Nathalie Nattier: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nathalie Nattier en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
22
œuvres recensées
22 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1943
- Dernière année recensée
- 2003
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Nathalie Nattier naît le 19 mai 1924 à Paris, où elle suit, à partir de 1942, les cours d’art dramatique de René Simon, d’Émile Dars et de Solange Sicard, s’inscrivant ainsi dans une formation classique de comédienne de théâtre et de cinéma (Source : Wikipédia, 2006). Elle débute à l’écran en 1943 sous son véritable patronyme, Nathalie Belaieff, dans le film « Un seul amour » réalisé par Pierre Blanchar, ce premier rôle marquant son entrée dans l’industrie cinématographique française en pleine période d’Occupation (Source : Wikipédia, 2006). En 1945, elle apparaît notamment dans « Étrange destin » de Louis Cuny, où elle interprète le personnage de Germaine, ce qui confirme sa place dans un cinéma alors dominé par les mélodrames et les récits psychologiques (Source : Wikipédia, 2006). Cette même année, elle tourne dans « Mission spéciale » de Maurice de Canonge, dans le rôle de Wanda Vanska, film d’espionnage projeté en deux époques, qui s’inscrit dans la vague de productions abordant le contexte de la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipédia, 2006). Dès ces premiers rôles, son activité se déploie ainsi au sein d’un cinéma de genre diversifié, entre drame, film de guerre et intrigue policière, dans un cadre industriel en pleine recomposition à la fin du conflit (Source : Wikipédia, 2006).
L’affirmation dans l’immédiat après-guerre
Au milieu des années 1940, Nathalie Nattier se fait remarquer sous la direction de Georges Lampin dans « L’Idiot », adaptation du roman de Dostoïevski, où elle joue aux côtés d’Edwige Feuillère et de Gérard Philipe, ce qui l’inscrit dans un cinéma littéraire et d’inspiration prestigieuse (Source : Wikipédia, 2006 ; Marcel Carné, site officiel, s.d.). Choisie parmi 90 candidates, elle est ensuite sélectionnée par Marcel Carné pour remplacer Marlène Dietrich dans « Les Portes de la nuit », le cinéaste ayant dû trouver une nouvelle interprète après la rupture de contrat de l’actrice allemande, fait qui témoigne de la confiance accordée à Nattier pour porter un rôle principal (Source : Wikipédia, 2006 ; Lagny-sur-Marne Wiki, s.d.). Le film, tourné dans le contexte d’un cinéma français d’après-guerre en quête de sujets contemporains, connaît un semi-échec à la fois critique et public, ce qui influe sur la suite de sa carrière, la cantonnant ensuite davantage à des seconds rôles (Source : Wikipédia, 2006 ; Lagny-sur-Marne Wiki, s.d.). En 1946, elle figure également dans « Étrange Destin », « Mission spéciale », « Les Portes de la nuit » et d’autres productions de la même période, illustrant un rythme de tournage soutenu en quelques années (Source : Wikipédia, 2006). Cette phase de carrière installe son image dans un registre à la fois romantique et dramatique, au sein de films souvent marqués par les cicatrices du conflit mondial et par l’esthétique de la Continental et de ses héritiers (Source : Wikipédia, 2006).
Filmographie marquante au cinéma
Au tournant des années 1950, Nathalie Nattier apparaît dans plusieurs films qui structurent sa filmographie, principalement dans des productions françaises de genre populaire, policières ou comiques (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, s.d.). En 1950, elle joue dans « Fusillé à l’aube » d’André Haguet, où elle tient le rôle de Marika, s’inscrivant dans un récit de guerre qui prolonge les préoccupations de l’immédiat après-guerre (Source : Wikipédia, 2006). La même année, elle est distribuée dans « Porte d’orient » ainsi que dans « La Rue sans loi » de Marcel Gibaud, film supervisé par Léon Mathot, où elle incarne Emma, l’entraîneuse du gang, rôle qui relève davantage de la veine comique et satirique (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, s.d.). Au début des années 1950, elle tourne dans « Moumou » de René Jayet, où elle interprète Brigitte Latouche, et dans « Piédalu à Paris » de Jean Loubignac, dans le rôle de Gloria Lamar, s’orientant vers un cinéma de boulevard et de divertissement (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2010). Elle figure également au générique de « Brelan d’as » en 1952, où elle joue Michèle Leroy dans le segment « Je suis un tendre », et de « La famille Cucuroux » en 1953, où elle interprète Geneviève de Coutville, confirmant sa présence dans un ensemble de comédies et de films à sketches très représentatifs de la production française de l’époque (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, s.d.).
