Nrmagazine
Véra Clouzot - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
6
Né
30/12/1913
Lieu de naissance
Rio de Janeiro, Rio de Janeiro, Brazil
Décédé
15/12/1960 (46 ans)

Véra Clouzot: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Vera Clouzot,Vera Gibson Amado,Véra Gibson-Amado

Repères de carrière

La carrière de Véra Clouzot en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

4

œuvres recensées

4 films · 0 séries

Première année recensée
1953
Dernière année recensée
1960

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Véra Clouzot, née Véra Gibson-Amado le 30 décembre 1913 à Rio de Janeiro, est une actrice et scénariste brésilo-française dont la carrière se déploie essentiellement en France dans les années 1950 (Source : Wikipedia, 2007). Elle est issue d’un milieu marqué par la vie politique et intellectuelle brésilienne, son père Gilberto Amado étant à la fois homme politique, écrivain, journaliste et juriste, engagé notamment dans les instances internationales de droit (Source : Wikipedia, 2007). En 1941, elle rencontre en tournée au Brésil l’acteur français Léo Lapara, membre de la troupe de Louis Jouvet, ce qui l’inscrit d’emblée dans un réseau professionnel lié au théâtre français de l’époque (Source : Wikipedia, 2007). Leur mariage et la participation de Véra Clouzot à la tournée sud-américaine de la compagnie, qui dure près de quatre ans, constituent une première immersion dans le travail de troupe et dans les logiques d’une création scénique itinérante (Source : Wikipedia, 2007). Après la Seconde Guerre mondiale, elle s’installe à Paris, où Louis Jouvet reprend la direction du théâtre de l’Athénée, tandis qu’elle poursuit des emplois modestes au théâtre, en marge d’un milieu scénique en pleine recomposition (Source : Wikipedia, 2007).

Installation en France et rencontres décisives

À son arrivée à Paris au sortir du conflit, Véra Clouzot évolue dans un paysage théâtral dominé par des figures comme Louis Jouvet, dont la troupe constitue un relais important pour les artistes passés par la tournée sud-américaine (Source : Wikipedia, 2007). Elle reste associée à cet environnement, en occupant de petits rôles, dans un contexte où le théâtre de l’Athénée demeure un lieu central de la vie dramatique parisienne de l’après-guerre (Source : Wikipedia, 2007). C’est dans ce cadre qu’elle rencontre Henri-Georges Clouzot, via Léo Lapara, qui obtient de modestes rôles dans le film « Quai des Orfèvres » (1947) et dans « Retour à la vie » (1949), dans le segment « Le Retour de Jean » mis en scène par le cinéaste (Source : Wikipedia, 2007). Cette rencontre la fait progressivement basculer du théâtre vers le cinéma, en la rapprochant d’un réalisateur qui s’impose alors comme l’un des auteurs majeurs du film noir et du thriller en France (Source : Wikipedia, 2007). En parallèle, la collaboration de Lapara avec Clouzot crée un pont entre l’univers de la troupe de Jouvet et celui d’un cinéma d’auteur qui s’appuie volontiers sur des comédiens issus de la scène (Source : Wikipedia, 2007).

Débuts et rôle dans « Le Salaire de la peur »

Le passage de Véra Clouzot au cinéma se concrétise au début des années 1950 avec « Le Salaire de la peur », tourné en 1952 et sorti en 1953, où elle incarne le personnage de Linda, la jeune femme attachée au héros Mario dans un décor de village latino-américain marqué par la précarité (Source : Les Gens du Cinéma, s.d. ; Wikipedia, 2007). Le film, réalisé par Henri-Georges Clouzot, s’impose comme l’une des œuvres marquantes du cinéma français d’après-guerre, notamment par la tension de sa mise en scène et par son tournage en extérieur, et contribue à fixer l’image de Véra Clouzot comme présence féminine récurrente dans l’univers du cinéaste (Source : Wikipedia, 2007). Dans ce rôle, elle apparaît en contrepoint des personnages masculins interprétés par Yves Montand et Charles Vanel, inscrivant sa composition dans un registre à la fois quotidien et dramatique (Source : AlloCiné, 2023). La diffusion internationale du film, sous le titre « The Wages of Fear », renforce par ailleurs la visibilité de l’actrice auprès du public hors de France, même si son activité reste concentrée sur quelques titres seulement (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Cette première grande apparition au cinéma ouvre la voie à une série de collaborations resserrées avec Henri-Georges Clouzot, où elle occupe des rôles centraux dans plusieurs productions des années 1950 (Source : Wikipedia, 2007).

« Les Diaboliques » : rôle central dans le thriller français

En 1955, Véra Clouzot tient l’un de ses rôles les plus connus avec Christina Delassalle dans « Les Diaboliques », thriller réalisé par Henri-Georges Clouzot et souvent cité parmi les grandes réussites du cinéma de suspense français (Source : Wikipedia, 2007). Elle partage l’affiche avec Simone Signoret, qui interprète Nicole, construisant un duo féminin au cœur d’un récit d’intrigue scolaire et de machination criminelle (Source : Wikipedia, 2007). Le film s’appuie sur une atmosphère de tension psychologique et sur une construction narrative fondée sur le doute et la manipulation, dans laquelle le personnage de Christina occupe une place déterminante (Source : Wikipedia, 2007). La prestation de Véra Clouzot, intégrée à une mise en scène qui privilégie le huis clos et les soubresauts du récit, s’inscrit dans la continuité de son association artistique avec Clouzot, désormais solidement installée (Source : Wikipedia, 2007). La circulation internationale du film, diffusé sous le titre « Diabolique », contribue à consolider la notoriété de son visage et de ce rôle précis dans l’histoire du cinéma de genre européen (Source : Rotten Tomatoes, 2023).

