Mikio Narita: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mikio Narita en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
130
œuvres recensées
130 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, Mikio Narita rejoint la compagnie Haiyuza avant de passer chez Daiei comme acteur. Né le 31 janvier 1935 à Sakata, dans la préfecture de Yamagata, il apparaît ensuite dans près de 110 films entre 1964 et 1990, avec une présence régulière au cinéma et à la télévision.
Des planches à Daiei
Le théâtre précède les plateaux dans la biographie de Mikio Narita. Son passage par Haiyuza installe un point de départ précis, puis son engagement chez Daiei en 1963 l’inscrit dans le cinéma japonais des années 1960. Le mouvement n’a rien d’un simple changement de décor: il relie une formation de scène à une série de rôles qui vont le faire revenir régulièrement chez plusieurs cinéastes.
En 1965, La Femme de Seisaku de Yasuzō Masumura figure parmi ses premières apparitions relevées, aux côtés de La Légende de Zatoïchi: Voyage en enfer de Kenji Misumi et de Le Soldat yakuza de Yasuzō Masumura. La même année, une photographie le montre avec Shintarō Katsu dans La Légende de Zatoïchi: Voyage en enfer. Ces titres installent une présence déjà visible dans des films qui comptent parmi les repères du cinéma japonais de l’époque.
En 1967, il tourne dans Le Silencieux de Kazuo Mori puis dans Nemuri Kyōshirō burai hikae: Mashō no hada de Kazuo Ikehiro, où il interprète Saegusa Ukon. Deux ans plus tard, Aa, kaigun le retrouve dans une autre production datée de 1969, avant que 1971 ne l’amène jusqu’à la télévision avec Mito Kōmon.
Les années Fukasaku
En 1972, Kage gari de Toshio Masuda précède une série de collaborations avec Kinji Fukasaku. L’année suivante, Mikio Narita apparaît dans La Tanière de la bête de Shun'ya Itō, puis dans Combat sans code d'honneur 2: Qui sera le boss à Hiroshima?, où il joue Hiroshi Matsunaga. La sortie du film inscrit son nom dans une série de polars yakuza qui traverse toute la décennie.
En 1973 toujours, il revient dans Combat sans code d'honneur 3: Guerre par procuration, puis dans Le Cimetière de la morale en 1975 et Nouveau combat sans code d'honneur 2: La Tête du boss la même année. Kinji Fukasaku le reprend encore pour Tombe de yakuza et fleur de gardénia en 1976, où il joue Noziaki, puis pour Nouveau combat sans code d'honneur 3: Les Derniers jours du boss en 1976.
Cette fidélité se prolonge en 1978 avec Le Samouraï et le Shogun et Last of the Ako Clan, puis en 1981 avec Samurai Reincarnation. Hana no ran en 1988 montre que ce dialogue avec Fukasaku dure jusqu’à la fin de la décennie 1980, à un moment où Narita a déjà traversé plusieurs registres de production sans rompre avec les cinéastes qui le sollicitent.
Yakuza, policiers et films de genre
Au milieu des années 1970, Mikio Narita se retrouve dans des titres qui structurent une part importante de sa filmographie visible. Rashamen en 1977, Japanese Godfather: Ambition la même année, où il interprète Seiji Kataoka, puis Sochô no kubi en 1979 s’ajoutent à cette série. Ces rôles le placent dans un territoire narratif marqué par les réseaux criminels, les luttes de pouvoir et les hiérarchies masculines.
En 1975, Champion of Death de Kazuhiko Yamaguchi et en 1978 Les Évadés de l'espace, où il joue Rockseia XII, élargissent cette période à d’autres formes de cinéma populaire. Authentic True Account: Osaka Shock Tactics en 1976, Hanzo the Razor 3: La Chair et l'Or en 1974, avec le rôle de Bansaku Tonami, et Yajū deka en 1982, où il incarne Kuroki, prolongent cette circulation dans des récits de police, d’action et d’aventure.
La décennie suivante maintient cette ligne avec Les Guerriers de l'Apocalypse en 1979, Sanada Yukimura no bōryaku et Nihon no fikusā la même année, puis Ninja Wars en 1982. Mikio Narita tourne aussi dans Dans l'ombre du loup en 1982, Fireflies in the North en 1984, La Mer et le Poison en 1986 et Tokyo Bordello en 1987.
La télévision et les dernières années
En 1980, Shadow Warriors ouvre une présence télévisuelle qui se prolonge jusqu’en 1985. Entre-temps, Tokugawa Ieyasu en 1983 montre que l’acteur circule aussi dans les grandes séries historiques produites au Japon. La télévision ne remplace pas le cinéma: elle accompagne une activité déjà installée sur plusieurs fronts.
En 1990, ZIPANG lui donne le rôle de Hayashi. Le film paraît la même année que sa mort, survenue le 9 avril 1990 à Tokyo, à 55 ans. Cette dernière apparition referme une chronologie commencée dans les années 1960, au moment où sa carrière théâtrale venait de basculer vers le cinéma.
Le total de près de 110 films entre 1964 et 1990 dessine une activité soutenue, répartie entre productions de genre, séries télévisées et collaborations répétées avec plusieurs réalisateurs. Mikio Narita laisse une suite de rôles repérables par leurs titres, leurs dates et les cinéastes qui les relient, de Masumura à Fukasaku, de Misumi à Gosha, jusqu’aux dernières années où son nom reste attaché à des films et séries datés avec précision.
Films et séries avec Mikio Narita
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Galerie photos de Mikio Narita
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