- 1943 : « Un seul amour » de Pierre Blanchar (Source : Wikipédia, 2006)
- 1945 : « Étrange Destin » de Louis Cuny – rôle de Germaine (Source : Wikipédia, 2006)
- 1945 : « Mission spéciale » de Maurice de Canonge – rôle de Wanda Vanska (Source : Wikipédia, 2006)
- 1946 : « L’Idiot » de Georges Lampin (Source : Wikipédia, 2006)
- 1946 : « Les Portes de la nuit » de Marcel Carné – rôle principal féminin (Source : Lagny-sur-Marne Wiki, s.d.)
- 1950 : « Fusillé à l’aube » d’André Haguet – Marika (Source : Wikipédia, 2006)
- 1950 : « La Rue sans loi » de Marcel Gibaud – Emma (Source : Wikipédia, 2006)
- 1951 : « Moumou » de René Jayet – Brigitte Latouche (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2010)
- 1951 : « Piédalu à Paris » de Jean Loubignac – Gloria Lamar (Source : Wikipédia, 2006)
- 1952 : « Brelan d’as » – Michèle Leroy, segment « Je suis un tendre » (Source : AlloCiné, s.d.)
- 1953 : « La famille Cucuroux » – Geneviève de Coutville (Source : AlloCiné, s.d.)
Théâtre et orientation vers le boulevard
À partir du milieu des années 1950, Nathalie Nattier se tourne plus nettement vers la scène, en particulier vers le théâtre de boulevard, où elle poursuit sa carrière dans un registre différent de celui de ses débuts à l’écran (Source : Wikipédia, 2006). En 1954, elle joue dans « Ombre chère » de Jacques Deval, dans une mise en scène de l’auteur au Théâtre des Célestins, ce qui l’inscrit dans un répertoire contemporain prisé des grandes scènes de province (Source : Wikipédia, 2006). Trois ans plus tard, en 1957, elle retrouve le Théâtre des Célestins avec « La Jalousie » de Sacha Guitry, mise en scène par Henry Murray, participant ainsi à une pièce d’un auteur central du théâtre français du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2006). En 1959, elle est à l’affiche de « La Mauvaise Semence » de T. Mihalakeas et Paul Vandenberghe, mise en scène par Alfred Pasquali au Théâtre des Arts, confirmant son insertion dans un réseau théâtral reconnu (Source : Wikipédia, 2006). Les années 1960 la voient poursuivre ce parcours, notamment avec « Chérie noire » de François Campaux, mise en scène de l’auteur au Théâtre des Nouveautés en 1961, puis avec « La Tragédie de la vengeance », d’après Cyril Tourneur, au Théâtre Sarah-Bernhardt en 1964, cette fois dans un registre plus sombre et classique (Source : Wikipédia, 2006). En 1969, elle joue encore « Pour solde de tout compte » de Dimitri Frenkel Frank, mise en scène par Roland Monk au Théâtre du Tertre, témoignant d’une présence durable sur la scène théâtrale sur plus d’une décennie (Source : Wikipédia, 2006).