« Les Espions » et fin de carrière à l’écran

Deux ans plus tard, en 1957, Véra Clouzot apparaît dans « Les Espions », toujours sous la direction d’Henri-Georges Clouzot, où elle interprète le personnage de Lucie, dans un récit mêlant espionnage et climat de suspicion (Source : Wikipedia, 2007). Le film réunit une distribution qui associe plusieurs comédiens européens et s’inscrit dans un contexte de guerre froide, ce qui influe sur la tonalité de l’œuvre et sur la construction de ses personnages (Source : AlloCiné, 2023). Ce rôle de Lucie est présenté dans plusieurs sources comme sa dernière apparition au cinéma, marquant une carrière d’actrice cinématographique concentrée sur trois longs métrages, tous dirigés par le même réalisateur (Source : Wikipedia, 2007 ; Les Gens du Cinéma, s.d.). Cette même configuration – un nombre limité de rôles mais dans des films qui s’imposent durablement dans la mémoire cinéphile – donne à sa filmographie un profil resserré mais fortement identifié (Source : Wikipedia, 2007). À partir de la fin des années 1950, sa contribution au cinéma se déplace progressivement vers l’écriture de scénario, sans prolonger la présence à l’écran qui avait marqué le milieu de la décennie (Source : Wikipedia, 2007).

Travail de scénariste et collaborations

Au tournant de 1960, Véra Clouzot élargit son champ d’activité en participant à l’écriture du scénario de « La Vérité », film réalisé par Henri-Georges Clouzot et sorti la même année, ce qui constitue sa principale contribution reconnue en tant que scénariste (Source : Wikipedia, 2007 ; AlloCiné, 2023). Les crédits du film la mentionnent parmi les co-auteurs du script, aux côtés du réalisateur et d’autres collaborateurs, inscrivant son nom dans la genèse d’un projet porté par une distribution de premier plan (Source : Wikipedia, 2007). « La Vérité » se distingue par un dispositif judiciaire et par un portrait de jeune femme incarnée par Brigitte Bardot, ce qui place l’écriture au cœur d’une réflexion sur le procès, la réputation et la mise en scène du récit devant une cour (Source : Wikipedia, 2007). Par ce travail, Véra Clouzot prolonge sa collaboration avec Henri-Georges Clouzot en amont du plateau, sur le terrain de la construction narrative, après avoir été au centre de plusieurs de ses films en tant qu’actrice (Source : Wikipedia, 2007). Cette évolution témoigne d’une insertion plus large dans la chaîne de fabrication des œuvres, de l’interprétation à la co-élaboration du scénario (Source : Wikipedia, 2007).

Filmographie sélectionnée

  • « Le Salaire de la peur » (rôle de Linda, réalisation Henri-Georges Clouzot, tourné en 1952, sortie en 1953) (Source : Les Gens du Cinéma, s.d. ; AlloCiné, 2023).
  • « Les Diaboliques » (rôle de Christina Delassalle, réalisation Henri-Georges Clouzot, 1955) (Source : Wikipedia, 2007 ; AlloCiné, 2023).
  • « Les Espions » (rôle de Lucie, réalisation Henri-Georges Clouzot, 1957) (Source : Wikipedia, 2007 ; AlloCiné, 2023).
  • « La Vérité » (collaboration au scénario, réalisation Henri-Georges Clouzot, 1960) (Source : Wikipedia, 2007 ; AlloCiné, 2023 ; Rotten Tomatoes, 2023).

Réception critique et postérité cinéphile

La présence de Véra Clouzot à l’écran est étroitement associée à des films qui ont acquis, au fil des décennies, un statut de classiques du cinéma français, à commencer par « Le Salaire de la peur » et « Les Diaboliques » (Source : Rotten Tomatoes, 2023 ; Wikipedia, 2007). Les indicateurs critiques contemporains, tels que les agrégateurs de notes, signalent un taux d’appréciation particulièrement élevé pour ces titres, ce qui maintient son nom dans les références attachées au cinéma de Clouzot (Source : Rotten Tomatoes, 2023). La brièveté de sa filmographie contraste avec l’impact durable des œuvres auxquelles elle a pris part, souvent commentées dans les études consacrées au thriller et au film de suspense français de l’après-guerre (Source : Wikipedia, 2007). Sa contribution au scénario de « La Vérité » est régulièrement mentionnée dans les notices biographiques, ce qui inscrit cette activité d’écriture aux côtés de ses rôles à l’écran dans la perception de son parcours (Source : Wikipedia, 2007 ; AlloCiné, 2023). Plusieurs bases de données spécialisées, comme Unifrance, IMDb, AlloCiné ou Les Gens du Cinéma, continuent de recenser sa filmographie et ses principales informations biographiques, assurant la circulation de ces données auprès des chercheurs et des spectateurs (Source : Unifrance, s.d. ; AlloCiné, 2023 ; Les Gens du Cinéma, s.d.).

Films et séries avec Véra Clouzot

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Les Diaboliques (1955) - Affiche
7.9 / 10
Les Diaboliques
Christina Delassalle
Les Espions (1957) - Affiche
6.6 / 10
Les Espions
Lucie

Rôles de Véra Clouzot

Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.

Galerie photos de Véra Clouzot

3 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Les Espions (1957) - Affiche
1957
Les Diaboliques (1955) - Affiche
Christina Delassalle
1955

La Vérité (1960) - Affiche
screenplay
1960

Le Scandale Clouzot (2017) - Affiche
Elle-même (images d’archives)
2017
Brasil (1950) - Affiche
Elle-même
1950

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.