Vladimír Menšík: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Vladimír Menšík en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
241
œuvres recensées
239 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 1987
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, Vladimír Menšík apparaît au générique de « Přežil jsem svou smrt » de Vojtěch Jasný. L’année suivante, il travaille déjà à la télévision, où son nom circule dans des émissions de fin d’année qui l’installent dans les foyers tchécoslovaques. Né le 9 octobre 1929 à Ivancice et mort le 29 mai 1988 à Brno, il traverse le théâtre, le cinéma et l’animation télévisée avec une aisance rare dans le paysage culturel de son pays.
Formation à Brno et entrée au théâtre
À Brno, il suit les cours de l’Académie Janáček de musique et des arts de la scène. Ce passage par l’école fixe un cadre technique solide avant l’entrée en troupe, dans un milieu où le théâtre reste un lieu de travail central. Menšík joue des pièces d’Emil František Burian et collabore avec Alfréd Radok, deux noms qui situent sa pratique au contact d’esthétiques exigeantes.
Le théâtre lui sert de base durable. Il y trouve un répertoire, des partenaires et une discipline de plateau qui nourrissent ensuite ses interventions au cinéma et à la télévision. Son activité ne se limite pas au jeu: il apparaît aussi comme narrateur et comme écrivain, deux fonctions qui prolongent le rapport à la parole et au rythme.
En 1974, il reçoit le titre d’Artiste émérite. Quatre ans plus tard, en 1978, il devient Artiste national, distinction qui inscrit son nom dans le système culturel tchécoslovaque de l’époque. Ces marques institutionnelles accompagnent une présence très large sur scène et à l’écran, sans la réduire à un seul emploi.
Les années de cinéma avec Jasný, Forman et Vláčil
En 1963, il joue dans « Un jour, un chat… » de Vojtěch Jasný, où il tient le rôle de School Janitor. Deux ans plus tard, « Les amours d’une blonde » de Miloš Forman lui confie le personnage de Vacovský. Le film le place au sein d’une génération de réalisateurs tchèques qui comptent parmi les plus observés du moment.
L’année 1965 le voit aussi dans « Třicet jedna ve stínu », où il joue Emil, le beau-frère d’Alena. En 1967, František Vláčil lui donne Bernard et le moine errant dans « Marketa Lazarová ». Le double rôle dit assez la souplesse de son jeu, capable d’entrer dans une fresque historique sans se fondre dans une mécanique uniforme.
Vojtěch Jasný le retrouve en 1968 dans « Chronique morave ». Juraj Herz l’emploie l’année suivante dans « L’Incinérateur de cadavres ». Sur cette période, les cinéastes de référence du cinéma tchécoslovaque l’utilisent pour des registres très différents, du réalisme au conte noir.
Les rôles populaires des années 1970
En 1970, il apparaît dans « Panenství a kriminál ». L’année suivante, il tient le rôle d’Ondřej Andrýsek dans « Kam slunce nechodí... » de 1971, puis celui de Vratko dans « Radúz a Mahulena ». Ces apparitions s’inscrivent dans une décennie où son visage se retrouve dans des œuvres de genres divers, sans qu’un seul type de personnage ne le résume.
Václav Vorlíček le distribue dans « Trois noisettes pour Cendrillon » en 1973, où il joue Vincek. Quelques mois plus tard, il revient dans le même univers de production avec « Comment noyer le Docteur Mracek ou la fin des ondins en Bohême », où il interprète Karel. La présence répétée de Menšík chez Vorlíček montre une confiance de travail, moins fondée sur la célébrité que sur la précision du tempo comique.
En 1975, il figure dans « Parta hic ». Deux ans plus tard, il joue Rolf Kraus dans « Demain, je vais me réveiller et me brûler avec du thé ». Ces titres, séparés par des univers distincts, gardent la trace d’un acteur qui passe du film familial au récit plus décalé sans modifier brutalement sa manière d’entrer dans le cadre.
Télévision, présentation et retour régulier chez Vorlíček
En 1977, il tient Václav Karas, directeur du magasin, dans la série « Žena za pultem ». Cette même année, il participe à des émissions télévisées du jour de l’an, domaine où sa présence devient familière au public tchécoslovaque. Le lien avec la télévision ne relève pas d’un simple passage, car il y occupe aussi un rôle de présentateur.
En 1978, il reçoit le titre d’Artiste national. L’année suivante, il revient chez Václav Vorlíček dans « Arabela », puis dans « Lásky mezi kapkami deště », où il joue Vincenc Bursík, cordonnier. Le même cinéaste l’avait déjà utilisé au milieu de la décennie, et cette continuité de collaboration dessine un réseau professionnel étroit autour de rôles immédiatement identifiables.
En 1983, il participe à « Expédition Adam 84 » de Jindřich Polák et Ota Hofman. La télévision demeure alors un espace majeur de circulation pour son travail, avec une relation nette au divertissement familial et au récit en feuilleton. Menšík y conserve une présence régulière, nourrie par sa diction, son sens du tempo et une aisance qui s’accorde aux formats de diffusion de l’époque.
Écriture, voix et récompenses
Son activité ne s’arrête pas au plateau. Il est aussi désigné comme écrivain et narrateur, ce qui élargit son travail aux formes orales et écrites. Dans un paysage audiovisuel très structuré par la télévision, cette double présence donne à son nom une circulation particulière, du théâtre parlé aux interventions de récit.
Les récompenses suivent ce type de visibilité. L’Artiste émérite en 1974 et l’Artiste national en 1978 restent les deux distinctions mentionnées pour lui. Elles encadrent une vie professionnelle traversée par les réalisateurs Vojtěch Jasný, Miloš Forman, František Vláčil, Juraj Herz, Václav Vorlíček, Jindřich Polák et Ota Hofman, sans que l’un d’eux n’épuise sa manière d’exister à l’écran.
- « Přežil jsem svou smrt » de Vojtěch Jasný, 1960
- « Un jour, un chat… » de Vojtěch Jasný, 1963, rôle de School Janitor
- « Les amours d’une blonde » de Miloš Forman, 1965, rôle de Vacovský
- « Třicet jedna ve stínu », 1965, rôle d’Emil
- « Marketa Lazarová » de František Vláčil, 1967, rôles de Bernard et moine errant
- « Kam slunce nechodí... », 1971, rôle d’Ondřej Andrýsek
- « Radúz a Mahulena », 1971, rôle de Vratko
- « Trois noisettes pour Cendrillon », 1973, rôle de Vincek
- « Demain, je vais me réveiller et me brûler avec du thé », 1977, rôle de Rolf Kraus
- « Expédition Adam 84 », 1983
Films et séries avec Vladimír Menšík
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