Adel Imam: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Adel Imam en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
138 films · 14 séries
- Première année recensée
- 1963
- Dernière année recensée
- 2020
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1979, « Nous étions dans le bus » lui vaut son premier grand rôle au cinéma. Adel Imam est né le 17 mai 1940 à El Mansoura, en Égypte, et il a étudié l’agriculture à l’Université du Caire avant d’entrer sur scène en 1966, dans plusieurs pièces de théâtre.
Des planches au cinéma égyptien
L’année 1966 marque son entrée dans une activité artistique régulière, avec plusieurs pièces de théâtre. Les années suivantes le voient circuler entre cinéma et scène, avec des titres comme « Vierge » en 1970, « L’École des rebelles » en 1973 et « Le témoin qui n’a rien vu » en 1976. Cette présence continue au théâtre s’accompagne d’une apparition soutenue dans le cinéma égyptien des années 1960 et 1970, où il figure dans « Moi, lui et elle » en 1964, puis dans « Les trois voleurs », « Mon épouse est directrice générale », « Comment voler un millionnaire » et « Voleurs mais sympas », tous sortis en 1966 ou 1968.
Au milieu des années 1970, il apparaît dans « Un mariage en direct » en 1976 et « جنس ناعم » en 1977. La décennie suivante le retrouve dans « Voter le docteur Slimane Abd Samad », « À la porte du ministre » et « Le suspect » en 1981, puis dans « Le professionnel » en 1983 et « L’avocat » en 1984. À rebours d’une simple accumulation de rôles, ces titres disent une fréquentation durable du cinéma populaire égyptien, sans rupture nette entre les formats.
En 1985, « زوج تحت الطلب » s’ajoute à cette liste, puis viennent « Le tigre et la femelle » en 1987 et « El Mouled » en 1989. Le travail se poursuit dans les années 1990 avec « L’île des diables », « Hanfy El Obaha », « Shams El Zanati » et « اللعب مع الكبار » en 1990 et 1991, avant « Terrorisme et Kebab » en 1992.
Les films de la satire sociale
« Terrorisme et Kebab », sorti en 1992, occupe une place décisive dans sa filmographie. Le film traite de la corruption du gouvernement et du terrorisme, et il devient un grand classique en Égypte. Deux ans plus tard, « Le Terroriste » reprend ce terrain en suivant l’histoire d’un terroriste en quête de rédemption. Ces deux films font d’Adel Imam l’interprète associé à une satire directe du fanatisme religieux et de la corruption politique. La même logique se retrouve dans « Oiseaux de ténèbres » en 1995, puis dans « Dormir dans le miel » en 1996, « Lettre au gouverneur » en 1998 et « Le mec Mahrous et le ministre » en 1999.
Au tournant des années 2000, il est présent dans « Hello America » en 2000, « Le prince des ténèbres » en 2002 et « Un mari issu du secteur sécuritaire » en 2003. L’année 2005 le voit dans « L’ambassade dans l’immeuble », puis 2006 dans « L’Immeuble Yacoubian », où il tient le rôle de Zaki El Dessouki. Ce film, adapté d’un roman qui décrit l’état de la société égyptienne après le coup d’État de 1952, place son interprétation dans un cadre politique et social nettement daté.
La fin de la décennie est occupée par « Morgan Ahmed Morgan » en 2007, « Hassan et Morkos » en 2008 et « Bobos » en 2009. « Alzheimer », en 2010, le retrouve dans le rôle de محمود شعيب. Plusieurs années plus tard, il apparaît dans « Saheb El Saa’da » en 2014, puis dans « Valentino » en 2020 sous les traits de Nour Abdel-Magid.
Le théâtre et la télévision
Le théâtre revient de manière visible dans des titres comme « Meskat » en 1968, « L’artiste et l’ingénierie » en 1972, « L’homme et la fumée » en 1975 et « Le mec Sayed le servant » en 1985. Le même répertoire comprend « Bodyguard » en 1999 et « BodyGuard » en 2021, sous la forme d’un téléfilm. Cette présence scénique et télévisuelle s’inscrit dans une activité qui n’a jamais été cantonnée à un seul support.
La télévision prend aussi place avec « Master Seen » en 1996, « L’équipe de Naji Atallah » en 2012, « Le devin » en 2013, puis « Son Excellence » en 2014. « Professeur et Chef de Département » suit en 2015, avant « Maamoun et ses partenaires » en 2016, « Diables d’Adly Allam » en 2017, « Mondes cachés » en 2018 et « Valentino » en 2020. Les formats changent, les rôles aussi, mais la présence à l’écran reste constante sur plusieurs décennies.
Récompenses et reconnaissance
En 1995 et 2007, il reçoit le prix du meilleur acteur au Festival international du film du Caire. L’année 2005 lui apporte le prix d’interprétation masculine au Festival international du film de Dubaï. En 2006, il obtient le Grand prix du Festival international du film de São Paulo, puis le prix d’excellence du Festival du film de Tribeca. En 2014, le Festival international du film de Marrakech lui décerne son grand prix honoraire.
Les distinctions se prolongent avec le Tanit d’or des Journées cinématographiques de Carthage en 2016, puis la plaque d’honneur du Centre culturel catholique égyptien en 2020 et l’Arab Art Leader Award en 2024. Son nom figure aussi parmi les lauréats du Commandeur de l’Ordre du Mérite civil et comme ambassadeur de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Filmographie sélective
- « Moi, lui et elle » (1964)
- « Les trois voleurs » (1966)
- « Mon épouse est directrice générale » (1966)
- « Voleurs mais sympas » (1968)
- « Nous étions dans le bus » (1979)
- « À la porte du ministre » (1981)
- « Le professionnel » (1983)
- « زوج تحت الطلب » (1985)
- « Le tigre et la femelle » (1987)
- « Terrorisme et Kebab » (1992)
- « Le Terroriste » (1994)
- « L’Immeuble Yacoubian » (2006)
- « Morgan Ahmed Morgan » (2007)
- « Hassan et Morkos » (2008)
- « Alzheimer » (2010)
- « Valentino » (2020)
Films et séries avec Adel Imam
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Rôles de Adel Imam
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Galerie photos de Adel Imam
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