka et de l’Andhra Pradesh. Pour « Moondram Pirai », il reçoit le Filmfare Award du meilleur réalisateur en tamoul en 1982. Le même prix lui revient en 1988 pour « Veedu ».
Il meurt le 13 février 2014 à Madras, à l’âge de 74 ans. Sa présence dans le cinéma indien reste liée à une pratique où l’image, le texte et le montage se répondent dans une même main, du Sri Lanka à Chennai, de « Kokila » à « Thalaimuraigal ».
Films et séries réalisés par Balu Mahendra
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Balu Mahendra
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



























