Luboš Fišer: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Luboš Fišer en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
165
œuvres recensées
164 films · 1 série
- Première année recensée
- 1963
- Dernière année recensée
- 1998
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 30 septembre 1935, à Prague, Luboš Fišer naît dans une ville où la musique savante tient une place de premier plan. Formé au conservatoire de Prague de 1952 à 1956 avec Emil Hlobil, il se tourne vers la composition et l’orchestre, puis vers la musique de film. Il meurt à Prague le 22 juin 1999, à 63 ans.
Le conservatoire de Prague et les premières partitions
Au conservatoire de Prague, entre 1952 et 1956, Luboš Fišer travaille avec Emil Hlobil. Cette formation fixe un cadre technique solide, visible ensuite dans une production qui couvre la musique de chambre, les œuvres concertantes et des partitions pour l’écran.
Ses pages pour piano apparaissent tôt dans la chronologie avec Sonate n° 1 en 1955, puis Sonate n° 3 en 1960. Dans les années qui suivent, il écrit Ruce, sonate pour violon et piano, en 1961, Sonate n° 4 entre 1962 et 1964, puis Reliéf en 1964. L’année 1965 voit Patnáct listů podle Dürerovy Apokalypsy, avant le Requiem en 1968 et Double en 1969.
Cette période révèle un compositeur déjà attentif aux formes longues. Le catalogue de ces années comprend aussi Concerto da camera, pour piano et orchestre, écrit en 1964, puis repris en 1970 avec les vents, signe d’un travail de remaniement sur ses propres matériaux. Les lignes instrumentales, les ensembles de chambre et les sonates occupent une place durable dans son écriture.
De la musique de chambre à l’orchestre
En 1971, Lament, pour orchestre de chambre, déplace son travail vers une texture plus resserrée. L’année suivante, Labyrinth paraît en 1977, tandis que Serenády pro Salzburg suit en 1979 pour orchestre de chambre. Les années 1980 apportent Meridián en 1980, puis la Sonate pour orchestre en 1998.
Les concertos jalonnent cette évolution. Le Concerto pour piano et orchestre date de 1979, la Romance pour violon et orchestre de 1980, puis vient le Concerto pour deux pianos et orchestre en 1983 et le Concerto pour violon et orchestre en 1998. La même logique traverse ses pièces de chambre, avec Trio avec piano en 1978, Sonate pour violoncelle et piano en 1975, Sonate pour deux violoncelles et piano en 1979 et Quatuor à cordes en 1983-1984.
Dans ces partitions, la liste des titres dit déjà l’ampleur des moyens mobilisés. In Memoriam Theresienstadt, sonate pour violon seul de 1981, Testis pour quatuor à cordes de 1980 et Variace na neznámé téma pour quatuor à cordes de 1976 s’inscrivent dans un même ensemble où l’économie de moyens compte autant que la densité des lignes. Plusieurs œuvres paraissent encore dans les années 1990, parmi lesquelles Dialogue pour trompette et orgue en 1996 et Sonate n° 8 pour piano en 1996.
La série des sonates pour piano court de 1955 à 1996 avec Sonate n° 5 en 1974, Sonate n° 6, dite Fras, en 1978, puis Sonate n° 7 en 1987. À ce noyau s’ajoutent Impromptu pour clarinette et piano en 1986 et Sny a valčíky en 1993, qui prolongent l’activité d’écriture dans la décennie suivante.
Les films de 1970 et 1972
En 1970, Luboš Fišer signe la musique de Un cas pour un bourreau débutant de Pavel Juráček et de Valérie au pays des merveilles. La même année fait apparaître son nom dans un espace où l’invention visuelle appelle une écriture musicale précise.
Deux ans plus tard, Morgiana prolonge cette présence à l’écran. Entre ces titres, il travaille aussi à My tři a pes z Pětipes en 1972, crédité comme compositeur de musique originale. Ces œuvres de 1970 à 1972 dessinent une zone de passage entre l’écriture de concert et la partition destinée au film.
Le répertoire cinématographique mentionné dans ses crédits comprend ensuite Adèle n'a pas encore dîné en 1977, Svatební košile en 1978, Hrozba en 1978 et O Maryšce a vlčím hrádku en 1979. Ces années confirment un lien régulier avec le cinéma de son pays, sans que la partition pour l’écran efface le reste de son travail.
Des années 1980 aux derniers crédits
En 1983, Fandy ó Fandy rejoint sa filmographie, tandis que la composition de chambre continue avec Quatuor à cordes et Sonate pour quatuor à cordes et alto solo plus tard en 1991. Cette coexistence de formats courts et larges reste constante jusque dans les années 1990.
Le milieu des années 1990 le retrouve avec Golet v údolí en 1995, puis Král Ubu en 1996 et O perlové panně en 1997. The Magic Receiver, sorti en 2001, figure aussi parmi ses musiques originales, tout comme Král Ubu, qui appartient aux derniers crédits répertoriés. La succession des dates montre une activité qui se prolonge jusqu’aux toutes dernières années de sa vie, puis au-delà par la sortie posthume de certaines partitions.
Il est aussi membre de Quattro, donnée qui le rattache à un cadre collectif. Son nom reste associé à la musique classique, mais la liste de ses partitions pour le cinéma donne une autre lecture de son travail, faite d’allers-retours entre la salle de concert et le film.
Filmographie de Luboš Fišer
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Filmographie détaillée
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