- 1954 : « Ombre chère » de Jacques Deval, Théâtre des Célestins (Source : Wikipédia, 2006)
- 1957 : « La Jalousie » de Sacha Guitry, mise en scène Henry Murray, Théâtre des Célestins (Source : Wikipédia, 2006)
- 1959 : « La Mauvaise Semence » de T. Mihalakeas et Paul Vandenberghe, Théâtre des Arts (Source : Wikipédia, 2006)
- 1961 : « Chérie noire » de François Campaux, Théâtre des Nouveautés (Source : Wikipédia, 2006)
- 1964 : « La Tragédie de la vengeance », Théâtre Sarah-Bernhardt (Source : Wikipédia, 2006)
- 1969 : « Pour solde de tout compte » de Dimitri Frenkel Frank, Théâtre du Tertre (Source : Wikipédia, 2006)
Travaux pour la télévision et retour ponctuel au cinéma
En parallèle de ses activités au théâtre, Nathalie Nattier apparaît ponctuellement à la télévision, notamment dans la deuxième moitié du XXe siècle et au début du XXIe siècle, ce qui prolonge sa visibilité auprès d’un public élargi (Source : IMDb, 2010). En 1960, elle figure au générique du téléfilm « Le paysan parvenu », adaptation pour la télévision, qui s’insère dans une période où l’ORTF développe un important répertoire d’œuvres dramatiques (Source : IMDb, 2010). À la fin des années 1990, elle joue dans la série « Nestor Burma », dans un épisode diffusé en 1998, où elle interprète une vieille dame russe, participation qui témoigne d’une continuité professionnelle sur plusieurs décennies (Source : IMDb, 2010). Elle apparaît ensuite en 2002 dans la série « Joséphine, ange gardien », dans un épisode où elle incarne Baba Ivanova, dans le cadre d’une fiction grand public à large diffusion (Source : IMDb, 2010). Par ailleurs, elle effectue un retour remarqué au cinéma avec « Jeux d’enfants » (« Love Me If You Dare ») de Yann Samuell, sorti en 2003, dans lequel elle interprète Sophie à 80 ans, rôle qui la réinscrit dans une production cinématographique française contemporaine bénéficiant d’une diffusion internationale (Source : IMDb, 2010 ; IMDb biographie, 2010). Ce film est régulièrement mentionné parmi ses titres les plus connus dans les bases de données spécialisées, aux côtés de « L’Idiot » et de « Moumou », ce qui souligne la manière dont sa filmographie est aujourd’hui résumée (Source : IMDb, 2010 ; AlloCiné, s.d.).
- 1960 : « Le paysan parvenu », téléfilm (Source : IMDb, 2010)
- 1998 : « Nestor Burma » – 1 épisode, rôle de vieille dame russe (Source : IMDb, 2010)
- 2002 : « Joséphine, ange gardien » – 1 épisode, rôle de Baba Ivanova (Source : IMDb, 2010)
- 2003 : « Jeux d’enfants » / « Love Me If You Dare » de Yann Samuell – Sophie à 80 ans (Source : IMDb, 2010)
Place dans le paysage cinématographique et artistique
La trajectoire de Nathalie Nattier illustre le parcours d’une comédienne dont la carrière débute au cœur du cinéma français des années 1940 avant de se prolonger sur plusieurs supports, du grand écran à la scène et à la télévision (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2010). D’abord associée à des adaptations littéraires et à des productions d’envergure, comme « L’Idiot » ou « Les Portes de la nuit », elle se voit progressivement confier des seconds rôles dans des films qualifiés de « second rang » par certaines sources, ce qui l’oriente vers un registre plus populaire et vers le théâtre de boulevard (Source : Wikipédia, 2006 ; Lagny-sur-Marne Wiki, s.d.). Son travail avec des réalisateurs tels que Marcel Carné, Georges Lampin, André Haguet, René Jayet ou Jean Loubignac, ainsi qu’avec des auteurs de théâtre comme Jacques Deval, Sacha Guitry ou François Campaux, témoigne d’une insertion durable dans les réseaux professionnels du spectacle vivant et du cinéma français de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, s.d.). Les bases de données contemporaines la présentent aujourd’hui comme une actrice principalement connue pour « Jeux d’enfants », « L’Idiot » et « Moumou », ce qui met en lumière la coexistence, dans sa filmographie, de titres de référence et de productions plus légères (Source : IMDb biographie, 2010). Nathalie Nattier meurt le 19 juin 2010 à Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, clôturant un itinéraire artistique qui s’étend sur plus d’un demi-siècle de pratiques scéniques et audiovisuelles (Source : IMDb, 2010 ; Marcel Carné, site officiel, s.d.).
Films et séries avec Nathalie Nattier
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Rôles de Nathalie Nattier
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